‹ Histoire de la législation romaineChapitre 22 sur 297 · INSTITUTIONS RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS RELIGIEUSES

traditions populaires sur leurs premières origines, la règle que le chef de famille, paterfamilias , avait sur ses esclaves, sur sa femme, sur ses enfants, non pas une puissance ordinaire, mais un droit de propriété pleine et entière : droit de vie et de mort sur ses esclaves ; droit de condamnation sur sa femme et ses enfants ; droit de vendre ces derniers , de les exposer, surtout lorsqu'ils étaient difformes. La vérité historique, c*est que cette propriété , cette (' exposition des enfants étaient alors dans les coutumes de presque \ tous les peuples de ces contrées ; sinon avec toute Ténergie qu*elles | acquirent chez les Romains, du moins en principe.

De quelque faible importance que nous paraissent ces institutions à leur origine, elles forment cependant la base fondamentale du droit politique comme du droit civil privé des Romains , et noDS en trouverons à toujours la trace imprimée sur toute la législation. Mais ce ne sont encore ici que des germes qui commencent à poindre. Attribuer à de tels germes , dès cette époque , le développement avec lequel ib apparaissent plus tard , ce serait commettre un anachronisme.

38. (An 39.) La tradition héroïque des Romains, après avoir raconté la disparition de Romulus emporté au ciel, au rang des dieux , et après une année d^interrègne , pendant laquelle certains sénateurs auraient exercé tour à tour le pouvoir chacun pendant cinq jours, raconte que le peuple, assemblé par curies, appela sur le trône un Sabin , Numa Pompilius. Elle représente ce roi aussi pacifique que son prédécesseur avait été guerrier, s*appliquant à adoucir les coutumes sauvages des Romains , favorisant la culture des champs , et développant les premières règles du droit sacré; car c^est à lui qu'elle attribue la plupart des .institutions religieuses de Rome.

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