LES DIALECTES
spect géographique de l’Allemagneé:; la montagne et la plaine. — - Influence du climat sur le caractère des habitants et sur le lan- … gage. — Le haut-allemand et le bas-allemand; les périodes du - haut-allemand ; la langue littéraire.
a civilisation s'est répandue, en Allemagne comme en France, 1 midi vers le nord. L'Allemagne méridionale, ou la Hautelemagne, s'étend sur une largeur de 350 à 400 kilomètres,
puis les confins de la Suisse jusqu'au centre de la Saxe prus- enne. Elle est comme une longue terrasse adossée à la chaîne Énines, et terminée au nord par un demi-cercle de montagnes,
dsappuie d'un côté sur les Ardennes et de l’autre sur les rpathes. Deux grands fleuves, qui recueillent dans leur cours : multitude d'affluents, y forment deux ouvertures, l’une au est et l’autre au nord-ouest : le Danube descend par une te douce, entre la forêt de Bohême et les Alpes d'Autriche, s les plaines de la Hongrie; le Rhin, après s’être frayé un
Fe e
Ce
- dans l'antique Germanie; c'est à Mayence que Boniface, l'apôtre
« paludibus fœda. » (Germanie, 11, v.)
étroil passage entre les hauteurs du Taunus, se Perd enfin dans. les bas-fonds de la Hollande. Les contrées qui appartiennent à la Haute-Allemagne, la Bavièré, la Souabe, la Franconie, la Thu- ringe, une partie de la Saxe, sont fertiles et d’un aspect agréabic.s Le paysage, sans accidents nn plaît par la variété. L'air est vif sur les hauteurs, une chaleur tempérée règne dans al -vallées. L'habitant, sans cesser d’être un homme du Nord, Sérieux | et réfléchi, a des élans passionnés et se ressent du voisinage d'un, ciel plus chaud.
- Lorsqu'on a traversé les forêts de la D ot et les défilés du Harz, on débouche dans une plaine immense qui longe la mer | du Nord et la Baltique sur une largeur de 250 à 300 kilomètres ;. l'altitude. générale est inférieure à 100 mètres; la plus grandes hauteur, en Pomérélie, est. de 325 mètres : Dei la Basse-Alle-. magne. Les fleuves se dirigent invariablement du midi au nord; É leurs méandres proviennent moins des obstacles quils ren-! contrent que de la faible inclinaison du sol; leurs eaux bour-i beuses se répandent dans les lacs et s'infiltrent dans les marais. Les affluents de l'Elbe et de l'Oder baïgnent quelques fraiss pâturages; mais le tiers du pays est occupé par des forêts de! pins et des landes stériles. Les vents qui soufflent des deux mers amènent des printemps pluvieux, des étés froids. Le climät est! humide, le ciel lourd et terne, l’horizon monotone‘. Rien net charme le regard de l'homme; c’est à peine s’il trouve de quoi! soutenir sa vie; il se retire en lui-même, et prend des habitudes. d'énergie dans une lutte perpétuelle contre la nature, sa pret mière ennemie. 8 Le Midi de l'Allemagne n'avait pas seulement sur le Nord P av var - tage d’un ciel plus doux, d'un sol plus fertile, d’une nature plus! hospitalière; il eut encore le privilège ioppremahle à l'époque: où les nations-modernes se constituèrent, d'être plus rapproché! des foyers où se concentra la première civilisation de l'Europe # l'Italie, les pays de langue provençale, la France du Nord. C'est, par les provinces de l'Ouest et du Midi que le christianisme pénétra ;
des Germains, établit son siège archi-épiscopal; c’est sur les bords du Rhin et du Danube que furent fondés les premiers évéchés4
1. C'est Surtout à cette partie de l'Allemagne que s'appliquent les paroles de Tacite : « Informis torris, aspera cœlo, tristis cultu adspectuque; silvis horrida