‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 232 sur 534 · LS · texte numérisé non relu

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maître dont il voulait mériter le suffrage. Il avoue, dafisu autre lettre, « qu’il l'entoure d’espions » pour connaître son} ju, ment, et que, s'il cherche à porter le poème des Arfistes. au d nier degré de perfection, c’est dans la pensée que Gæthe le lire % Déjà même il faisait, lui aussi, en imagination, son voyage Italie; il lisait Homère, et il traduisait l’Iphigénie en. Aul d’ Pile L'amour de l'anteii fut entre eux ün premier poi

de contact. Les Dieux de la Grèce, que Schiller écrivit en A auraient pu être Signes de HÉsir

- % sa propre voie. La veine poétique de sa était é il la renouvela par des études historiques et philosop | L'histoire lui tint liéu d'expérience; la philosophie lui app regarder au dedans de lui- -même et à corriger, par FieeS la réflexion, la fougue naturelle de son génie. ta Le premier ouvrage historique de Schiller, {a Révolte is confédérés contre le gouvernement espagnol?, dont le com . ment parut en 1788 dans le Mercure allemand, peut être © comme une continuation des études pour.Don Carlos; il les meilleures pages que Schiller ait écrites en ce gen ans après, il commença l'Histoire de la guerre de Tren Dans l'intervalle, il fut appelé à une chaire d’ histoire de sité d'Iéna. Il inaugura ses lecons par un discours qui grand retentissement, et où il exposa les princi méthode #. Cette méthode ne pouvait être, comme on . bien, celle de la recherche savante et exacte. Le faitp n'avait de valeur, aux yeux de Schiller, que comme élé

est du plus haut intérêt, non seulement pour la connaissance de $a v caractère, mais pour tout l’ensemble de la vie ISERE à Weimar. à . 1. Lettre à Kœrner du 2? février 1789.

2..Geschichte des Abfalls der vereinigten Niederlandevon der spanisehe À

: Leipzig, 1788, KE, 3. Geséhichte des dreissigjährigen Krieges, mi ec 1793 ; des

> Historischer Kalender für Dumen, 1791-1998.

“HER 4. De l'essence et du but de l'histoire universelle (Was heisst und Zweck studiert man Mhilocrsalgesch: Re ad

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SCHILLER, He Se ef

général; l'histoire d'un siècle, d'une nation, n'était pour lui dun échelon pour s'élever à l'histoire de l'humänité, Il considéit même comme un des grands avantages de la culture moderne 3 ressources qu'elle offrait pour la généralisation historique. Nous autres modernes, » dit-il dans une lettre à Kærner, « nous disposons d’un genre d'intérêt dont l'intérêt patriotique n'approche pas. L'intérêt patriotique ne convient, en général, qu'à des nations qui n’ont pas de maturité, à la jeunesse du monde. Aun point de vue supérieur, tout événement remarquable qui slest passé au sein de l'humanité intéresse l'humanité entière. Écrire pour une seule nation, c’est s’asservir à un idéal mesquin. Un esprit philosophique ne saurait s'enférmer dans de si étroites limites; il ne peut s'arrêter à une forme aussi variable,

aussi accidentelle, aussi arbitraire de l'humanité, à un frag-

ment : car qu'est-ce que la plus grande nation, sinon un frag-. P 5

ment? Une nation, un événement national, ne peuvent captiver son attention que dans la mesure où ils contribuent au progrès de l'espèce. » Ce que Schiller enseignait, ce qu'il exposait ins-ses écrits, ce n'était donc pas l’histoire proprement dite, était plutôt cette science indécise qui tient un peu de l’histoire beaucoup de la philosophie, et qu'on appelle la philosophie de listoire. Il continuait Herder, mais, il faut le dire, avec une éthode plus étroite, et c’est le seul reproche qu’on puisse lui lresser. Pour Herder, chaque moment dans la vie de l'humanité Säwaleur en lui-même et demande à être étudié pour luiême. Pour Schiller, tout le développement historique aboutit à Constitution d’un état social comme le rêvait le xvine siècle, élit revenir à la méthode de Voltaire. Mais ce qu'il faut louer mSréserve, c’est l'animation du récit et la peinture des caracres.

WUne partie des idées de Schiller sur le plan de l’histoire étaient npruntées à Kant. La Critique du jugement, qui parut en 1790, pour lui l’occasion d'une étude complète de la philosophie vuvelle. 11 s’en appropria tout ce qui convenait à sa nature. Sans livre le maître dans les sentiers dialectiques à travers lesquels :rpente la Critique de la raison pure, il lui demanda surtout la iutiont pratique du problème de la liberté; et, tout en lui npruntant ses théories mérales, il les réchauffa d'un souffle

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