Qoesteor do sacré Palais (ptœttor saeri PalaiH
475. Chargé de conserver les lois, d'en rédiger les projets, de
tenir la liste des faveurs et des dignités accordées par le prince, ^ ^ <.u> //^ de préparer les rescrits, de les faire parvenir, le questeur du- ^^o.t^.u/'^sacré palais éiait une espèce de grand chancelier. H est probabIe[
(i) CoD., 12, 3, De cotufuliàus,.. et palridU^
(S) CoD., 12, 10, De ewnUihu comistorianis. Le titre de eovÊU^ qui sijpilfie, à proprement parier, compagnon, et d*oà nous avons fait venir celui de eomie^ ne s'appliquait pas seulement aux membres du consistoire ; il y avait plusieurs autres officiers qui le portaient : éomes eacrarum largitionum, eomes rerum prwaUarum, cornes sacri palatii, eamiUs militaret. Ce fut aussi à cette époque que le nom de dux, duc, commença à former le titre de diverses foikctloBa* Voir GoD.<, 1, 46, Dtf officia miUtarhmJudicum, S eonsi. Théodose et Valent
S76 HISTOIBE. TROISIÈUE ÉPOQUE. LES EUPBREORS, § II
que l*origine de celte charge est celle de questeur candidat de Tempereur, qui avait commencé sous Auguste; qui se développa sous ses successeurs, et changea de nom sous Constantin.
91« Magistrals des provincei .
476. L*empire fut partagé par Constantin en quatre grandes préfectures prétoriennes : rOrien^riIljrie^ rit^iCp les Gaules;
j' ^ chaque préfecture se divisait en plusieurs ,d}oç^s» chaque di^ cèse en plnsieursjirovinces (1). A la tète de chaque préfecture fut placé un préfet du prétoire; dans les diocèses, l'emperenr envoyait, pour représenter les préfets, des magistrats nommés vicaires (vicûrii); enfin chaque province était confiée à un président, qui portait le titre ou de proconsul ou de recteur (rectar
pravineiœ).
92. Autres dignités de l'empire. — Nouvelle noblesse hiérardiique.
477, Pour compléter ce tableau d^s dignitaires, il faut y joindre les consuls, les préteurs, le préfet des gardes de nuit, celui des approvisionnements, celui de la ville, qui n'était pas encore établi à Constantinople; le maître de la cavalerie et celui de Tinfanterie (tnagisiri militum)^ qui avaient hérité de tout le pouvoir militaire des préfets du prétoire : car Constantin avait supprimé les soldats prétoriens, et n*avait laissé aux préfets qu'une puissance civile; quelques autres encore, et cette foule de nobles valets dont le prince s'environna , connus sous les divers noms de cubi^ cularii, castrensianij ministeriani, sSeniiarii, etc., tous compris dans Texpression générale de palatùU^ ofSciers du palais, qui tenaient à la maison de Fempereur, non à TÉtat, et que
/u nous passerons sous silence.
^^ifcet^i^ 478. De toutes ces dignités était sortie une sorte de noblesse nouvelle, rangée par hiérarchie, et dont chaque degré avait ses
(i) Prtfedure de F Orient, comprenant l'Asie, l'Egypte, la Libye et la Tbrace : cinq diocèses , quarante-huit provinces.
Préfecture de VlUyrie, comprenant la llcesie, la Ifacédoine, la Grèce et la Crète : deux diocèses , onie provinces.
Préfecture de l'Italie, comprenant l'Ilalie, mie partie de rillyrie et i'Afriqne : trois diocèses , vingt-neuf provinces.
Préfecture des Gaules, comprenant la Gaule, l'Espagne et la Bretagne : trois iHoeèses, vingt<4ieuf provinces.