LA PHILOSOPIIE. — HAMANN. — JACOBI
Poètes avaient cherché Ja nature dans Shakespeare: les IT: Te
)phes et les moralistes la cherchèrent dans Rousseau; et 2 en Allemagne tout poète est doublé d’un philosophe, le 1 de Genève eut bientôt plus d’admitateurs et de disciples rakespeare lui-même. If n’y à Pas un grand écrivain alledu xvie siècle qui n’ait senti son influence. Schiller lui
nta ses premières théories Sociales, Herder ses premières Le |
Un,
ions. — Les œuvres de Fr. Müller furent publiées, avec le concours de LCA — Œuvres choisies, par ettner, 2 vol., Leipzig, 1868. — Choix par Sauer : Stürmer und Drän- - Faust, qui avait été adouci par Tieck, a été
Maler Müller, dans les Deutsche Litt5nie des XVIII. Jahrhunderts, Heïilbronn, 1881). — A consulter : Seufrert, ï €
ami du jeune
rrespondance téressante ; elle a été publiée en trois séries par K. Wagner (Briefe an
— Briefe an und von Merck, Darmstadt, 1838: — von Gœthe, Herder, H&œpfner und Merck, Leipzig, t de sa correspondance à été donné par E. Wolf
CUT STURM-UND-DRANG. » | 3gl
idées sur la religion. Le jeune Gœthe était pénétré de ses ét Werther et Faust, dit un critique allemand, ne se conçoivé sans Rousseaut. Même des esprits positifs comme Lessin Kant furent sous le charme de ses tirades éloquentes. L annonçant le Discours sur le rétablissement des sciences et des se sentait « pénétré de respect devant ces hautes considéra et un correspondant de Herder lui écrivait en 1766 : « L’e: « Kant est en Angléterre, où se trouvent Hume et Rouss: On serait autorisé à croire, d’après tant de témoignages di que l'influence de Rousseau a été encore plus corisidérabl Allemagne qu'en France. US Deux hommes représentent, chacun à sa manière, l'esprit losophique du groupe des génies originaux : Hamann et a Jean-George Hamann, qu'on appelait le Mage du Nord : étrange, énigmatique, est né à Kænigsberg, en 1730. Il fu cessivement commis, greffier et précepteur, voyagea beat et lutta contre la misère. Il fut accueilli par la princesse G à Munster, par Jacobi à Pempelfort, et il mourut en 118 moment où, malade et désenchanté, il allait retourner dan pays. Hamann parcourut toutes les sciences; l’histoire de: gues et la théorie des arts l'arrêtèrent le plus longtemps, pourtant le fixer. Il eut surtout de l'influence par ses personnelles; il parlait mieux qu'il n’écrivait. Ses écl fort courts, composés principalement des réflexions que tures lui inspiraient, et obscurs lorsqu'on ne connaît sion qui les faisait naître. Car Hamann se donnait ra peine d'achever une pensée; il n'indiquait que le terme raisonnement ou d’une association d'idées, en né ‘intermédiaires. Souvent lui-même, en se relisant, ne $ nait plus. «Je ne suis point fait, » dit-il, « pour les pri « vérités, les systèmes. » Ce qu'il faut chercher chez | . «des miettes, des fragments, des fantaisies, des lubies dire des germes d'idées, qui fructifiaient lorsqu'ils to un terrain propice. Herder lui doit beaucoup; il À Jui à la connaissance des langues orientales, et con l'admiration de Rousseau. Hamann avait une tendance toutes les manifestations de l’âme à des dispositions in!
primitif et inaltérable de rotre nature : c'était là lt