Éléments originaires du droit ctvii privé
37. Cest à Romulus lui-même que l'histoire et les jurisconsultes romains aussi attribuent la publication de lois positives sur la ntà -rVn/ i puissance maritale et sur la puissance paternelle, c'est-à-dire sur ^t>tu<u ^t-t^^tlsL composition de la famille romaine (1). Sans recourir à des lois
écrites restées inconnues, fabuleuses peut-être comme l'époque à laquelle elles se rattachent , ne trouvons-noua pas suffisamment les éléments primitifs du droit privé qniritaire dans la vie guerrière y dans les mœurs rudes de ces temps, et en particulier de la cité romaine (2)? Là famille, comme l'Etat^ dans l'humanité, a commencé par la servitude. Les Romains étaient les Quirites, les hommes à la lance. Par la lance, ils acquirent leur territoire, leur avoir, leurs compagnons, même leurs femmes, selon leur épopée nationale. Aussi la lance devint-elle chez eux le symbole de la propriété, et passa-t-elle jusque dans leur procédure judiciaire. Leurs esclaves étaient un butin, leurs femmes étaient un butin , les enfants qui en étaient issus étaient une provenance de leur chose; c'était ainsi que s'alliait, dans leur esprit, avec les
(1) Dbitts D'HâLic, liv. % SS 26 et 27.-- Dimsti, 1, S, De origine Juru, 3, S 2, fragment de PoMPomus : • ipsnm Romulum traditur popalom in triginta partes divisisse, qnas partes Curiat appellavit : propterea qood tune reipublicsB earam per sententiam parUnm eamm expediebat ; et ita Leges qaasdam et ipse euriaias ad populam tulit. >— On cite comme loi de Romdus cette loi Regia dont parle Papinien en ces termes : « Qonm patri lei Regia dedcrit in filium viln: necisque potestatem • (Collatio Ugum Moiatearum et Romanarum^ lit. 4, g 8).
{%) Ainsi le dit Ulpien : t Nam quum jus potestatis morîbus sit rceepUinu » DiG.,.i, 6, De his qui sui, etc., 8. f« (Jlp.