‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 114 sur 534 · LE DRAME SAVANT · texte numérisé non relu

LE DRAME SAVANT

| Tandis que les formes dramatiques léguées par ke moyen âge Mransmettaient avec de légères modifications , quelques auteurs atraient timidement dans les voies duvet ouvertes par la

Der Toten[resser : c'est le nom que le chroniqueur bernois Anshelm a donné lawpièce; édition de Bæchtold : Miklaus Manuel (Bibliothek älterer Schrift- Hieder deutschen Schweitz, II, Fraueufeld, 1878).

| consulter : Grüneisen: Niclants Manuel, Stuttgart, 1837.

PRESS Mesa

202 LA RÉF | core Renaissance, On avait déjà commencé à traduire les comi latins. La première tentative en ce genre fut faite par dé: Nydhart, qui publia, en 1486, à Ulm, un Eunuque en prose parut même, à Strasbourg, en 4499, une traduction 1: complète d six té is de Térence, d’un auteur inconnu. Il a été questit plus haut d'Albert d’Eyb, l’un des hommes les plus savants xv° siècle, qui traduisit en prose les Ménechmes et les Bacchis\ Plaute. Déinis le courant du xvi* siècle, les traductions devienne plus nombreuses, et les meilleures sont en vers. Il suffira de cit celles qui eurent j plus de succès, et qui purent avoir une influen momentanée sur le théâtre alleaile l’Andrienne et l'Eunuque Henri Ham, l’Aululaire de Joachim Greff?, et, au comment ment du siècle suivant, l’Amphitryon de Wolfhar Spangenberg On s’attacha surtout à Térence, soit que le texte parût plus facil soit qu’on y trouvât une originalité moins tranchée et plus abo dable que chez Plaute; on en compte jusqu’à six traductior complètes. de 1539 à 1625. Enfin l’on s’essaya sur les tragiqu grecs et Sur Aristophane, en s’aidant de versions latines. Wolfha Spangenberg traduisit l’Alceste et l'Hécube d’ Euripide et l’Aje de Sophocle *; Isaac Fræreisen, les Nuées d'Aristophane ÿ. À

Ces pièces se jouaient dans les écoles; elles arrivaient rareme jusqu’au grand public. Mais les auteurs y prenaient certain habitudes de composition. On emprunta aux comiques latins division en actes et en scènes. On apprit d'eux à faire convers les personnages. Auparavant, chaque acteur débitait à son to une longue tirade; peu à peu les rôles sont coupés, le dialogr s'anime. On traita, dans le goût des anciens, autant du mon que l’on put en approcher, les sujets les plus divers, emprunt à l'histoire sacrée ou profane, ou même à la légende cheväl resque. Mais les pièces régulières ne bannirent ni les Jeux de Passion ni les Jeux de Carnaval, et la multiplicité des- form dramatiques témoigna plutôt d'un goût indécis que d'une vrè fécondité. à

Le représentant le plus distingué de ce qu’on peut appeler. drame savant au xvie siècle fut l’Autrichien Paul Rebhun,-ar

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