‹ Histoire de la législation romaineChapitre 147 sur 297 · LOI DES CITATIONS · texte numérisé non relu

LOI DES CITATIONS

500. La constitution désigne nominativement parmi les pru- ^»' dents cinq d*entre eux, les plus populaires et les moins anciens, jj ""^"^'"^i. à savoir ; Papinien. Paul. Gains. Ulpien et Modestin^ déclarant ccn/i^^^Ji ) confirmer tous leurs écrits : de telle sorte que Gains ait la même

autorité que les autres, et que de toute son œuvre les textes puissent ôtre invoqués. Voilà donc la donnée principale, le pivot sur lequel juges, plaideurs, avocats et public auront à s'appuyer.

Qu9nt aux autres jurisconsultes, la constitution déclare confir« mer aussi leur science, mais seulement de ceux dont les cinq prn- ^ (^^ ffibu^ dents désignés ci-dessus auront mêlé les traités et les sentences q,^^ f^^ (L ;^ à lenrs propres œuvres, tels que Scœvola, Sabinus, Julien et r^'Vkn rj«ctcJ< Marcellus, on tous autres : pourvu que Fexaclitude des citations /T'^^^'^'^ * soit, à cause de Tincertitude de Fantiquité, confirmée par une collation des manuscrits. Ainsi, avec les cinq jurisconsultes dési« gnés (et la quantité et Tétendue de leurs œuvres étaient déjà bien considérables! ), on doit suffire à tout. Eux et ceux dont ils auront rapporté les décisions, sauf collation des manuscrits, voilà les autorités qu*il sera permis d'invoquer et de compter pour déterminer les solutions de droit.

La. constitution ajoute que les notes de Paul et d'Ulpien sur (/l^^-^y cf fii^\ Papinien continuent d'être infirmées, comme elles l'avaient èï^^^i{^*^^'^ tn^.^i,^ déjà par Constantin ; et il était nécessaire qu'elle l'ajoutât, puis- ^^^^^^^ / "Ic"!** qu'elle avait débuté par la confirmation de tous leurs écrits (scripta universa) : après la généralité, il fallait mettre la restriction. Quant aux notes de Uarcien, par cela seul qu'il n'en est rien dit, elles restent sous la proscription dont nous savons qu'elles avaient été frappées par un texte à nous demeuré inconnu.

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