FRÉDÉRIC SPEE. — ANGELUS SILESIUS
€ poète protestant, quelque sujet qu'il traitât, n’était que l'inprète d'une communauté; il pensait au groupe des fidèles qui
räient répéter son chant : c'était pour lui un frein salutaire, On
ntéresse le peuple que par le naturel; les raffinements le laistfroid. Le poète catholique, écrivant d’abord pour lui-même,
vandonnait à tous les écarts de son imagination et souvent à *”
tes les séductions du mauvais goût. On a quelquefois opposé ’aul Gerhardt le jésuite Frédéric Spee. Si la sincérité et la tu suffisaient pour faire un poète, Frédéric Spée oCCuperait urément un des premiers rangs dans la. littérature. du Psiècle. Il s’éleva énergiquement contre les procès de sorcel- V4 evA la prise de Trèves par les troupes impériales, en 1635, il consacra, au soin des blessés et mourut victime de son ouement. Il laissait un ouvrage d'édification mêlé de prose levers, appelé le Livre d’or de la Vertu, et un recueil de poésies avait intitulé £n dépit-du rossignol, et qui à été rajeuni au
# « Es schläft die gantze Welt :
« Ihr aber, meine Sinnen, « Auf, auf, ihr solt beginnen
« Was eurem Schôpfer wolgofillt.
. À « Wo bist du, Sonne, blieben?
| « Die ne bat dich vertrieben, « Die"Nacht, des Tages Feind :
“ Fahr hin, ein ander Sonne. «“ Mein Jesus, meine Wonne, « Gar hell in meinem Hertzen schcint.
« Der Tag ist nun vergangen, « Die güldnen Sternlein prangen « Am blauen Himmels-Saal :
« Also werd ich auch stehen, ! « Wann wird mich heissen gehen 5 « Mein Gott aus diesem Jammertal. »
à rapproché ces strophes des vers de Virgile :