‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 193 sur 534 · VE · texte numérisé non relu

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1 L « Heisser liebe durch dich Enkel und Enkelin : « Gott und seine Natur, herzliche Brudertreu, 1e « Einfalt, Freiheit und Unschuld, 4 «“ Deutsche Tugend und Redlichkeit.

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bd « Stilles Trittes, o Voss, wandelt indess dein Fround « Durch Gefilde der Ruh, lauschet der Nachtigall

« Und der Stimme des leisen . RS « Mondbeschimmerten Wiesenborns:

« Singt den duftenden Hain, welchen das Morgenrot 2 « Ueberflimmert mit Gold, oder den Frühlingsstrauss, . « Der am Busen des Mädchens,

4 * Mildgerôtet vom Abend, bebt.

di k « Mir auch weinet, auch mir, Wonne! das Mädchen Dank, fn « Küsst mein zärtliches Lied, drückt es an ihre Brust, ans « Seufzt : Du redlicher Jüngling, “A

…. « Warum barg dich die Gruft so früh! »

0sS et Fréd.-L. de Stolbérg, en publiant les poésies de Hœlty (Hambourg, 1783, rent devoir les corriger. Le texte primitif a été rétabli, d'après le manuscrit Sest retrouvé dans les papiers de Voss, par Halm, dans son édition critique ; ipzig, 1869 ; petite éd., corrigée, 1870). Ft Frédéric Matthisson était né en 1761, aux environs de Magdebourg. Ses écrits EAN: été publiés en huit volumes, À Zurich, 1825-1829. — Choix dans : Lyriker und ker der klassischen Periode, par Mendheim (collection Kürschner). — L'article de iller a paru d'aberd dans la Gazette littéraire d Léna, en 1794.

de Matthisson, maisil est us sobre dans ses Ro i se borner au trait essentiel. Né à Malans, dans le pays des : sons, en 1762, il entra comme officier dans les gardes suisses Louis XVI; l servit plus tard sous le général Montesquiou | Savoie, et sous Masséna dans la campagne de Zurich. Après rétablissement de la paix, il se retira dans ses domaines, où mourut en 1834. Salis semble avoir été assez indifférent au sut de ses poésies; ce fut Matthisson qui se chargea dé les recueill … Son langage a une certaine grâce austère, comme le paysage qu aime à évoquer devant son esprit. Salis nous a rendu Hœlty, éc vait Voss en 1789. Chez tous les deux, en effet, une pensée tri se mêle au spectacle de la nature : pour l'Hh, c’est la proxim de la mort; c’est, pour l'autre, le souvenir des lieux qu'il quittés. « Adieu, vallées de ma patrie, Alpes sacrées ! » s'écrié Sa dans une de ses élégies, datée de Paris. « Mon chant vous bà «de loin ét voudrait vous apporter la paix. Sôis heureux « reste libre, Ô pays de l'innocence et de la fidélité! Que | Ve ri de tes libérateurs planent sur toit!»

La mélancolie de Salis est plus touchante que celle. dé M thisson, parce qu’elle procède du cœur et non de l'imaginatio elle à aussi des dehors moins apprêtés. Tiedge se rapproc davantage de la manière large, ou plutôt diffuse, que Matthiss avait mise en vogue. Il eut une existence écaire. jusqu’au e où il connut la baronne Élise Von der Récke, dont il publia | œuvres. Il demeura chez elle, à Berlin et ensuite à Dresde, etel lui légua une partie de sa fortune. Tiedge a été, lui aussi, tropié par Ses contemporains. « [l'y a eu un temps, » ait Cethe «où «ne chantait, où l'on ne déclamait que l’Uranie, où Uranieétaits «toutes Les tables ?. » Uranie, noème lyrico-didactique en six Sur Dieu, l’immortalité et la liberté, qu’on ne lit plus aujour a eu huit éditions, avant de reparaître dans les œuvres. plètes de l’auteur. C’est une suite de dissertations métaphysiq où se détachent çà et là quelques beaux vers. Avant de publier

| 8 « Lebet nun wohl, ïihr Täler der Heimat! ihr heiligen Alpen! « Fernher tônt mein Gesang Segen und Frieden euch zu. =

« Heil dir und dauernde Freiheit, du Land der Einfalt und Treue!

« Deiner Befreier Geist ruh’ auf dir, glückliches Volk! »

— Gedichte von J. G. Salis, gesammelt von seinem'Freunde Matthisson, 1793; 12° éd., 1869. — Choix (avec Gessner et Haller\, par Ad. Frey (Co Kürschnèr).

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