EXTRAIT
DES DIVERS RAPPORTS DES COMMISSIONS POUR LES PRIX MONTHYON , AU SUJET DE LA LITHOTHITIE.
1625. « La commission propose à l’Académie d’accorder une mention « honorable à M. Amussat, pour avoir mieux fait connaître la structure « de l’urètre, ce qui a rfendu plus facile l’emploi des instruments de « lithotritie; à M. Civialc, pour avoir fait le premier sur l’homme l’ap- « plication de ces instruments ; et à M. Leroy-d’Étiolles, pour les avoir « imaginés, les avoir fait exécuter, et avoir fait connaître successivc- « ment les perfectionnements que ses essais lui ont suggérés. »
1826. D’après l’avis unanime de la commission, une récompense de deux mille francs est accordée à M. Leroy-d’Étiolles, « qui a publié, en « 1825, un ouvrage de lithotritie, et qui a le premier, en 1822, fait « connaître les instruments qu’il avait inventés. »
1828. La commission s’exprime de la manière suivante dans son rapport ; « Le procédé de l’évidement, dont l’idée première appartient à « M. Leroy-d’Étiolles, déjà connu de l’Académie comme le principal « inventeur des instruments lithotriteurs, a été perfectionné par « M. Heurteloup, etc. »
1831. « M. Leroy-d’Étiolles, qui a déjà reçu de l’Académie plusieurs « encouragements, a paru digne d’en recevoir un autre encore qui fût « mieux proportionné à l’importance, chaque jour mieux appréciée, de « ses travaux, et surtout à l'application qu’il a faite à la lithotritie « de la pince à trois branches, instrument tellement essentiel que, sans « lui, cette opération ne se serait jamais élevée au degré de perfection « qu’elle a atteint. En conséquence, la commission propose d’accorder à « M. Leroy-d’Étiolles un prix de six raille francs.
« Mais, en proposant d’accorder ce prix à l’un des hommes les plus « laborieux, les plus honorables et les plus consciencieux parmi eeux « qui se sont occupés de la lithotritie, votre commission a été portée à •« penser, après ta plus mûre délibération, qu’à dater de ce moment « l’Académie aurait fait assez pour l’invention et pour l’application des
120 HISTOIUE DE LA LITHOTRITIE.
« instruments destinés à broyer la pierre ; et qu’à moins de modifica- « tions d’une importance majeure dans la construction de ces instru- « ments, il n’y aurait plus lieu à décerner, soit des prix, soit des en- « couragements nouveaux à la lithotritie.
« Certifié conforme,
c< Le secrétaire perpétuel,
« Baron CUVIER. »
Rapport sur un appareil nouveau destiné au brisement des calculs urinaires, par M. Leuot-d’Étiolles, lu dans la séance du 8avriH839.
(Commissaires : MM. Breschet, Larrey , rapporteur.)
«Nous avons été chargés, M. Breschet et moi, de prendre connaissance des effets d’un appareil présenté à l’Académie, au commencement de l’année 1838, par M. Leroy-d’Éholles.
« Pour asseoir un jugement certain sur le mérite de cet appareil, vos commissaires ont désiré assister aux essais que son inventeur devait en faire sur le vivant; votre rapporteur surtout a été témoin de plusieurs opérations de lithotritie que ce chirurgien a pratiquées avec cet appareil chez des sujets déjà avancés en âge. La dextérité et la promptitude avec lesquelles de très-gros calculs ont été brisés en notre présence et sans que ces sujets aient paru éprouver de grandes douleurs , nous ont causé laplus agréable surprise.
« Une action combinée de pression et de percussion que produit cet appareil lorsqu’on le met en jeu dans la vessie, sans efforts sensibles et sans point d’appui à l’extérieur, établit un vrai perfectionnement dans l’art de la lithotritie, de manière à pouvoir appliquer cette nouvelle méthode dans beaucoup plus de cas qu’on ne pouvait l’espérer il y a trèspeu d’années. C’est donc à ce nouveau procédé ingénieux de M. Leroy, que l’humanité sera redevable d’une augmentation de bienfaits que cette invention va lui procurer : aussi nous n’hésitons pas à proposer à l’Académie d’accorder au Mémoire de M. Leroy son approbation. »
« Les,conclusions de ce rapport sont adoptées. ■
« Certifié conforme,
« Le secrétaire perpétuel,
« FLOüRENS. »
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