Annales
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nt former une église silencieuse et presque opprimée, car il rait inutile de vouloir s’ opposer au flot tumultueux du siècle; faut seulement mettre tous ses efforts à conserver sa position, squ à ce que le torrent ait passé. Le vrai est aussi l’utile : voilà, ur ces âmes, la grande consolation, le grand encourageent !. » Dans son effort pour tout Cube et tout concilier, lait jusqu à effacer les frontières naturelles des littératures, imaginait une littérature universelle, formée par les esprits nents de toutes les nations, s’instruisant réciproquement, omplétant et se continuant l’un l’autre. Un écrivain français pelé Gæthe le plus grand des critiques ? : il l'était, en effet, en ensqu'il savait dégager d'une œuvre quelconque ce qu elle élit d'intéressant pour tout homme cultivé, c'est-à-dire de ment durable.
kthea été, comme critique, ce qu'il a été comme poète, un
eumversel, ou du moins poussé à l’universalité par un besoin amnature. Certes, il n’est donné à aucun homme de concendans son esprit, et encore moins dans ses écrits, toute la sée de l'humanité. Mais, si l'universalité consiste surtout à äbdes horizons, à étendre et à relier les points de vue, nul vain ne mérite autant que Gœthe d’être appelé universel; nul éalisa, aussi complètement que lui, le programme que Herder tiracé à la littérature allemande du xvuie siècle. Comme æGœthe a eu deux grands moments : le premier coïncide Mléspériode Sturm-und-Drang, et a donné naissance à Faust; 2Cond est marqué par le voyage en Italie et par le Arme higénie. Faust est peut-être l'expression la plus complète de la lésdu Nord, et, à cet égard, c’est un fait assez significatif que 12 Dème après son achèvement, ait gardé quelque chose de entaire dans le plan; Iphigénie est le plus heureux comnis qui ait été tenté entre la pensée moderne et la forme que. Mais ces deux œuvres montrent, par leur opposition de quelles modifications profondes le génie de l’auteur capable. Gœthe était plus qu’un poète allemand; c'était avant un penseur, l’un des plus souples et des plus sébétr an{s qui jamais existé. Il ne s’est pas produit, de son vivant, dans la sophie et dans la science, une idée qui n'ait eu en Jui son
Weltlitteratur, 1831.
=Beuve, MNouveaux Lundis, t. III | ,
ou dans les arts. « Les âmes sérieuses », dit-il ailleurs, « doi-.
.moments, a toujours cherché à revêtir de poésie des con
contre la science de l'École. IL paraît qu'un personnage
pendant vingt-quatre ans pour prix de son âme. Ce dé
Saxe; à minuit, pee qe) les convives” se e furent.
civilisation Ale du xvie Soie