HERDER, GŒTHE ET SCHILLER
y CHAPITRE PREMIER
« STURM-UND-DRANG
ode révolutionnaire de la littérature allemande. Les génies orifinaux; ardeur des convictions; incertitude des principes. — 1: La poésie et le théâtre. Klinger ; ses drames désordonnés: ses romans; ses Réflexions et Pensées. Lenz et Wagner. Le Peintre Müller ; ses idylles; son Faust; sa Niobé. — 9. La philosophie. Influence de Rousseau. Hamann. Frédéric-Henri Jacobi. — 3. La pédagogie. Application des idées de l'Émile. Basedow. Pestalozzi. 4: Point de vue nouveau. Goût de la poésie primitive; étude historique des littératures; esprit cosmopolite.
aa dit et répété que la littérature allemande a commencé lawcritique, tandis que la plupart des littératures finissent là, et la remarque est juste, si l’on date la littérature allemande réformes de Lessing. Il ne faut pas oublier cependant que stock avait précédé, et, si linfluence de Lessing a été plus ble, celle de Klopstock a été plus puissante sur les contemins: C'est lui, en réalité, qui domine tout le premier âge sique, et qui à donné l'éveil au génie poétique de l'Allemagne. qui frappe surtout, lorsque l’on considère ces premières
#eSfécondes du milieu du siècle, c’est l'effort qui s’y déploie, :
urs, la poésie naît, pour ainsi dire, d'elle-même, quand son 'e est Yenue; elle marque un degré précis du développement mation ; elle est comme une fleur dont rien ne peutavancer elarder la saison, et qui ne s'ouvre que sous certaines
‘unique et certaine de la vraie poésie. On ne rejette pa
joue génie, et il s'est trouvé dE eux qu'ils avaient ouve voie et qu'ils marquaient un point de départ. Une poésie nale semble être une chose spontanée, indépendante de la vok humaine, dont il est impossible de provoquer ou de hâter l av ment. C’est le Dieu qui descend, comme dit-Schiller, mais conjuration, si puissante qu'elle soit, ne peut le forcer à cendre !. :
Jusqu'à Klopstock et Lessing, l'Allemagne n’a été réelle inventive que dans la théologie, elle s’est préparée ainsi au prépondérant qu'elle jouera dans le mouvement philosophi du xvure et du xixt siècle. En littérature, si l’on excepte law épopée nationale et la poésie sentencieuse et satirique ‘du mo âge, elle a marché d'imitation en imitation. Parfois elle*: imaginé avoir assez approché de ses modèles pour pouvo tendre à une demi-originalhité, et cette demi-originalité a sen lui suffire. Et voici que tout d’un coup elle se sent à l'étroi c
; les liens qu’elle s’est forgés elle-même, et elle s’agite fée
mentpour conquérir son indépendance. C’est alors P époq a appelée du nom intraduisible de Sfurm- und-Drang ?.
Ce qui caractérise les écrivains de l'école done confiance illimitée en leurs propres forces, un haut se de leur personnalité. Ils s’appellent eux-mêmes les géni naux. L'originalité est considérée désormais comme à
ment les modèles décidément antipathiques à l'esprit all et que Lessing avait déjà proscrits; limitation est regard
elle-même comme une preuve d’impuissance. On va ph | comme on ne veut plus de modèles, pourquoi ne se passel pas des règles qui ont été formulées d’après les modèle