‹ Histoire de la lithotritie précédée de réflexions sur la dissolution des calculs urinairesChapitre 9 sur 10 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

core été mis en usage par Leroy-d’Etiolles ; il est figuré dans la pl. Cl.

D’autres supports immobiles ont été proposés par d’autres chirurgiens : Tanchou , que Meyrieux avait associé à ses travaux, et qui les a continués, ajouta un second étau à celui d’Heurteloup, pour augmenter encore l’immobilité de l’instrument. Dans l’appareil de Beniqué, non-seulement le brise-pierre est fixe, mais encore le marteau, qui obéit à une roue dentée.

Des lits spéciaux pour la Utholritie.

L’expérience ayant appris que la forme de la pierre et la dépression du bas-fond de la vessie peuvent rendre l’opération difficile, quelquefois même impossible, on s’efforça d’obvier à ces obstacles en changeant la situation du malade et déplaçant le calcul. C’est dans ce but qu’Heurteloup imagina le lit qu’il nomma rectangle, que l’on voit représenté dans les figures 56 et 57. Les pieds de derrière de ce lit peuvent, en se reployant comme dans la figure 57, produire l’abaissement de la partie supérieure du tronc et l’élévation relative du bassin; par cette position déclive, le calcul tend à se déloger du bas-fond pour se porter dans la direction du col de la vessie, où les instruments peuvent plus facilement le saisir ; à ce lit est adapté l’étau que nous venons de décrire. Une courroie rembourrée k, passée sur les épaules du malade, le maintient et l’empêche de glisser pendant la bascule. Ses pieds portent sur des sandales pp. Bancal a donné, dans un livre intitulé Lellres sur lalUhoiritie, le

dessin d’une table ou lit, qu’il suppose devoir rendre l’opération du broiement plus facile. Le double support de Tanchoufait partie d’un lit-fauteuil oùle malade est presque assis. Le lit-pupitre de Rigal avait pour objet de mettre le patient à peu près dans les mêmes conditions que le lit rectangle. Enfin, Leroy place quelquefois son malade sur un coussin résistant contenu dans une boîte en forme de livre, pouvant, au moyen d’un pivot, élever le bassin du malade, en même temps qu’il s’oppose, par une saillie échancrée en demi-lune, au retrait du bassin en arrière.

Ordinairement il n’est pas nécessaire, pour pratiquer le broiement, de placer l’opéré sur un lit ou une table de forme particulière, maintenant surtout que la courbure des brise-pierres permet de porter leurs mors dans le bas-fond de la vessie, pour y saisir les calculs qu’elle recèle : pourtant il est des circonstances où ces lits, et en particulier celui d’Heurteloup, peuvent assurer ou faciliter le succès de l’opération. Par exemple, dans le cas de pierre très-plate enclavée dans un basfond déprimé, dans les hypertrophies de la prostate, etc.: on aurait donc tort de rejeter absolument cet auxiliaire, et d’ajouter foi au blâme dont Civiale s’est efforcé de le frapper, blâme qu’il a, du reste, déversé sur toutcequ’il ne s’est pas attribué.

Les feuilles précédentes étaient imprimées lorsque, dans un voyage en Angleterre, nous apprîmes de M. White, l’un des chirurgiens de l’hôpital de Westminster,

DE LA LITHOTUITIE.

qu’un instrument brise-pierre courbe à deux mors fut imaginé il y a quarante ans environ, par un chirurgien nommé Stodai-t : nous avons rencontré ce même document dans l’ouvrage de M. Belinaye Compendium oflitoiripsy, ainsi que la description et te dessin d’un instrument destiné à l’écrasement de la pierre, imaginé par le docteur Haygarth, exécuté par un mécanicien de Birmingham, nommé Sait, et essayé, en 1825, sur un

. Figure üO.

malade dans l’hôpital de Birmingham , par le docteur Hodgson , prohablement sans succès , car on ne dit rien du résultat. Nous reproduisons cet instrument d’après la figure du livre de M. Belinaye, planche 60.

Ce que nous avons dit de la tentative faite aussi en 1825, parLeroy etlletoré, peut également s’appliquer aux brisepierres de Stodart de Haygarth et de llogdson. Les témoignages honorables qui déposent de l’existence de ces instruments ne laissent point de doute sur leur antériorité, mais ne sauraient tenirlieu de publicité. Le mérite d’avoir, le premier, rendu ces sortes de brise-pierres applicables, appartient donc à ïleurteloup.

LITHOTRITIE URÉTRALE.

En traçant l’histoire de la lithotritie vésicale, nous avons eu déjà l’occasion de dire que les éléments de cette opération se rencontrent dans les travaux des anciens sur l’extraction et le broiement des pierres arrêtées dans l’urètre ; nous avons fait voir, en effet, qu’en joignant à la pince à trois branches de Fabricius Hildanus la tarière d’Ambroise Paré, l’on arriverait au trois-branches de Leroy-d’Étiolles. Toutefois, Ambroise Paré lui-même avait été devancé par les Arabes; car l’idée de perforer les petits calculs de l’urètre se trouve indiquée dans un ouvrage de Aboul-Cassem-Khalaf-Ebn- Abbas-Azzahravi. Nous avons vu au commencement de l’histoire de la lithotritie, p. 2, que cet auteur conseille de repousser dan® la vessie avec un instrument subtile

DE LA LlïHOTlilTlE.

les petites pierres qui s’engagent dans l’urètre, lesquelles se brisent dans cette répulsion quand elles sont molles : Volve lapidemin medio vesicœ et si fueril mollisfrangitar[\). Dans un autre ouvrage, leTraitéde chirurgie, Aboul-Cassem parle des petites pierres qui se sont engagées plus avant dans l’urètre et ont cheminé jusqu’au méat urinaire où elles se sont arrêtées : celles-là, il veut qu’on les perce avec une pointe de fer fixée dans un morceau de bois, après avoir lié la verge derrière le corps étranger ;

« Quod si calculus parvusfueritpositiisquesit inmeatu fisiulœ urinariœ in eoque fgatiirprohibealque iirinamab exilu, eqiiidmcarato (V.lanoteC, p.H9) ilhimillisquæprœscripsimus mlequam ad seclionemperveneris ; sœpissime enim easufficü curalio absqiie scciione; hoc etiam aliquando expertas sum niminim ni simatur perforationem ex cludybe prœstanli da-

(1) Liber Theoricœ nccnon Practicæ, fol. i)6. Azzaharavi. Les ouvrages «i’Aboul-Casscm ne portent ni le même titre ni le même nom, c’est ce qui a fait croire à M. Civiale ou ses collaborateurs, comme nous avons eu l'occasion de le dire, qu’Açaravi, car on trouve encore ce nom écrit de la sorte, était un contemporain d’Albucasis. L’édition d’Augsbourg de 1519, de même que l’édition publiée par Paulus Ricius sous le pontificat de Léon X, portent le titre ci-dessqs : l’édition de Strasbourg de 1511 a pour titre Medendî Methodus. On ne trouvé à la Bibliothèque Royale, ni aucune de ces éditions ni le manuscrit arabe. Il n’y existe qu’un manuscrit laUn sous le n“ 7127, ayant pour titrq de Methodo Sîedendi, et qui n’est autre que le livre de chirurgie traduit par Chaning en 1778, portant le nom d’Ahoul-Cassis. Le manuscrit arabe de ce dernier ouvrage s’y trouve egalement.

Aux hypothèses que j’ai précédemment émises sur cet instrument subtile, j’ajouterai le renseignement suivant, 'qui m’a été transmis par M. Labat. Rachild, professeur de la mosquée de El-Arad, assure qu’il doit y avoir dans l’original inahasba (gouttière). Pourtant des deux mots arabes qui signifient gouttière, un seul se rapproche de mnshaba ; c'est mezrab, et non wahnsbu.

masceno sü ad hanc formam. Triangulare sil ad exlrcmitatem, acutum, in ligna inlîxum; dein sumas filurii, et cum illo ligatur virga subler caîculam, ne forlè in vesicam calculus revertat. Deinintromittas femimperforans (terebram) cum lenitate in pénis foramen ad ipsum caîculam paalalim pdulatim, et lu conalor perforationem ejus 'donec calculum, penelraceris per alterum laïus, equidèm urina illico liberata erit. Deinde cum manu tua constringe reliquias calculi ah exteriori parte çirgœ, illœ etenim perforatæ sunt et cum urina educuntur; et sanatas erit œger si voluerit' Deus excelsus.-f) (Albucasis, lib. ii, cap.LX, pag. 287, Oxonii.)

Le manuscrit arabe de la Bibliothèque Royale parle du conduit de l’urine, sans préciser le méat urinaire, comme l’a fait Chaning dans sa traduction latine ; mais il est évident que c’est de l’ouverture de l’urètre qu’il s’agit, car dans le texte il n’est point question de gaine ou d’enveloppe qui protégerait le canal contre la pointe du fer. Quant aux figures, elles diffèrent suivant les sources : le manuscrit arabe montre une lame semblable à une lancette à grain d’avoine; l’édition de Chaning, 1778, un petit couteau pareil au couteau de Richter, pour la cataracte ; la traduction latine manuscrite, n” 7,127, représente un fer de lance porté par une tige mince ; dans toutes, les pointes sont à nu et iie pourraient, par conséquent, cheminer dans l’urètre à quelque profondeur.

M. Clément Mullet, orientaliste , a inséré dans le Journal Asiatique (juin 1837), un article intitulé Documents pour servir à l’histoire de la lilhotritie, principalement chez les Arabes.

DE LA LITHOTRITIE. 10!

Dans la traduction qu’il donne du passage précité, il rend par les mots ; a II faut, avant de recourir à Voperdtion de la taille, » le membre de phrase que Chaning a traduit : Anlequam ad sectionem perveneris, sœpissime enim ea sufficit curatio absqiie seclione.

Il est évident que M. Mullet a employé, le mot taille sans en connaître la portée ; car il ne peut être question de cystotomie pour une petite pierre engagée dans l’urètre, assez près de l’ouverture pour que la verge soit embrassée par un fil derrière elle; et d’ailleurs il n’est point parlé de la vessie dans le texte arabe; le mot (sc/ie/cfe) signifie findere, fendre, qui, mieux encore que le mot sectio employé par Chaning, indique le lieu sur lequel il faudrait porter l’instrument tranchant. C’est à l’obligeance de M. Reinaud que je dois l’intelligence du passage d’Aboul-Cassem ; il a bien voulu relire avec moi le texte arabe et préciser le sens de chaque mot.

M. Mullet nous a révélé l’existence de deux passages d’auteurs arabes, dans lesquels il est question du broiement des pierres arrêtées dans l’urètre, au moyen d’un morceau de diamant fixé à l’extrémité d’une tige métallique : l’un est de Teïfaschy, l’autre de Kaswiny.

Dans son ouvrage intitulé le Livre de la fleur des pensées sur les pierres précieuses, Chehab-Eddin-Ahmed-Benloussouf-Teïfaschy dit ce qui Suit :

c( Un précieux avantage du diamant, dont Aristote a « parlé, et que l’expérience a confirmé, c’est l’emploi « qu’on peut en faire dans les affections de la pierre. « Quand un individu est affecté de calculs, soit dans le « canal de l’urètre, soit dans la vessie, que l’on prenne

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« un petit diamant, qu’on le fixe fortement avec du « mastic à l’extrémité d’une petite tige de métal, et « qu’on l’introduise dans l’organe qui contient le cal- « cul; on pourra le broyer par un frottement réi- « téré. »

« Ahmed-Ben-Abi-Kaled, connu sous le nom d’îbn- « el-Harrar, raconte, dans son livre sur les pierres (1), « qu’il employa ce moyen sur un domestique de l’eunu- « que porteur du parasol, qui souflrait d’un calcul uri- « naire d’un gros volume. Cet homme, dit-41, ne voulait « passe soumettre à l’opération de la taille; je broyai la « pierre par le frottement, et je la réduisis à un volume « assez mince pour que les urines pussent l’entraîner « avec elles. » (Chap. vm, p. 185.)

On remarquera peut-être que Teïfaschy parle nonseulement des pierres de l’urètre, mais encore de celles de la vessie. Ce ne peut être que par suite d’une erreur bien concevable de la part d’un homme étranger à la médecine et aux connaissances anatomiques.

M. Mullet, dans sa traduction, fait encore usage du mot taille, bien que (îans le texte arabe il y ait : « Comme il refosait Vouoertare , » sans que rien indique s’il est question de la vessie ou de l’urètre. Si nous jugeons du lieu qu’occupait la pierre par l’opération pratiquée et par son succès, nous aurons toute raison de croire qu’il s’agissait de l’urètre, et non de la vessie : car , dans ce dernier organe, il y aurait eu

(1) Le nom du médecin Ibn-el-Harrar, cité par Teïfaschy, de même que son livre, ne sont pas connus aujourd’hui ; ils né se trouvent pas indiqués dans les auteui's qui ont écrit sur les savants arabes.

I)E LA LITIIOTRITIE. ' i03

impossibilité de la détruire avec la tige portant à son extrémité un morceau de diamant, puisqu’il n’y avait aucun moyen de la fixer.

Il est bon d’observer que ce passage de Teïfaschy , extrait du manuscrit de la Bibliothèque Royale , ne se trouvé ni dans l’édition publiée par fragments à Ûtrecht, en 1784, par Sebaldus Raviusj ni dans l’édition de Florence de 1818, traduite avec le texte en regard, par Raineri. Il y est dit que le diamant fait périr instantanément ceux qui l’avalent; que, placé sur l’estomac, il guérit de la colique et préserve les enfants de l’épilepsie; mais de son application à la destruction de la pierre, pas un mot. Le manuscrit de Florence date de 1482; celui de Paris est de 1425.

Voici maintenant le passage de Kasrviny, extrait du Livre des Merveilles de la nature et des choses crée'es : a Aristote le savant raconte qu’Alexandre s’occupait « beaucoup des propriétés des pierres; c’est pourquoi « il m’amena un homme qui souffrait de calculs dans le « canal de l’urètre. Je pris un fragment de diamant ; je le « fixai avec un peu de mastic à uu morceau de bois, et je « broyai la pierre, que je détruisis par la volonté de « Dieu. »

M. Mullet fait observer que sur trois manuscrits qu’il a consultés, il n’y en a qu’un dans lequel ce passage existe ; encore s’y trouve-t-il un mot qui présente un sens douteux.

^ Il paraît que M. de Sacy n’a pas eu connaissance de ce manuscrit, car, en parlant de Kaswiny, dans sa Chrestomathie arabe, il rapporte plusieurs passages dans

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lesquels est cité Aristote, mais il ne dit rien de l’opération relatée plus haut.

Dans quel, écrit Teïfaschy et Kaswiny , qui écrivaient l’un et l’autre vers le milieu du treizième siècle, orit-ils vu qu’Aristote, aidé par Alexandre, ait broyé avec un diamant une pierre engagée dans l’urètre?’C’est ce que nous ignorons , car on ne connaît pas de livre d’Aristote sur les pierres, et l’on peut s’étonner avec raison que 'Phéophraste chez les Grecs, et Pline chez les Latins, n’aient rien dit à ce sujet.

M. Mullet se demande comment il se peut que dans les volumineux écrits d’Avicenne, il ne se trouve pas un mot au sujet du broiement de la pierre, non plus que dans les Observationes medicœ ex arabum mommentis, de Reiske; et pourtant il ajoute qu’il faut chercher autre part qu’en Occident l’invention de ce procédé. Bien loin d’admettre cette conséquence, nous y trouverions un indice de plus en faveur de l’origine récente de la lithotritie; car ces passages des auteurs arabes, mieux que leur silence, nous prouvent que si la pensée de broyer la pierre a germé dans la tète de quelques-uns des hommes de ce temps, elle n’avait point été réalisée, soit qu’ils n’eussent point imaginé les instruments nécessaires à cette opération, soit que l’imperfection des arts mécaniques les ait privés des moyens d’y parvenir.

Nous avons vu que le fer triangulaire et pointu d’Aboul-Cassem, dépourvu d’enveloppe, ne pouvait agir dans l’urètre loin du méat urinaire ; la pointe de la ta-^ rière d’Ambroise Paré, parvenant au contraire jusqu’à la petite pierre, à travers une canule métallique, pou-

DE LA LITHOTHITIE.

vait l’attaquer plus profondément; C’étaitdonç un avantage et un progrès; mais il n’avait pas le moyen de fixer le petit calcul et de protéger l’urètre latéralement et en arrière pendant la perforation. De son côté, Fabricius Hüdanus, avec sa pince à trois branches, fig. 4 et 5, pouvait fixer la pierre; mais il n’avait pas de tarière pour la perforer.

Figures A et 5.

La combinaison de ces deux instruments ne s’est faite que de nos jours, non pas en vue des pierres de l’urètre, mais pour broyer les calculs vésicaux,

Ainsi que nous l’avons dit au commencement de cette histoire, avec de tels éléments nous convenons qu’il fai-

uisTomiî

lait peu de chose pour arriver à la lithotritie vésicale ; mais ce peu qui restait à faire, c’était l’impulsion qui donne le mouvement à un corps inerte ; c’était, si l’on veut, la seule pierre qui manquait pour former la-voùte, mais cette pierre en était la clef.

Après la tarière de Paré, nous ne trouvons plus le broiement des calculs de l’urètre que dans le procédé de Fisher, lequel, ainsi que nous l’avons dit à la page 52, imagina de faire éclater les calculs après les avoir perforés.

Les autres procédés mentionnés dans les auteurs ont tous rapport à la simple extraction des pierres ; ainsi la pince de Germanus, décrite p. 41; la pince de Halles, dite de Hunter, qui ne vaut pas celle de Fabricius; la pince que Delamotte a nommée bec de bécasse; l’anse métallique de Marini; la pince d’Astley- Cooper, et quelques autres encore ; la succion, conseillée par Franco; la curette, etc.

Depuis que le broiement de la pierre a cessé d’être une fiction, l’occasion d’extraire de l’urètre des portions de calcul,est devenue très-fréquente; et comme les instruments pour les graviers, imaginés par nos prédécesseurs , laissaient beaucoup à désirer, il a fallu en créer d’autres ; toutefois, cette partie importante du broiement n’a pas été l’objet d’autant de travaux et d’efforts que la lithotritie vésicale.

Les instruments imaginés depuis dix ans ont pour but, les uns d’extraire, les autres de diviser les pierres et les fragments ; ce sont : une modification de la pince de Halles , dont les branches sont indépendantes ;

DE LA LITHOTUITIE.

l’anse métallique de Marini , passant dans un tube et tirée par un écrou, disposition imaginée par Jules Cloquet ; le petit percuteur d’Amussat ; la pince urétrale, la curette articulée de Leroy d’Étiolles ; la combinaison de ces. deux instruments, par le même ; la combinaison de la curette articulée avec un foret à gaine, par Dubowiski ; la jonction, par Mirault, de deux curettes articulées en sens inverse, pouvant faire l’office de brise-pierre; la pince à valet compresseur de Leroy, pour agir dans la fosse naviculaire.

La curette en forme de cure-oreille, que les chirurgiens d’une autre époque employaient pour l’extraction des petites pierres, est mise eh usage par Civiale, pour les fragments engagés dans l’urètre ; il est facile de concevoir qu’elle ne peut aller les chercher bien loin, et qu’elle ne peut les amener au-déhors sans exercer contre les parois du canal une pression latérale douloureuse.

L’anse métallique à écrou, de Jules Cloquet, a pour objet, non pas seulement d’extraire les petites pierres, comme celle de Marini, mais de les diviser par la traction qu’exçrce le fil contre la canule ; l’une et l’autre ont l’inconvénient de ne pouvoir être que difficilement engagées derrière la pierre, et de ne point la fixer d’une manière convenable.

Le petit percuteur d’Amussat repousse la pierre au lieu de la saisir, lorsqu’elle n’est pas tout-à-fait à l’orifice. Il en est de même du crochet dont se sert Civiale.

La pince urétrale de Leroy est un petit trois-branches à foret, dont les divisions, au lieu d’être à cro-

chets, sont terminées par des renflements coupés obliquement, de manière à ne pouvoir pincer par l’extrémité. La réunion de ces renflements peut être figurée par la réunion du pouce, de l’indicateur et du médius appliqués à plat l’un contre l’autre-. Le foret est mousse à son pourtour, et n’a qu’une éminence à Son. centre, pour qu’il ne déchire pas la membrane muqueuse.

La pince urétrale peut servir à extraire entiers des fragments de pierre, ou à les briser si leur volume le requiert ; mais sa manœuvre demande une certaine habitude, car, sans parler du double mouvement en sens contraire du foret et de la pince, les calculs fuient quelquefois devant elle ou échappent quand on percute sur le foret. Leroy chercha donc un instrument d’un usage plus facile, et il fit exécuter la curette articulée. Elle est formée d’une canule plate, à l’extrémité de laquelle est fixé par une charnière un demi-disque creusé comme un cure-oreille. Une tige qui parcourt toute la longueur de la canule, et se termine par quelques pas de vis à l’extérieur , la fait mouvoir ; suivant que cetto tige est poussée ou tirée, la curette se coude ou se redresse. {Voyezfigure 61.)

La première condition pour extraire les fragments d’une manière sûre et facile, était de pouvoir agir sur eux par-derrière, à tergo. Cette condition, la curette articulée la remplit très-bien : sa forme plate, son peu de volume, permettent de l’insinuer facilement entre la pierre et le canal ; et une fois qu’elle est coudée derrière le corps étranger, celui-ci ne peut plus échapper et doit suivre le mouvement de sortie de l’instrument.

DÉ LA LtTHOTHITIE.

Des curettes courbes permettent d’aller chercher les graviers ou les fragments à une profondeur plus grande.

Mais l’urètre n’a pas un diamètre égal dans toute sa longueur ; l’orifice extérieur ou méat urinaire est toujours plus étroit; en sorte que le fragment, qui d’ordinaire chemine facilement jusqu’à cet endroit, éprouve pour sortir beaucoup plus de difficulté; quelquefois même la résistance paraît insurmontable, ou ne peut être vaincue que par une traction très-forte et au prix

no

HISTOIliE

de vives douleurs, qu’il convient d’éviter au malade en divisant le fragment de calcul ; des rétrécissements situés à diverses profondeurs dans l’urètre' peuvent encore nécessiter cette division. Un jeune médecin de Moscou, Dubowiski, a, dans ce but, joint à l’instrument que nous venons de décrire un foret contenu dans une "gaine, qu’il , porte jusque sur le fragment appuyé et fixé par la curette. {Voyez figure 62.)'

Le corps de l’instrument, ou le tube de la curette, est désigné par les lettres a a; on voit en b la portion coudée ou la curette ; d d est la canule terminée par des dents qui fixent la pierre ou le fragment, tandis que l’on fait agir sur lui le foret g; h est une rondelle servant de poignée; i la vis de pression pour fixer les deux portions principales de l’instrument. La lettre p indique lè commencement de la rainure qui permet à la gaine du foret de glisser sur le tube de la curette.

Pour introduire la canule dentée du foret et la faire pénétrer jusqu’à la pierre, on retourne la tige, dont l’extrémité mousse préserve la muqueuse de l’urètre des atteintes des dents, quelle dépasse ; lorsque la canule porte bien sur la pierre, on retire la tige du foret, on insinue dans cette même canule le bout fraisé, que l’on fait agir en tournant et pressant. Si la pierre a peu de consistance , il suffit d’une pression avec la main sur le foret ; si sa dureté est plus grande , il faut tourner la tige entre les doigts ou même avec un archet, puis faire éclater la pierre par lé développement du foret.

Fisher eut le premier la pensée de diviser par éclate-

DE EA LITHOTRITIE.

ment les petites pierres engagées dans l’urètre; après avoir fait un trou à la pierre avec la tarière d’Ambroise Paré, il engagea dans ce trou une pince à pansement dont il écarta ensuite les mors. Leroy imagina de partager la tarière en deux parties susceptibles de s’écarter avec force par l’interposition d’une tige faisant l’office de coin, et ce foret est devenu le point de départ de tous les forets à éclatement imaginés depuis, comme nous l’avons dit {pages 31 et 32).

La manière dont Dubowiski a fait arriver le foret sur le calcul avait quelques légers inconvénients ; la canule qui lui sert de gaine est dentée pour mieux retenir le corps sur lequel il doit agir. Or, quelque précaution que l’on prenne, souvent on pince entre les dents et la pierre la membrane muqueuse, qui forme un bourrelet au-devant d’elle ; de plus, si le fragment est irrégulier, et c’est le .cas le plus ordinaire, la canule fixe mal, le fragment fuit, la fraise du foret glisse sur sa surface, et déchire la paroi de üurètre.

Pour éloigner ces inconvénients. Leroy a combiné la pince uréirale avec la curette articulée, comme on le voit dans la figure 63.

a a est la curette articulée, b est la portion coudée. c est la vis qui recourbe ou redresse la curette, d est la gaine de la pince, f f est la canule-pince, g est le foret, h est une rondelle ou poignée.

P est le commencement de la coulisse, qui permet aux deux instruments de glisser l’un sur l’autre.

On conçoit que dans cette combinaison des deux instruments le fragment de pierre ne peut fuir, puisqu’il

«E EA 1.1THOTKHIE.

est embrassé de tous côtés ; et l’urètre est préservé de toute atteinte. Le foret est tantôt simple, tantôt susceptible de s’écarter pour faire éclater la petite pierre lorsqu’elle résiste à l’écrasement par pression et même par percussion , ce qui , du reste , s’observe rarement (1).

(1) Rapport sur la lühotritie urétrale.

Le secrétaire perpétuel de' l’Académie, pour les sciences naturelles, certifie que ce qui suit est extrait du procès-verbal de la séance du lundi 16 août 1836.

« L’Académie a envoyé à notre examen une Notice de M. Leroyd’Étiolles, ayant pour objet l’extraction plus ou moins prompte et facile des fragments de calculs qui, dans quelques circonstances , s’arrêtent dans le canal de l’urètre, après la lithotritie, surtout lorsqu’elle est pratiquée avec les instruments percuteurs ou constricteurs.

« Depuis Ambroise Paré jusqu’à nos jours, on a employé un grand nombre de petits instruments pour saisir les corps étrangers arrêtés dans ce canal, et en faire l’extraction. Avant l’invention de la lithotritie, les cas qui en indiquaient l’application se présentaient assez rarement. Depuis la découverte de ce nouveau procédé opératoire, on a eu fréquemment l’occasion d’employer ces divers instruments, pour l’extraction de ces fragments de pierre arrêtés dans l’urètre; mais leur application n’est pas toujours facile, soit parce que ces fragments sont trop volumineux, et qu’ils sont étroitement embrassés par les parois de ce canal, soit parce que leurs aspérités, lorsyju’ils en sont pourvus, les font fortement adhérer à la membrane muqueuse, soit enfin, parce que le spasme de ce conduit est quelquefois si violent qu’on éprouve la plus grande peine à faire passer les instruments les plus minces entre ses parois et les calculs, pour les embrasser et les ramener au-dehors; on a même imaginé de soumettre ceux qui présentent un certain volume au broiement.

« M. Leroy a ajouté aux instruments propres à remplir toutes ces indications , quelques perfectionnements qui nous ont paru très-ingénieux ; ils consistent :

« 1“ A rendre la curette usitée par tous les praticiens, flexible par une articulation ginglymo'ide , qui lui permet, à l’aide d’un petit ressort, de rabattre cette curette sur le calcul lorsqq’il l’a dépassé, et de le rendre immobile dans le point du canal où il est arrêté ;

Un petit brise-pierre courbe à deux branches peut aussi servir à extraire et écraser les pierres engagées dans l’urètre ; mais il ne faut pâs qu’il soit camard comme celui d’Amussat, qui les repousse saus les saisir ; un percuteur d’enfant réussit mieux.

Nous venons de voir que les graviers ou fragments de pierre peuvent être facilement amenés, par la curette articulée, jusque dans la fosse naviculaire, mais que l’étroitesse plus grande du méat urinaire rendrait leur extraction difficile et très-douloureuse. Aussi l’inventeur de cet instrument. Leroy-d’Étiolles , n’exerce-t-il qu’une traction légère lorsque les fragments sont arrivés dans ce point, et, s’il éprouve trop de résistance, il redresse la curette, la retire, puis il va saisir les corps étrangers avec une pince à branches croisées, et il les écrase au moyen d’un petit valet qui s’y adapte, comme on le voit dans la figure 64-65. Ce système de pince urétrâle, qui n’est autre que la petite pince à po-

«2» A faire couler sur la tige de cette curette, une petite pince à trois branches, armée d’un foret proportionné pour en opérer le broiement ; . c’est assurément le dernier degré de perfection porté à cette branche de la Uthotritie.

« En résumé, nous ne pouvons qu’applaudir aux efforts incessants que faitM. Leroy-d’Étiolles pour le perfectionnement delalithotritie, applicable aux calculs de la vessie et à ceuxretenus dans le canal de l’urètre.

« Signé à la minute : ROUX et LARREY, rapporteur.

« L'Académie adopte les conclusions de ce rapport.

« Certifié conforme :

« Le seérétaire perpétuel de l’Académie, n |)our les sciences naturelles :

«ELOüRENS. »

lypes des fosses nasales, fut exécuté par M. Greiling, mécanicien, et présenté, en 4828, à la Société de médecine de Paris, par Leroy, auquel il appartient ; mais ce chirurgien avait omis de le décrire et de le Bgurer dans les ouvrages qu’il a publiés depuis ; en sorte que M. Dubouchet a pu se croire en droit de s’attribuer l’idée de l’application de cette forme dè pince à l’extraction des graviers arrêtés dans la fosse naviculaire. Cette pince a l’avantage de pouvoir s’ouvrir dans l’urètre sans distendre le méat urinaire. Le petit valet constricteur peut s’adapter non-seulement sur le point M, comme

on le voit dans le dessin, mais encore sur les points N

ou P.

( B ) Nous avons vu dans cette histoire que le trois-branches à foret est le premier instrument qui ait rendu la lithotritie praticable, et que l’invention, ou, si l’on veut, l’application de cet appareil au broiement de la pierre, m’a valu un des prix Monthyon. M. Civiàle a cru devoir réclamer contre cette décision, et Dupuytren a défendu le rapport de la commission. Je joins ici les pièces de cette polémique.

lettre de M. Civiale.

Monsieur le président,

L’Académie, en rattachant mon nom à la lithotritie, m’a mis en situation de ne voir qu’avec plaisir les encouragements ultérieurs accordés aux travaux relatifs à cette méthode. C’est un point de science encore neuf et sur lequel on ne saurait trop fixer l’attention des praticiens. Les suffrages du premier corps savant de la France ne peuvent qu’accréditer et populariser une opération utile à l’humanité. Mais il est de mon devoir de signaler tout ce qui peut nuire aux progrès de cette découverte , ou en compliquer l’histoire.

En 1828, je me suis trouvé dans la nécessité de faire remarquer les défauts de quelques changements faits à mon appareil instrumental et à sa mise en pratique, que l’on avait présentés à tort comme des perfectionnements. L’expérience a pleinement confirmé la justice de mes remarques.

Je ferai aujourd’hui une simple observation sur un fait avancé par M. le rapporteur de la dernière commission des prix Monthyon, fait qui établit contradiction dans les jugements de l’Académie, et qui tend à faire croire qu’on ignore en France l’histoire de la chirurgie.

L’application de la pince à trois branches à l’art de broyer la pierre est indiquée dans le rapport, comme le sujet principal de l’un des prix qui ont été décernés cette année. Cette pince et son usage pour saisir et pour fixer les calculs urinaires ne sont pas nouveaux. J’ai l’honneur de mettre sous les yeux de l’Académie nn dessin fidèle de cette pince, qu’on trouve dans l’ouvrage de Fabricius Hildanus, imprimé à Francfort , en 1682. Ce dessin représente la pince, la gaine, les pinces accessoires et l’instrument monté, embrassant une pierre. Comme point de comparaison, je joins aussi un dessin calqué de la pince désignée dans le rapport, et qui est tiré de l’ouvrage de M. Leroy, publié en 1825. Du reste, ces pinces et autres semblables dont on voit la figure dans plusieurs ouvrages, diffèrent essentiellement de celles qui servent au broiement de la pierre. Sous ce point de vue aussi, l’assertion inexacte contenue dans le rapport doit être signalée, puisqu’elle peut induire en erreur les chirurgiens qui ne connaissent pas les véritables instruments de la lithotritie.

Il est sans doute à regretter qu’en soumettant à l’approbation de l’Académie, en 1831, une,décision en quelque sorte opposée à celle que ce corps savant a proclamée en 1824, M.,le rapporteur se soit borné à une simple assertion sans preuves, au seul énoncé d’un fait dont on ne peut

DE LA LITUOTRITIE.

établir l’exactitude. Mais c’est là une questipn qu’il ne m’appartient pas d’examiner ici ; je me borne à en faire la remarque.

M. le rapporteur a exprimé le vœu qu’on fît connaître les résultats obtenus par la lithotritie, avec exactitude et probité, afin de déterminer les circonstances dans lesquelles cette méthode a réussi, et celles élpns lesquelles elle a échoué. Ce copseil ou ce reproche ne peut s’appliquer qu’aux personnes qui n’ont pas publié les résultats de leur pratique : M. le rapporteur en aurait acquis la conviction si ses fonctions multipliées lui avaient permis d’approfondir cette partie de la' science.

Veuillez, etc.

ClVIALE.

Après la lecture de cette lettre, Dupuytren prit la parole et s’exprima comme il suit ;

Messieurs,

La lettre dont il vient d’être donné lecture à l’Académie renferme la critique du prix qui a été décerné à M. Leroy-d’Étiolles, et celle du rapport de la commission qui a proposé de décerner ce prix.

Je n’ai pas besoin, je crois, de défendre la décision prise par l’Acàdémie ; je ne défendrais pas davantage le rapport de la commission de médecine et de chirurgie, s’il n’était nécessaire de faire connaître la valeur d’assertions tranchantes qui pourraient en imposer à des personnes étrangères à la médecine.

C’est après les plus mûres réflexions et à l’unanimité des voix, moins une peut-être, que la commission s’est déterminée à proposer un prix en faveur de M. Leroy, et cette proposition a été adoptée sans aucune réclamation, de sorte que jamais récompense n’a été accordée avec un assentiment plus général (1).

La détermination que vous avez prise n’est d’ailleurs contradictoire en aucune manière avec celles qui ont été prises antérieurement par l’Académie, comme on peut s’en convaincre par la comparaison des rapports qui ont été faits à diverses époques sur ce sujet.

L’auteur de la lettre a été justement récompensé pdur avoir fait le premier une application heureuse de la lithotritie à la curation de la pierre; il aurait dû voir avec plaisir les récompenses qui ont été accordées à ceux qui courent la même carrière que lui. Malheureusement sa lettre prouve qu’il voit d’un tout autre œil les récompenses qui leur sont décernées

Quant à la leçon qu’il a cru devoir donner avec tant d’inconvenance à la commission des prix Monthyon, elle n’en a pas besoin, et elle la ré-

(t) Cette commission se composait de MM. Boyer, Larrey, Portai, Duméril, Magendie, Serres, Flourens, Savarl et Dupuytren, rapporteur.

IIISXOIRE

pousse. Celle commission u pensé que i’applicalion de la pince à Irois branches à la lilhotrilie est un service rendu à la science par M. Leroy, et elle a cru devoir le récompenser ; mais elle n’a pas dit que' M. Leroy fût l’inventeur de cette pince. Si c’était là le lieu de le faire, la commission prouverait sans peine que l’auteur de la lettre est bien loin de connaître tous les modèles de pinces qui ont précédé la lithotritie, et que, sous ce rapport, ses connaissances dans l’histoirederartsontbien bornées.

En effet, la première idée de cette pince n’appartient pas à Fabrice de Hildan, comme l’auteur de la lettre paraît le croire. Le modèle de cette pince a été emprunté à Andréas délia Croce, qui vivait environ un siècle avant Fabrice de Hildan. André de la Croix l’avait imaginée pour extraire les balles du corps, à la suite des coups d’arquebuse ; Fabrice de Hildan l’adapta à l’extraction des petits calculs arrêtés dans la partie antérieure de l’urètre seulement; mais ni l’un ni l’autre de ces auteurs n’ont jamais eu l’idée de faire servir cette pince au broiement des calculs contenus dans la vessie ; ét on le concevra sans peine lorsqu’on saura que la tige de cette pince est solide ou sans canal, et qu’elle ne peut par conséquent admettre ni foret ni instrument quelconque pour broyer la pierre.

Ainsi, toutes! inexact, sinon altéré, et dans la lettre qui vous a été adressée, et dans les dessins qui viennent d’ètre étalés sous vos yeux avec tant d’assurance.

Pour ce qui est de la direction que la commission a cru devoir imprimer aux travaux des lithotriteurs à l’avenir, et de l’invitation qu’elle leur a faite de déterminer, à l’aide d’observations nombreuses, recueillies avec soin et surtout avec probité , les cas dans lesquels la lithotritie a réussi, et ceux dans lesquels elle a échoué, la commission a très-bien su pourquoi elle agissait ainsi ; mais elle a eu un but plus élevé encore que ne le suppose l’auteur de la lettre : c’est d’arriver à connaître enfin toute la vérité sur une opération qui intéresse si vivement Fhumanité, et d’empêcher que des éloges exagérés, ou des critiques injustes, n’égarent sur son compte l’opinion publique.

— Malgré celte leçon donnée par Dupuytren, Civiale, dans son Parallèle des moyens de traiter les càlculeux, a reproduit les figures de la pince de Fabricius, en y ajoutant un foret pour morceler la pierre, qui ne se trouve pas dans l’original.

( 0 ) 11 est manifeste qu’il y a dans cette phrase une faute de latin, qu’à la place de tllum il faut tllo ; mais il y a, en outre, une errci

(le traduction plus grave : il est clair que si la guérison du calcul arrêté dans l’urèlre avait été obtenue, sa perforation serait inutile. Aussi, dans l’arabe, il y a faaladjaha, qui signifie traité, et non pas guéri.

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