‹ Histoire de la législationChapitre 25 sur 44 · livre III de Pausanias que l'on doit consulter · texte numérisé non relu

livre III de Pausanias que l'on doit consulter

La chapelle de la Peur étoit prés d'une salle où se réunissoient les éphores. Elle devoit toujours être fermée, suivant Piutarque. Elle se trouva ouverte quand i'éphore Agésilas s'y réfugia pour échapper i Cléoméne qui vouloit massacrer tous les éphores. Vie d'Agis, S» 33- Piutarque, dans le même endroit, parle d'une chapelle dédiée à la Mort. Prés de la statue de la Mort étoit celle du Sommeil. Pausanfas, m, S* 18. La Faim fut aussi représentée par un simulacre qu'on plaça dans un temple d'Apollon. Athénée, x, S. 19.

Une statue a voit été consacrée à la Pudeur. Pausanias nous dit à quelle occasion, et comment elle étoit représentée, liv. Ili, $• 20.

[M] Pag. 46 j, chap. x.

Piutarque désigne ces anciens airs par le mot \ aux chants noïtits , dout le seus plus ordinaire indique des lois, dois. Sans doute, on voulut exprimer par-là qu'ils étoient

faits et dévoient l'être conformément à des régies prescrites irrévocablement. Les Lacédémonîens avoient tous, comme le dit Piutarque dans son Traité sur la musique, différens tons qui leur étoient affectés et qu'on regardoit comme d'invariables modèles. Aristote l'ez-

iCLAIRCISSEMENS. 561

plique autrement^ mais d'une manière qui se rattache aux services long-temps rendus par la musique à la légis* lation. ce Pourquoi, se demande-t-il dans ses Problèmes, sect. XIX, pourquoi appelle-t-on lois les airs qui se chantent! Ne seroit-ce point, répond-il, parce qu'avant l'invention des lettres ou de l'écriture on mettoit les lois en musique, et que, de crainte de les oublier, on les chantoit, comme font encore aujourd'hui les aga* thyrses! D'où il est arrivé que les premiers airs, quoique d'un autre genre, qui dans la suite ont succédé k ceux-là, en ont retenu le nom. » J'ai fait usage de la traduction de M. Burette, qui a donné de si sa vans mémoires sur la musique dans le recueil de l'Académie des belles-lettres. Il ajoute avec raison qu'il paroft, d'après ce passage d'Âristote , que nome étoit particulièrement affecté aux airs les plus anciens. Voir les Mém, deVAcad. tom. X, pag. 2i8.

Page 1