‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 235 sur 534 · CHEFS-D'ŒUVRE DRAMATIQUES · texte numérisé non relu

CHEFS-D'ŒUVRE DRAMATIQUES

La poésie lyrique et narrative remplit, dans la carrière de hiller, les intervalles des grandes créations. Mais c’est au genre amatique, à cette forme préférée de la poésie moderne, qu'il venait toujours. Il avait écrit, dans sa jeunesse, quelques èces qui, tout incultes qu’elles étaient, avaient eu du succès, Irce qu'elles répondaient au goût de l'époque. Plus tard, dans S études philosophiques sur l’art, il avait donné une large ace au théâtre. Il avait recherché les causes de l'émotion traque ?; il avait réfléchi aux moyens de tirer parti de cette comunñication directe et instantanée que la scène établit entre le ète et les spectateurs. Le moment était venu de mettre la éorie en pratique. La voie la plus sûre était peut-être de se tacher au passé immédiat, de continuer les traditions, quelque certaines qu'elles fussent, du milieu du siècle, tout en les pénéint d’un esprit nouveau. Un théâtre-national n'est-il pas, avant at, le fruit d'une collaboration où la nation elle-même entre ur une part importante ? Lessing, la tête la plus dramatique de llémagne, avait cherché toute sa vie à se mettre en rapport dées et de sentiments avec ses contemporains, sans flatter le F

: Guillaume de Humboldt, dans l'i

ntroduction de sa correspondance avec ler,

er die tragische Kunst, 1792. —— Ueber dus Pathetische, 1193,

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une due contraire ;ilne din qu'à Fais ja oo gique au contact de la réalité; il voulait, comme il disait, remettre sur le cothurne ; et, consultant tour à tour Sopho Racine et Shakespeare, il entreprit de créer un théâtre à la

* savant et original, à la Die ? OP RARAIS et. allemand, a

point de vue, une série de tentatives du plus haut intérêt. Schiller, dans l'Histoire de la guerre de Trente Ans, avait pe

/ Wallenstein d'un trait. « L’ambition, » dit-il, « l'avait élevé, D « tion le pérdit; #'et il ajoute : ie Avec iqus. ses détiute

« un R la mesure. Les vertus du dominateur et du hé «la prudence, la justice, la fermeté et le courage atteignen « son caractère des proportions colossales; mais il manqua «vertus plus douces qui font l’homme, qui ornent le hére « font chérir le maître !. » Mettre un tel personnage aux pi avec une société troublée, où l'impuissance des lois donne libre cours aux entreprises individuelles, le montrer « Co. « l'enfant aventureux de la fortune, l'idole des camps et, le : « des provinces, l’appui et l’effroi de son empereur ? », C'étal beau sujet de drame. Que manquait-il done au tableau? arrière-plan mystérieux où les anciens reléguaient Lx ji … / Destin, ces forces étranges de la nature auxquelles l'âme - … elle-même ne peut se soustraire, qui tantôt paralysent l'a | humaine, tantôt la précipitent vers un dénouement inat Schiller, qui avait d’abord abordé le sujet sans préoccupatit losophique et en avait fait jaillir sans peine les situations rs trouva bientôt que la responsabilité humaine y.

«€ 253 « hs à un dénouement tra a Ce n’est pas, A 1e “72 le destin qui cause la mort du héros, c’est plutôt sap … V :« faute. Cependant je we console un peu par l'exempl « Macbeth; là aussi ce n’est pas le destin, c’est le crime

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