‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 187 sur 534 · CHAPITRE NHP · texte numérisé non relu

CHAPITRE NHP

Caractère de Wieland; mobilité de son esprit. — Sa période mystiq son séjour à Zurich. — Retour en Souabe; influences nouvell L'originalité de Wieland dans ses romans et dans ses poèmes. arrivée à Weimar; ses rapports avec les contemporains ; Le M allemand. — Écrivains qui se rattachent à Wieland. Prosateu Hermès, Thümmel, Heinse, Gottwerth Müller, Musæus. Poë Nicolay, Alxinger, Frédéric-Auguste Müller, Langbein, Blum Kortum. — Influence de Wieland sur la littérature allema

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Une grande littérature ne saurait obéir à une direction sive ; il faut qu'elle représente tous les côtés du génie. na il faut même qu'on y retrouve un certain écho des littéra

côté d'eux, à la tradition française, non par opposition par un goût naturel et un penchant inné. Au reste, l'im française n’offrait plus aucun danger, depuis que lAllen avait reconnu sa voie, et que derrière Les classiques du xw on voyait reparaître les vrais classiques, c'est-à-dire les ar Wieland lui-même'n’avait rien d'un Gottsched. Son rôle tout de montrer comment il fallait imiter. Avec ce quilre ses modèles et ce qu'il ne devait qu'à lui-même, ilse, manière à part, très allemande au fond, très personnelle et surtout très littéraire t.

1. Éditions des œuvres, correspondance et ouvrages biographiques. —. publia lui-même et simultanément trois éditions de ses œuvres, une éd luxe in-quarto en 36 vol., et deux éditions-in-octavo, l'une en 36 e 39: vol., toutes les trois en lettres latines, et chacune avec 6 vol. « ments : Leipzig, 1194-1802. — Une édition plus complète fut donnée aprè

par Gruber, en 53 volumes; Leipzig, 1818-1828. — L'éditeur y joignit graphie très étendue : C. 4. Wieland's Leben, en 4 partics, Icipz

n se représente ordinairement Wieland comme un disciple de aire : Il l'était en éffet, mais avec des nuances dont Voltaire uit souri. Il était porté à l'enthousiasme et à la réverie. Peu lui orlait, au reste, la forme de son rêve, et il en adopta plusieurs S le cours de sa vie. C'était un esprit souple ét délicat, flottant

sises idées, mais constant dans ses goûts, facile à entraîner,

s ne franchissant jamais certaines limites, comprenant tout cceptant tout, excepté ce qui est vulgaire : un roseau, disait he, que le vent des opinions inclinait de côté et d'autre, mais sa petite racine tenait toujours fixé au sol. iistophe-Martin Wieland est né le 5 septembre 1733, à rholzheim, près de Biberach, dans la Souabe méridionale, Son & génie se déclara de bonne heure; tout enfant, il compodes vers en plusieurs langues. Fils d’un pasteur, et destiné Carrière de son père, il fit ses premières études dans un lissement où régnaient des influences piétistes, aux envide Magdebourg. La faiblesse de ses poumons, qui lui renla prédication difficile, l'ayant fait renoncer au ministère é, il se rendit à Tubingue pour suivre les cours de la faculté lroit; mais il y apportait des impressions qui, pour n'être tineffacables, n’en déterminèrent pas moins pendant ques années la tournure de son esprit. L'amour idéal que lui dune parente, Sophie de Gutermann, éveilla sa verve poé- ILécrivit pour elle son poème De la Nature des choses, où, en imitant Lucrèce, il prétendait réfuter le matérialisme Te'secours de la Bible. La nuance mystique de ses premiers Se élassait dans les rangs de l’école suisse. Il vint à Zurich, Klopstock venait de partir, et y demeura sept ans (1752-1759), ant des ouvrages trop peu médités, réfutant Ovide comme ait réfuté Lucrèce, et se livrant même à des polémiques nnées. Il devint le champion de Bodmer, qui l’appelait econd Klopstock. Une sortie violente contre Uz et les

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Sanacréontiques, dans la préface des Ssntiments d'un chré- ” ä

> biographie plus succincte et plus récente est celle de Dœring (Iéna, 1853). Sendre de Wieland, le libraire Gessner, fit un premier recueil de ses Auspewählte Bricfe, 4 vol., Zurich, 1813-1816. — Une édition critique Mres,et de la correspondance en 50 volumes se publie, depuis 1909, par us de l'Académie des Sciences de Berlin. — Choix par G. Kice (4 vol., 3et Vienne), par W. Bœælscho (4 vol., Leipzig) et par F. Deibel (3 vol, . EE 07). — A consulter : Gœthe, Zum Andenken Wielands. es Conservations d'Eckermann, à la date du 11 avril 1827.

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