‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 198 sur 534 · STURM- UND- DRANG · texte numérisé non relu

STURM- UND- DRANG

plus dès lors qéeile nature. « Elle seule, » dit Werther dans 4° man de Gœthe, « elle seule forme le out artiste. FH y a éaucoup à dire en faveur- des règles, à peu près ce qu'on dit lalouange de la société civile. Un homme qui se forme d’après srègles ne produira jamais rien d’absurde ni de mauvais, même que celui qui s'est modelé sur les lois et les bienéances ne sera Jamais un voisin insupportable ni un insigne . célérat. Mais, en revanche, toute règle étouffera, quoi qu’on en

ise, le vraï sentiment de la nature et son expression fidèle, » * Maut que l'artiste se mette en face de la nature, qu'il en

oive l'impression directe, ét qu'il traduise cette impression ÿ e‘une entière naïveté. Tout intermédiaire est un obstacle et voile. Un seul interprète, un seul guide est respecté : Shake-, / are. On voyait en Shakespeare une source de poésie primitive, Sépanchait au hasard, couvrant les vaines barrières d’une laStique démodée. Conçu de la sorte, Shakespeare était encore iature. « Nature! nature! » s'écriait Gœthe, en 1771, dans un ours enthousiaste où il célébrait la mémoire du grand poète, utest nature dans les héros de Shakespeäre ; il a créé des ommes, comme Prométhée, mais de stälure colossale. »

egénie interprétant librement la nature, tel fut donc le # sramme des jeunes poètes qui débutèrent bruyamment dans ittérature vers 1770. Mais, des deux termes de ce programme, un ne répondait à un Ensetnble de conceptions bien nettes. ätér donne du génie une définition abstruse, d’où il paraît sobtir que c’est une chose surnaturelle, qui n'est liée à : une condition terrestre; son caractère est celui « d’une parition »; ses effets sont immédiats et inexplicables !. Quant Miûture, ce mot embrassait évidemment le monde intérieur | xtérieur. On était donc disposé à croire que le poète devait + naître la société au milieu de laquelle il vivait, le passé et le 5 sent de l'humanité, et avant tout le jeu des passions et des à rêts. Mais on ajoutait aussitôt que le génie, instinct prophé- Le e et divinatoire, tenait lieu d'observation et d'étude. Dieu, avait créé le poète comme un être d'exception, et qui l'avait

éde toutes pièces pour la conquête du monde idéal, ne pou- | ädmettre aucune collaboration dans son œuvre; la science - ‘28 aine n'avait rien à ajouter à l'inspiration, don du ciel. En ”

Oinquante-sixième fragment physiognomonique. F

ie un mot, on avait concience d'un dut os

« nature; lui aussi était parti de très bn Ce que d’autres

on y tend ardeur; mais on ignorait absolument le terrain sur 1 T

or hou et si quelques écrivains, ceux qui avaient vra m génie, s’élevèrent en s’éclairant eux-mêmes, les autres r noyés dans le vague de leurs théories.

{. — LA POÉSIE ET LE THÉÂTRE. — KLINGER. — LENZ. — WAG LE PEINTRE MULLER. 5

Il faut faire deux parts dans la littérature de cette épo Gœtz de Berlichingen, Werther, les premières scènes de Fa les premiers drames de Schiller, marquent les débuts de d carrières qu'il faut considérer dans l’ensemble. Gæthe et Schi sortirent de la tourmente où ils furent entraînés un instami même dans leur fougueuse jeunesse ils sont grands er D'autres écrivains ne changèrent jamais, ou changère vraies victimes de la révolution qu'ils aidèrent à accompl : sont d'abord Klinger, Lenz et Wagner, qui font partie d rage du jeune Gœthe, ensuite Frédéric Müller, qui, par ke tère de sa poésie, se le au même groupe.

Klinger, tout partisan qu'il est de la liberté absolue n’est, au fond, dans ses drames, qu'un des imitateurs le heureux de Shakespeare. Quant à sa philosophie morale. peut-être par là qu'il est le plus intéressant, il Has Rousseau. « L'Émile, » dit Gœthe, «était pour lui le livre « et fondamental, et les pensées de Rousseau fructifi « tant plus dans son esprit, qu’elles exerçaient une. « générale sur le monde civilisé. Elles avaient plus d « sur lui que sur d’autres, car il était, lui aussi, l'en ar

« d'abord à rejeter ne lui avait jamais appartenu; leslie « ils devaient se débarrasser ne l'avaient jamais encha

« de la nature. » Mais une fâcheuse expérience le forçait « reconnaître que « tout dégénère entre les mains de | « Il n'eut pas à lutter avec lui-même, mais avec le mo a tionnel qui l'environnait, et auquel le citoyen de Ge

RATE 2 il

© & STURM-UND-DRANG, » 375

10 ; x : z s efforcé de nous arracher. Qu'arriva-til? Dans la situation où se

trouvait le jeune Klinger, une telle lutte était souvent pénible ét dure.. Violemment refoulé en lui-même, il fut absolument hors d'état de s'élever à une culture tranquille et sereine. Il dut prendre sa place d’assaut : de là une veine d’amertume qui se glissa dans sa nature, qu'il entretint et qu'il nourrit parfois dans la suite, mais qu'il sut le plus souvent combattre et surmonter, » D

Né à Francfort-sur-le-Méin en 1752, de parents très pauvres, édéric-Maximilien Klinger eut encore le malheur de perdre son re de bonne heure. Il fit ses études avec l’aide de quelques perines que sa précoce intelligence avait intéressées à lui. Puis il rcourut l'Allemagne avec une troupe de comédiens, et écrivit idement un grand nombre d'ouvrages dramatiques, « explosion le son dépit juvénile », dit-il plus tard. Les Jumeaux commen- ‘ent sa réputation, en 1774. Cette pièce fut préférée, grâce à élques scènes éloquentes, au Jules de Tarente de Leisewitz, ns le concours qui avait été ouvert par le directeur Schræder, Sujet était le même, sous des noms différents; c'était celui de IX frères ennemis. Sfurm und Drang, publié trois ans plus tard, ait certainement oublié aujourd’hui, si le titre n'avait acquis importance “historique. On y voyait deux familles rivales de 0sse se réconcilier dans le Nouveau Monde et combattre pour iberté des États-Unis. Il serait inutile d'entrer dans le détail

| drames et des comédies de Klinger. Ce sont des créations

ives d’une imagination surexcitée. On y trouve, exprimé sous

tes les formes, le contraste entre les pures inspirations de la

ure et les influences délétères de la société; c’est comme un

imentaire de l'Émile. Les personnages sont faits pour la vertu

ébonheur, mais voués à l'infortune et au crime par des com-

alions fatales. Leur langage n'est, d'un bout à l’autre, qu’une

tentieuse déclamation. Caractères, sentiments, style, tout est

liciel, et, dans ce poète qui n’invoquait que la nature, c’est le

ürel qui manque le plus.

épendant il est aisé de reconnaître chez Klinger un fonds

ées sérieuses et solides, qui n’était que voilé momentanément.

äraissait comprendre lui-même que Îles excès qu’il encoura-

tne pouvaient être que passagers. « On a beaucoup blämé, »

Poésie et Vérité, livre XIV.

ABossenr. — Hist. de la littér. allemande, 13

« LA

« vages qui ont envahi la littérature et Srtqut le théâtre. . Ma

« est certain que nous avons dû passer, nous autres Allema « par ces caricatures, avant de pouvoir dire : Ceci, et non au «chose, est conforme à notre manière. Rien ne mürit sans fer ; « tation. Les règles étroites et les tirades glacées du théât

« rude. D'un autre ce nous n'avons pas l'humeur assez cap « cieuse pour nous accommoder des bonds fantastiques du gén « anglais. Si nous nous Sommes tant démenés aus ici, ( €

« Aa ue » IL y. avait une certaine perspicacité dans ces pro

RE

qui la trouvèrent. à Klinger était devenu, en 1780, lecteur du grand- -duc Paul

Russie, qu'il accompagna dans un long voyage en Europe. Îl une fortune rapide à la cour de Saint- Pétersbourg, et fut nom successivement major ou dans ere directeur de l'h

à son éloge, qu il ne perdit rien, dans sa situation Do l'indépendance de son espritet dé son caractère. Il écrivit ento pour les théâtres de l'Allemagne, quelques pièces, aussi l composées que les premières, mais moins extravagantes da sentiments et dans le style. Il se tourna de plus en plus roman et la dissertation morale, où il se trouvait plus ds Klinger n’était point artiste ; la poésie dramatique, où toulé parties concourent à l'effet général, était, de tous les. ge celui qui lui convenait le moins. Dans ses romans, on re partout le disciple de Rousseau. L'idée fondamentale, p moins nettement énoncée, est toujours le contraste ent et le réel, entré la nature et la société, entre la- libre volonté l'homme et l'injuste rigueur du destin. Ge qui manque, C principe supérieur, conciliant les. termes opposés. La vie de: ses aclions et sa descente en enfer, n’est en rien comparab poème de Gœthe; le sujet est transporté sur Île terrain de toire, et la conelusion est, que les malheurs de l’huma

|. La mort de son fils, blessé à la bataille . Borodino, attrista sa vie se démit de toutes ses fonctions en 1820, et vécut dans la retraite

jusqu'en 183}. \ |

a © € STURM-UND-DRANG: » 377 ip, source dans une fausse civilisation. L'Histoire de Giafar le Fmécicle et l'Histoire de Rafaël de Aquillas montrent deux vicïes de l'oppression politique et religieuse. Enfin l'Histoire d'un lemand de nos jours retrace la destinée d’un jeune prince qui ut réformer ses États d’après les principes du xvie siècle, et i voit ses intentions méconnues. Les Réflexions et Pensées sur es sujets du monde et de la littérature resteront peut-être le vrai e de gloire de Klinger; c’est, de tous ses livres, celui qui se ibéncore avec le plus de profit. à tlinger à la cour de Russie, c’est La Bruyère dans la maison Grand Condé, avec cette différence que le spectacle auquel nger assista pendant un demi-siècle était encore plus découeant pour un philosophe que celui de la société aristocratique Versailles. Il fallait toute l'élévation naturelle de son esprit, et fonds de jeunesse et d'enthousiasme qui lui était resté, pour pas tracer de l'humanité un portrait plus noir que celui qu'il Sen à laissé. Tout en observant les autres, 1l s’observait luime, et les Réflexions et Pensces sont surtout intéressantes à le confession. « L'homme intérieur ne vieillit pas », dit-il, nt que l'intelligence et le cœur restent unis. » Et ailleurs : a lu tout ce que les Grecs, les Romains, les Italiéns, les uglais, les Français et les Allemands ont pensé et imaginé. abobservé toutes les actions des hommes, grandes et petites, tes et raisonnables, autant que ma situation et la portée e mon regard me l’ont permis. Ce que Je suis, je le suis’ evenu par moi-même; je me suis appliqué à former mon puit, et mon caractère, selon mes forces et mes dispesi< ons naturelles: et comme je me suis employé à cette tâche rieusement et honnêtement, ce qu’on appelle la fortune st venu de soi-même, Je me suis observé avec plus d’attenin de me suis traité avec moins de ménagement, que .je di traité et observé les autres. Par ma naissance et mon lugation, j'ai connu les classes inférieures et moyennes ; par diluation,-les hautes classes. et même les plus hautes. Je a jamais joué un rôle ; je n'ai jamais senti en moile moindre

Fausts Leben, Taten und Hôllenfahrt, Saint-Pétersbourg, 1791. — Geschichte 78) des Barmeciden, Saint-Pétersbourg, 1792. — Geschichte Raphaels de las, Saint-Pétershourg, 1793. — Geschichte eines Teutschen der neuesten Zeit, 18» 1798. — Betrachtungen und Gedanken über .verschiedene Gegenstände der un der Litteratur, 3 parties, Cologne, 1803; Saint-Pétersbourg, 1805,

« penchant à le faire; j'ai toujours présenté au monde mon «caractère, ma manière d'être inaltérable, avec une telle ass «rance, quil ne me paraît plus possible aujourd’hui que « sois jamais autre ni que j'agisse autrement. » Un homme ( pouvait dire cela de lui-même était né moraliste; et s'il av trouvé sa voie plus tôt, peut-être l'Allemagne aurait-elle eu lui un émule de Shaftesbury ou de La Rochefoucauld. ; « Lenz et Klinger, » dit Gæœthe, « étaient à peu près du mê « âge, et ils rivalisèrent d’ardeur dans leur jeunesse; mais Le « passa comme un météore sur l’horizon dé la littérature, ett « parut soudain sans laisser de trace ?. » Reinhold Lenz, origina de la Livonie, et qui accompagna en 1770 deux gentilshomn russes à Strasbourg, où il connut Gœthe et Herder, n’était env qu'une intelligence mal équilibrée, dévorée d’ambitions fiévreus qui le conduisirent à la folie. Après avoir longtemps erré en Alsà en Suisse, en Allemagne, il fut ramené dans sa patrie par\: frère. IL mourut à Moscou, en 1792, déjà presque oublié. Cep: dant il avait été considéré, à ses débuts, comme un grand poi et lui-même se donnait pour tel. Dans une satire intitulée P demonium germanicum, il se représente escaladant le Parna A rrivé au sommet, il s’écrie : « Être seul, quel tourment! Je « bien des traces de pas, mais tous tournés vers le bas de lm « tagne. » Apercevant Gœthe, établi en face de lui surun pr il Ini dit : « Frère, soyons unis! » Bien des gens pensaient qu'ils s'étaient partagé le domaine du théâtre, Gœthe pren drame sérieux, et Lenz la comédie. Mais Lenz ne comprèné fait de comique, que le baroque, et tout son génie con: À selon l'expression de Gœthe, à s’affubler de la jaquette des cl Ses comédies ont quelques scènes tracées de verve, mais l'e vagance domine. Ses romans sont de fades développemé Werther. Sa poétique était l'irrégularité érigée en princ licence cälculée, c’est-à-dire le pire des pédantismes Qu

1. Éditions et ouvrages biographiques. — Une édition complète des œuvr Klinger est encore à faire; l'édition qui s'intitule Sämtilche Werke (12 vo gart et Tubingue, 1842) ne contient même pas Sturm und Drang. — Cl Siürmer und Dränger, de Sauer, I (collection Kürschner). — Le pet Klinger, Max Rieger, a publié sur lui deux volumes de biographie in der Sturm- und Drangperiode, Darmstadt, 1880; Il, Alinger in seine» R stadt, 1896. — A consulter : Erich Schmidt, Lenz und Xlinger, Berlin,

9, Poésie et Vérité, livre XIV. A

3. Éditions. — Gesammelle Schriften, par Ticck (3 vol, Berli E. Lewy (4 vol., Berlin, 1909) ot par Fr. Blei (4 vol., Munich et L

€ STURM-UND-DRANG

est ici le lieu, » dit encore Gœthe, « de mentionner en paslun bon compagnon, qui, sans être particulièrement doué, ritait pourtant d’être compté. Il s’agit de Wagner, membre notre cercle à Strasbourg, puis à Francfort. Il ne manquait d'esprit, de talent et d'instruction; il montrait du zèle, et it le bienvenu. Il m'était fort attaché ; et comme je ne faisais nt mystère de mes Projets, je lui confiai, ainsi qu’à d'autres, n plan de Faust et surtout la Catastrophe de Marguerite. ]1 npara du sujet, et en profita pour une tragédie, l'Infanti- 2 » Gœthe ajoute qu'il ne garda point rancune à Wagner n larcin. Le fait est que l’Infanticide ne saurait Jeter la dre ombre sur Faust. La pièce fut interdite, et c’est en vain e frère de Lessing la remania Pour en rendre la représenta- © possible devant les honnêtes gens ?».

nest ni Wagner ni Lenz qu

& nous voudrions rapprocher nger, mais ce poète qu'on a

appelé le Peintre Müller, qui ten réalité ni un grand poète ni un grand peintre, mais ait en lui l’étoffe de l’un et de l’autre. Ce qui lui manqua, €, à Klinger, c'est un développement régulier, Né à nâch en 1749, orphelin de bonne heure et p

auvre, Frédéric fut amené à dix-sept ans dans un atelier de peinture à

Ponts; il obtint Plus tard un emploi à l’Académie des arts de Manheim. Il écrivit d’abord des idylles en prose, ues, srecques et allemandes. Les premières tiennent encore ssner, avec un sentiment plus profond et un coloris plus “Mais les idylles allemandes entrent franchement dans la Pulaire; ce sont. des peintures fidèles des mœurs du Palaet l’on peut y voir déjà une forme anticipée du roman 0ÏS moderne. En même temps, Müller chantait dans des S\les légendes de son Pays. L'une d’elles lui inspira même 8 drame en cinq actes, Golo et Geneviève, qui ne fut publié 1841 par Tieck. C’est un tableau de la société féodale, qui

, Francfort, 1884. — Gedichte, par le avec Wagner), par Sauer : Stürmer und Dränger, consulter : Froitzheim, Lenz und Gœtlhe, Stuttgart, 1891; — Rosanow, n Leben und seine Werke, traduit du russe par Gutschow, Leipzig, 1909. Eindesmérderin, Leipzig, 1776; réimpression, Heiïlbronn, 1883.

né à Strasbourg en 1747, s'établit com Où il mourut en 1779. 11 arrangea le A/acbeth

anheim, et il traduisit du français l'Zssai sur l'art dramatique de Mer-

ulter : Erich Schmidt, A, Z. Wagner, Gœthes Jugendgenosse, 2e éd,,

NE

380 LA LITTÉRATURE CLASSIQUE. Les

a beaucoup d’analogie avec Gætz de Berlichingen; Golo

combinaison de Weislingen et de Werther : Mathilde res

à Adélaïde de Walldorf. Le plan est encore plus étendu q

de Gœthe, et la multiplicité des incidents nuit à l’inté pourrait s'attacher aux personnages principaux.

“à Tous les poètes de ce temps s'essayent dans les A . qu

4 été traités définitivement par Gœthe; tous tâtonnent autou

grand maître. Frédéric Müller écrivit un Faust, comme lir

«Faust, » dit-il dans une dédicace, «a été dès mon enfance u

«mes héros favoris, car je le considérais dès lors comm

« homme exceptionnel, qui a toute la conscience de sa forc

«frein que la destinée a mis à sa volonté le blesse, et il î

+ «à se délivrer, pour marcher librement dans sa voie. Il ale

«rage de renverser devant lui tout ce qui obstrue ses as

« HHeTne le on assez chaud pou se jeter dans les bras

«C « noce: être tout ce que l’on sent Ro être, n 'esttep No « fond de notre nature? » Pourquoi faut- il, hélas! que 2 sublime effervescence avorte misérablement? Ce que le Fa Le Müller demande au démon, ce n’est pas de lui révéler le nl 2 de la création, c’est de l'aider à payer ses dettes. L'ouv : resté inachevé; les scènes principales parurent de 177 6 ce que Müller y ajouta plus tard, après la publication de Gæthe, n’est qu'une paraphrase de l’ancienne lég et était trop grand pour lui. AA Un autre de ses ouvrages dramatiques, Niobé (1778), une ébauche du Prométhée de Gœthe. L'idée mère € pouvoir du génie créateur. Niobé propose à l'ado ie hommes ses fils et ses filles, « race nouvelle et indot s « qui l'humanité se sent régénérée ». — «Qu'un mur s'él « mais entre le cielet la terre! Que les dieux, opulents « s’usent dans leur dépit, et que l'humanité ne soit plu « à leur caprice! Que la force et la noblesse, et le libre «dés dons plus précieux que le larcin de. Promé « assurés aux fils de la terre! » La pièce est écrite, com ment de Gœthe, en vers libres et rythmés; mais le $s = Ja beauté plastique qui conviendrait au sujet. Gœthe ayant procuré à Frédéric Müller, en 1778, Il de se rendre en nai il se fixa à Rome, où M mour

ipale occupation. Michel-Ange fut son modèle, mais il l'imita ne les poètes du temps imitaient Shakespeare. Comme re, Müller à été appelé le démoniaque. Gœthe lui

Mjuin 1781), à l’occasion d’un tableau qu'il avait envoyé à dar : « Le féu de l'inspiration n'autorise pas plus le peintre ivaguer qu’il ne Permet au musicien de donner une note sse. Plus l'effet veut être puissant et prompt, plus l’instrunt doit être Juste. Je ne puis considérer vos peintures et dessins que comme des bégaiements d'enfant, et l'impres- 1 qu'on en reçoit est d'autant plus pénible, qu'on voit bien lartiste est un homme fait, qui a beaucoup à dire, et dans oùche duquel un tel langage n’est plus de saison. » Gœæthe * pu en dire autant des œuvres littéraires de Müller, et de Mlès productions de l'école dont lui-mêm nesse : école pleine d'une ardeur génér üait la première condition du grand

et la pleine possession dé $0i-même 1,

écrivit

e faisait partie dans euse, mais à laquelle art, la maturité du

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