‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 243 sur 534 · fFFLAND · texte numérisé non relu

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lin continue faiblement la grande tragédie de Schiller: td continue, faiblement aussi, le drame bourgeois de Les- Ce n’est pas qu'Iffland soit un esprit banal; c'est un caraclans toute la force du terme. Il a eu une véritable influence là littérature, sinon comme écrivain, du moins comme Pet directeur de théâtre, comme interprète intelligent et dal des maîtres. Quant à ses œuvres, elles sont un côté de tsonnalité, et intéressantes à ce titre.

guste-Wilhelm Iffland est né à Hanovre, en 1759; il était fils greffier à la chancellerie royale. Le goût du théâtre s'éveilla ide très bonne heure et avec une vivacité extraordinaire. La @de Seyler donnait des représentations à Hanovre, et le Wffland y assistait avec son père. Il cite, parmi les pièces Mrappèrent, le Malade imaginaire de Molière et Rodogune de lle. Mais il faut l'entendre lui-même, pour juger de l’imon que fit sur lui Miss Sarah Sampson : « Je fondis en larmes dant cette représentation. Les sentiments élevés y étaient rimés avec tant de chaleur et d'énergie! On y respirait un srand amour de la vertu! Je n'avais connu jusque-là les ffrances de l'humanité que par les histoires bibliques qu'on Yait fait lire, ou par des pauvres qui demandaient l’aumône. S.quant à des tristesses et à des plaintes de ce genre, je n’en Ssaucune idée. Une peinture aussi vraie, aussi forte, cette ‘puissance du sentiment qui se communique aux auditeurs

S œuvres ont été publiées, avec une biographie, en six volumes (Vienne, [4); par son frère, Mathias de Collin, auteur lui-même de tragédies qui ne

pas survécu; le Æegulus (avec Iffland et Kotzebue) par A. Hauffen, dans ction : Deutsche National-Litteratur, de Kürschner, AL +

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41% "7.5 LA TATTÉRATURE CLASSIQUES « et les dirige en tous sens, tout cela entraînait, élevait, | U & guait mon âme. J'étais anéanti; et quand le rideau s'ab « me fut impossible de me lever. Je sanglotais; je ne voulais « quitter ma place !. » "# Iffland avait alors douze ans. On le destinait à la carrière ec siastique, qui, à ce quil parait, ne lui déplaisait pas, « en voyait surtout le côté extérieur et, pour ainsi dire, thédt « J'étais persuadé, » dit-il, « que, dans là prédication, on pou: « obtenir de plus grands effets que ceux dont j'étais témoin?. se décida finalement pour le théâtre, et, fidèle à sa nature p fondément sérieuse, il y apporta toute la ferveur d’un apôt e. théâtre lui apparaissait, pour employer une expression Schiller, comme une chaire laïque. Il alla se mettre sous la tion. d'Ekhof, à Gotha (4777), et il apprit d'abord decesf artiste, qui s'était formé à Fécole de Lessing, à renoncer à tion pompeuse et monotone qui était encore en usages scènes allemandes, et à modeler simplement son débit sur sentiments qu'il avait à exprimer. Ekhof étant mort de x après, Iffland s’engagea au théâtre de Mannheim, qui commén à se développer sous l’habile direction du baron de Dalberg.{ là qu'il eut son premier succès d'auteur, avec une pièce actes, appartenant à ce genre indécis qu’on appelait 4 familles. Elle à pour titre lé Crime par ambition. I s'ag jeune homme de naissance bourgeoise, qui veut s’éle dessus de sa condition en épousant une jeune fille nob encouragé par sa. mère, vaniteuse comme lui. Son père, trésorier du bailli, le « brave père de famille » qui n rait manquer dans une pièce d'Iffland, cherche en retenir. Le fils, pour acquitter une dette de jeu, puis caisse publique, et, malgré l’intervention d'un parent | sa garantie, il est chassé de la maison paternelle. Po punition, il est « livré à ses remords». L'empereur ayant assisté à une représentation de la pièce, s'il avait eu à juger une cause de ce genre, il aura

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