Lessing, Laocoon, X VIL
3 Éditions et traductions. — Le Printemps parut d'abord à Berlin, en 1749 Sleist ne publia que deux recueils de ses poésies lyriques (Berlin, 1756 et 1758). tamler donna une édition de ses œuvres complètes ; 2 vol., Berlin, 1760. — Édiion moderne de Sauer, avec biographie et correspondance, 3 vol., Berlin, 1881-1882. — Un choix, avec le Printemps, dans le volume cité de Fr. Munker, Anakreontiker md Preussisch-patriotische Lyriker. — Le Printemps fut traduit en français, dès année 1766, par Huber: deux autres traductions suivirent. Ce poème est écrit en rers hexamètres ayant au commencement une syllabe d'appui; la césure tombe
‘égulièrement sur le troisième pied; le vers prend ainsi une cadence particulière. ta
poète prussien, Canitz. Horace fut son modèle ; il € en Dhbies traduction élégante. C’est dans ses odes sur les victoires de Fr déric II qu'il fut le mieux inspiré, bien qu'on eût préféré, dan un pareil sujet, qu'il oubliât complètement Horace. Frédéric : est présenté comme un Apollon vainqueur, la tête ceinte d rayons, et Jupiter fait éclater la foudre devant lui. IL y a auss quelque hardiesse à peupler de Naïades l’eau noire de la Spré et à l'appeler un torrent !. Ces odes ne furent point luesd Frédéric; et il faut dire, à la louange du poète, qu'il ne fit rie pour attirer sur lui les Le du roi. Ramler aimait surtout corriger les vers d'autrui, et il lui arrivait souvent de lesgâte en les corrigeant. Il publia plusieurs recueils de poésies alle mandes, en partie empruntées à des contemporains, et revisée par lui, au grand déplaisir des auteurs. Gleim, Kle:ist, Lessing le consultaient volontiers. Il avait le vif sentiment des finesse de style et de prosodie. Il assouplit la langue, en essayant dell rompre aux rythmes variés d'Horace : ce fut là ns | mérite le plus réel ?.
Ramler contribua beaucoup à donner de la. réputation à un femme que, selon la terminologie du temps, il décora du nor de Sapho allemande. Anne-Louisé Karsch avait le don poé tique, mais elle n’eut que fort tard l’occasion de former so talent. Sa jeunesse fut en butte à la misère. Elle perdit. s0 . père de bonne heure, et sa mère la maltraita. Elle conduis d’abord les troupeaux, due le hameau où elle était née (1722), e Silésie. À seize ans, elle épousa un homme dur et avare, ebomz ans après elle se sépara de lui. Elle se maria une Second fois plus mal encore, et toujours pour échapper à sa mère. Elle ver dait dès lors des poésies de circonstance, pour faire vivre enfants. Le baron de Kottwitz la fit venir à Berlin, où elle fr quelque temps à la mode. On l'invitait dans les réunions, où: el improvisait. Gleim s’occupa de l'impression d’un recueil de: se poésies, dont elle retira deux mille thalers. Frédéric II lui-même contrairement à &e qu'on a dit, ouvrit quelquefois la main pou elle, et Frédéric-Guillaume I] lui fit bâtir une maison; mai :