‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 195 sur 534 · SCHUBART · texte numérisé non relu

SCHUBART

Bécole de Gœttingue n’a pas de limites bien précises; c'est ême un de ses côtés intéressants que la variété des talents Welle réunit dans son sein ou qu’elle groupe autour d’elle. On eut y raltacher encore, d'un peu loin, un poète qui se forma iKlopstock, mais qui se fit une originalité par un certain nre d'éloquence populaire, passionnée et frondeuse : c’est chubart. Né à Obersontheim, en Souabe, en 1739, d'abord maître école comme son père, puis organiste à État re, Schuanbavait un égal talent pour la parole, pour la poésie et pour la uSique ; mais il n’était en tout qu'un brillant improvisateur ; tout avail suivi lui répugnait. La liberté avec laquelle il exprimait Sopinions hétérodoxes lui aliéna le clergé; son humeur indéondante déplaisait aux grands; et il faut ajouter que, par son souciance et sa dissipation, il donnait contre lui des armes à ses anemis. Il perdit sa charge, et fut même banni des États de lurtemberg. Il vécut successivement à Heilbronn, à Heidelberg, Manheim, à Wurzbourg, partout accueilli, même traité avec disnction, puis abandonné ou persécuté. À Augsbourg, il fonda un ubnal, la Chronique allemande, qui fut aussitôt populaire, et ses ncerts de lecture attirèrent un nombreux auditoire; ce fut Lu essiade qui lui valut ses plus beaux succès. Mais le duc Charlesugène de Wurtemberg, qui ne pouvait lui pardonner la fran-

l. Christophe- Auguste Tiedge, né à Gardelegen, dans la Vieille-Marche de Hlsso. en 1752, mourut à Dresde, en 1841.

Éditions. — Uranie parut d’abord en 1801. — Première édition complète des uvres, 8 vol., Halle, 1823-1829; 4e éd., 10 vol., Leipzig, 1841. — Vie et œuvres sthumes, par Kalkenstein, 4 “ie Leipzig, 1841. — Choix dans : Zyriker und piker der klassischen Periode, par Mendheim (collection Kürschner). — A conlter: R. Kern, Beiträge zu einer Charakteristik des Dichters Tiedge, Berlin, 1896.

direction du théâtre dé la cour; on l'autorisa r même à re] son journal, dont le revenu <oee attribué en partie à

dans ses chansons, il n’est a trivial et ne Mais, os dans l'hymne, dans l’élégie, où il peut se donner cart touche au sublime, quand il ne déborde pas

… 1. Christian Friedrich Daniel Schubarts Gedichte aus dem Kerker, Z — (Gesammelle Schriften, 8 vol., Stutigart, 1839-1840: = Choix (avec | Müller) dans : Sfürmer und Drängcr. III, par A. Sauer (collection Kürsch consulter : D. Fr. Strauss, Schubarls Leben in seinen Briefe Schriften, VITI-TX, Bonn, 1878); — E. Nægele, Aus Sehubart'e Le Jen UN Stuttgart, 1888. S Eva LIRE 7

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