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— « Nox erat et placidum Carpebant fessa soporem « Corpora per terras, silvæque et sæva quicrant « Æquora, quum medio volvuntur sidera la su, « Quum tacet omnis ager, pecudes... » (£néide, livre IV.)
rencontre est sans doute foriuite; Gerhardt ne s'inspirait guère que de la sn Les poésies de Paul Gerhardt ont été souvent publiées dans les temps rnes ; une des dernières éditions est celle de Gœdeke (Leipzig, 1877). — À con- °:H. Petrich, Paul Gerhardt, seine Lieder und seine Zeit, Gütersloh, 1907
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que Frédéric Spee avait empruntée au Cantique des cantiq
doute aux poètes latins de son temps, qui célébraient le Christ
.sa poésie, malgré le mouvement lyrique de certaines strophes quelque chose d’artificiel, Dans un cantique où il célèbre
LIMITATION RANÇAISE.
commencement de ce siècle par Clément Brentano. « Ja « ainsi ce petitlivre, » disait Spee dans sa préface, «parce qu'il « sa voix aimable et douce et franchement poétique, en d « tous les rossignols du monde; et il pourrait même rivalise
« de très bons poètes latins et autres. » Frédéric Spee pensai
la Vierge dans des odes saphiques !. Il leur ressemble en effet
retour de l'été, il montre Diane la Chasséresse en compagnie ses nymphes, et plus loin il se plaint de son abandon, « pa « que son âme est mariée au Sauveur et ne peut le rejoindre Ailleurs il présente le Christ sous la figure du berger Daphmis il met les armes de Cupidon aux mains de l'enfant Jés mélange du sacré et du profane, où pouvait se complair imagination savante, n’était pas fait pour toucher lesnar simples. Le style de Frédéric Spee est un flot pressé de mé phores, souvent disparates. Les lignes principales du sujet, s'e cent sous le luxe des ornements. Le-lyrisme individuel & 4 ment remplacé l'inspiration collective et populaire.
L'union intime de l’âme avec son fiancé céleste, cette
séduisit un grand nombre de-ses contemporains, et di thème de fastidieuses paraphrases. IL y eut pourtant, pan imitateurs de Spee, un homme de talent, et qu avec p. goût et d'étude, aurait pu devenir un écrivain : c’est Jean $ ler, nommé Angelus Silesius. Il fut élevé à à. Breslau, où sophe mystique Jacques Bœhme, mort en 1624, avait g adhérents. À Amsterdam, il fut affilié à un groupe d giens millénaires. De retour de ses voyages, en 1652,ils de l'Église protestante, alors livrée au dogmatisme, et imagination se trouvait à l’étroit. Il entra, neuf ans apr l’ordre des Frères mineurs, et mourut, chanoine de Saint à Breslau, en 1677. Dans Angelus Silesius, le mysticism dégénère en fadeur sentimentale. Le recueil de ses poésie
1. Le plus célèbre. d'entre eux est Jacques Balde, un peu postérieur Spee, et dont les Opera poelica parurent à Cologne, en 1640; Herder des traductions allemandes dans Terpsichore. — Le Trutz Nachtigall primé, d’après le texte primitif de 1649, par Hüppe et Junkmann (Coesf une édition critique en à été publiée par G. Balke (Leipzig, 1879). — Le Tugend-Buch a été republié par les soins de Brentano, à Coblenz, en 1
tre : Saintes Délices de l'âme, ou Églogues spirituelles de Psyché moureuse de son Jésus !. Mais sa théologie est surtout contenue ans ses six livres de sentences en vers alexandrins, intitulés : Pélerin angélique ?. Ici la rêverie panthéiste atteint ses. derières limites. Non seulement l’homme ne vit qu'en Dieu, mais ieu lui-même n'existe que par le lien d'amour qui l’unit à la ‘éature. « La rose que contemple ton œil mortel a fleuri de toute éternité en Dieu. — Je suis aussi grand que Dieu, il est aussi petit que moi; il ne peut être au-dessus de moi, je ne puis être au-dessous de lui, — Je suis aussi riche que Dieu; ibn y à pas en moi un atome qui ne me soit commun avec lui: — Je sais que, sans moi, Dieu ne saurait vivre un instant ; sije cessais d’être, il s'évanouirait aussitôt. » La vraie condition t bonheur, d’après Angelus Silesius, c'est le repos absolu. Ne us agir, ne plus vouloir, ne plus désirer même, ouvrir son 1e au rayonnement de l’amour divin, tel est le but idéal de la > Une telle doctrine, quelles que fussent ses conséquences orales, péchait au point de vue de l’art par la monotonie des erçus. La faculté poétique se perdait, comme toutes les éner- 58 vitales, dans le vague de la contemplation infinie. influence d'Angelus Silesius et de Frédéric Spee se pro- 1gea jusqu'au milieu du xvure siècle, et s'étendit même sur la ‘érature protestante, sans qu’on puisse dire qu’elle fût vérita- ‘ment féconde. Knorr de Rosenroth, un contemporain d’Anus Silesius, qui méla l'alchimie à la théologie, est l’auteur im Nouvel Hélicon3 ; il sait quelquefois être naturel, lorsqu'il se are de ses premiers maîtres. Dans Rosenroth, qui fut conler et ministre, l'homme du monde tempérait le mystique : iinus Kuhlmann, nature plus ardente, se fit l’apôtre d’un üveau christianisme, qu'il prêcha par toute l'Europe, et auquel oulait attacher son nom; il fut brûlé vif à Moscou, en 1689. Il Yäitque treize ans, dit-on, lorsqu'il écrivit ses Baisers célestes 4. { ajouta plus tard beaucoup d’autres poésies. Pour le comndre, il fallait d'abord, disait-il, se pénétrer de sa doctrine :
Heïlige Seelen-Lust, oder geistliche Hirten-Lieder der in ihren Jesum verlieb- Psyche, Breslau, 1657. — Édition moderne de G. Ellinger, Halle, 1904. Johannis Angeli Silesii Cherubinischer Wandersmann, Glatz, 1671. — Éditions ternes de G. Kllinger (Halle, 1895) et de W. Bæœlsche (Iéna, 1905).
Neuer Helicon mit seinen Neun Musen, das ist : Geistliche Sitten-Lieder; ‘emberg, 1864.
Æimmlische Liebe-Küsse (Iéna, 1671).
A. Bosserr. — Ilist. de la littér. allemande. 9
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