GARVE, EBERHARD ET ENGEL
L'œuvre de Mendelssohn et d’Abbt, c'est-à-dire la création langue philosophique, fut continuée, avec moins Joss par Garve, Eberhard et Engel. RTS
Christian Garve (1742-1798) grandit sous l'influence de son maître à l’université de Leipzig; il passa la plus grande de sa vie à Breslau, sa ville natale: Frédéric IT lui fit une de 200 thalers pour sa traduction des Offices de Gicé meilleurs travaux sont contenus dans les Essais sur diver. empruntés à la morale, à la littérature et à la vie sociale *. We lecture faite devant l’Académie des sciences de Berlin, il. sait ce.principe, alors nouveau, qu'une langue était l’œuv nation et non des grammairiens, qu'elle pouvait s’enric dépens des langues étrangères, mais que l'autorité d'un écrivain et l'adhésion du public éclairé étaient nécessaire légitimer ses emprunts. Il croyait la langue allemande arr fhaturilé, capable de s'élever à tous les degrés du be:
|. Mendelssohn mourut en 1786. Ses œuvres ont été publiées en Leipzig, 1843-1845. — Choix par M. Brasch, 2 vol., Leipzig, 1880
9. Vom Tode fürs Vaterland, Berlin, 1761; Vom Verdienste, Berlin,
3. Voir une lettre de Schiller à Kœrner, du 15 avril 1786. — bbt
1766, àgé de 28 ans. Ses œuvres furent publiées par Nicolaï (6 vol., Berlin, 1 4. Versuche über verschiedene Gegenstände aus der Moral, der Litteratu gesellschaftlichen Leben, 5 vol., BreSlau, 1792-1802. ne
LESSING ET SON GROUPE. | 345 ime ; et il citait l'exemple de Lessing, de Mendelssohn, de na. de Gœthe, pour montrer qu’elle pouvait prendre aisént la marque du génie.
le mérite de Jean- -Auguste Eberhard (1739-1809) fut, comme wi de Garve, de donner une forme claire aux Het) es de cole. Sans ouvrir d'horizons nouveaux, il oriente agréablement bplusieurs domaines de la science. Ses travaux portent sur la fchologie, sur- les beaux-arts, sur la théorie de la langue. On “doit le premier traité des synonymes allemands. Eberhard it prédicateur à Berlin. Sa Nouvelle Apologie de Socrate l'ayant idu suspect aux autorités ecclésiastiques, il se NS à Halle, il enseigna la philosophie jusqu’à la fin de sa vie ?
berhard et Garve, tout en s’attachant à une tri élégante, manquent pas d’une certaine portée spéculative; Jean-Jac- 68 Engel (4741-1802) se renferma dans la morale pratique. Bouvrage principal, sa Philosophie à l'usage du monde est un ueil de récits, de dissertations et de dialogues, qui touchent outes les rSlatiqus de la vie bourgeoise. Laurent Stark est un nan de famille, qui dénote un esprit sage et observateur. Eñgel ivit aussi des comédies et des drames. Il fut pendant plusieurs 1ées directeur du théâtre de Berlin, et ses Idées sur la Mimique ent considérées par les contemporains comme une sorte de nplément de la Dramaturgie de Hambourg.
läce à ces écrivains et à leurs successeurs, la tradition de
sing s'est maintenue, s’est fortifiée d'âge en âge, et perpétuée qu nos Den Lessing KA re une certaine Ionne de l’es-
cn. mais on peut dire que toute fs science ont ire it les procédés de sa dialectique et, lorsqu'elle se soucie avoir, les qualités de son style.
re Einige allgemeine Betrachtungen über Sprachver besserungen (dans : Sammlung er Abhandlungen aus der Neuen Bibliothek der schônen Wissenschaften und ‘reien Künste, ? vol., Leipzig, 1802).
"et Apologie des Séldtes. oder Untersuchung der Lehre von der Seligkeit Heiden, 2 vol., Berlin et Stettin, 1772-1778. — Versuch einer allgemeinen deutnonyrnike, 6 vol., Halle et Éeipzig: 1795-1802. — Synonymisches Handwôr- “der deutschen Sprache: 149 éd., revue et augmentée, par Otto Lyon et
ndt, Leipzig, 1889.
éralement, le Philosophe pour le monde (der Philosoph für die Welt, pig, 1775-1777). — Schriften, 12 vol., Berlin, A801-1806.
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voisines. Wieland revint, après Klopstock et Lessing et m