Ces éléments sont au nombre de trois
La liberté ( libertas ) ;
La cité (dvitas);
La famille (fatnfUa),
Leur réunion constitue ce que les Romains nommaient siaius, état; ou caput, tôte (2) : Tétat, la personne du droit civil romain.
Ce root status figure donc, dans la langue du droit romain, comme un mot technique ; il faut bien se pénétrer du sens spécial qui lui appartient alors, et qui se réfîre exclusivement à ces trois éléments : la liberté, la cité, la famille; ce qui n'empêche
(i) PaaiM., i, lab. 7. — Juvéial, satire 3, 1. 174. «- Et le poêle épigram-
matiqae:
« Sam Sgnli loiut Rofi , penoM Batavi :
Qaa tn deridet , bac tiaiet ora poer. •
(IfâKTIAL, Uf. 14, 176.)
Ajoutes cette phrase, ai caractéristique, de Piioe : c Persona adjieiiur aq^ki densusveretiathu. > (Puirs, liv. 12, ch. 14.)
Voilà pourquoi on dit dans la langue du droit : sustimerepersonam^ soutenir un masque, une personne. Hereditas pertonam defimcU suttmet (Dus., 41 , 1 , ^, pr. f. Ulp.); l'héréiM jacente soutient le masque, la personne du défont.
(S) Voir, pour cette dernière expression, Inst.^ 1« 16, S 4.
FART. I. TIT. L — DES PBE80IllfE8. 557
pas qoe les jurisconsultes romaÎDs Faient aussi employé mainte fois dans le sens vulgaire et général de la langue ordinaire. II en est de même du mot caput (1).
25. L*étude des personnes, pour être méthodique, doit être renfermée dans le cadre de ces trois éléments : la liberté d^abord, — la cité ensuite, — lufamiUe en dernier lieu, avec toutes les règles et les institutions qui se réfèrent à chacune d'elles; et Ton aura déroulé le principal tableau des personnes, dans la société civile des Romains.
g I*'. u uanTÉ {Hberioi).