RAPPORTS AVEC GOTHE
# Don Carlos ouvrit à Schiller le chemin de Weimar. Il avait en 1784, une lecture du premier acte devant la cour de se-Darmstadt. Le duc Charles-Auguste, gendre du landgrave, Sista ; il conféra au poète le titre de conseiller, un titre qui, vérité, n’assurait en rien son avenir, mais qui lui donnait du nS.un rang dans la société. Dès lors, toutes les pensées de Jler furent dirigées vers la petite ville qui n’était grande que son illustration littéraire. Il y arriva le 21 juillet 1787. L'année ante, il rencontra Gœthe, revenu d'Italie, dans la maison de > de Lengefeld, à Rudolstadt?. Mais le moment où ils pounfse rapprocher n’était pas encore venu, et Schiller indique bettement, dans une lettre à Kœærner, les motifs qui les iént éloignés l’un de l’autre, « Beaucoup de choses qui nt encore intéressantes pour moi, qui sont encore pour moi jet d'un désir ou d’une espérance, ont fait leur temps chez i. Il a pris une si forte avance sur moi — moins par les années éwpar l'expérience et le développement personnel — Fe US.ne pourrons plus jamais nous rencontrer en chemin. la fin de la lettre, comme s’il sentait que cette an dut proque h'était que passagère, il ajoute : « Le temps nous prendra le reste ?.» Le temps, en effet, qui n'avait plus guère
A Consulter : A. Kontz, Les Drames de la jeunesse de Schiller, Paris, 1899. Lapremière entrevue est du 7 septembre 1788. La plus jeune des deux filles me de Lengefeld, Charlotte, devint, en 1790, la femme de Schiller. L'ainée, inc, après avoir divorcé avec M. de Beulwitz, épousa, en 1794, Guillaume de Ogen: La Vie de Schiller de Caroline de Wolzogen, œuvre d'un témoin idiat, mérite encore d'être consultée, même après les travaux cryiques qui uivi. — Voir aussi ses œuvres posthumes (Litterarischer Nachlass, 2 vol., ig, 1848-1849).
Lettre du 12 septembre 1788. — [a Correspondance de Schiller avec Kœærner