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1. Meine theatralische Laufbahn, Leipzig, 1798; nouvelle édition Deutsche Littera®ur-Denkmale), par L. Geiger, Heilbrônn, 1886.
2. On se rappelle involontairement, en lisant ce passage d'Iffland, ontre Wagner ct Faust : « J'ai souvent cntendu dire qu'un comédie « remontrer à un pasteur. — Oui, » répond Faust, « si le pasteur €
3, L'amiliengemälde ; le titre disait même: tableau de famille sû
RE tes pnamamogurs,
lulgent que l’auteur. Iffland écrivit alors une suite, intitulée nscience ! où il montra, pendant cinq actes encore, le coupable proie à ses remords. Cette fois ce fut le public qui réclama, üvant le châtiment trop cruel. Iffland COMmposa une troisième te en cinq actes, dont le titre, l'Expiation par le repentir, lique assez le Contenu; le jeune homme, corrigé, rentrait dans nonde bourgeois d’où il n’aurait Jamais dû sortir. Ces remanients successifs d’un sujet, dans le but d'en bien dégager la leçon, thonneur au caractère d'Iffland, mais dénotent un sens artis- 18 très élémentaire 1.
ffland écrivait plus tard, en se rappelant la première représen- On du Crime par ambition : « Voir des milliers d'hommes s’atmdrir pour une bonne Cause, Voir leur émotion se faire jour eu à peu par des cris involontaires, les voir montrer enfin par es exclamations enthousiastes que les plus nobles sentiments utété éveillés dans léur cœur, c'est là un spectacle fortifiant et iCourageant. Aussi, le soir du 9 mars 1784, je fis vœu de ne Mais user de l'influence que je pouvais avoir sur un public Semblé que pour le mener au bien; et je ne crois pas avoir Mais trahi ce serment ?. » L'Intrigue et l'Amour de Schiller oué au même théâtre le mois suivant. Les deux auteurs sé : Muniquaient leurs manuscrits, et il est permis de croire que 2Ssemblance entre la famille du musicien Miller et celle du “er Ruhberg n’est pas tout à fait fortuite ?. Le drame mora-
& avait alors son siège principal à Manheim. Schiller en dla théorie dans son discours sur le Théâtre considéré comme Institution morale, qu'il lut, le 26 juin de la même année 178%, nt la Société allemande du Palatinat. 11 déclarait, dans ce UE, que le théâtre était «une école de sagesse pratique », bunal devant lequel grands et petits devaient comparaître, Sa juridiction, déjà très vaste, pouvait s'étendre encore, qu'il ts’en servir Pour corriger les erreurs de l'éducation, pour 'aître les préjugés, pour enseigner la tolérance religieuse, ler abandonna plus tard cette poétique qui faisait de l’art œiliaire de l’État. Iffland n'en eut jamais d'autre ; il écrivit
rbrechen aus Ehrsucht, ein ernsth
k aftes Familiengemälde in fünf Aufzügen, ID 1784. — Benüstsein! ein Schauspiel in fünf Aufzügen, Manheim, 1786. — 2rSôhnt, ein Schauspiel in fünf Au zügen, Berlin, 1789.
eme theatralische Laufbahn.
St ffland qui trouva le titre de llntrigue et l'Amour, et Schiler celui du ar ambition.
encore une soixantaine de pièces, et il montra par son exen que le drame bourgeois, quoiqu'il embrasse toutes les relat de la vie sociale, est au fond très monotone el retombe toujo sur les mêmes situations. Un de ses grands succès fut le tabl de mœurs champétres intitulé les Chasseurs. Le fils d'un ga général des forêts veut épouser sa cousine, qu'il aime et appartient au même monde que lui. Mais le bailli lui destine fille, dont le passé n'est pas irréprochable, et, pour le punir son refus, il l'accuse publiquement d'un meurtre. Il va sans que la vérité se découvre à la fin. Parmi les personnages îig un pasteur qui se déclare partisan des mariages mixtes! régisseur de théâtre, nommé Steinberg, composa une suite Main du vengeur, où le bailli était traîiné devant la justice maudit par ses propres enfants. L'action pouvait se prolon encore dans un autre sens : on pouvait se demander si le je homme serait heureux. fffland répondit à cette question par drame en cinq actes, la Maison paternelle (1802). Le fils du ge général devient inspecteur des forêts ; il s’'abandonne un ins aux séductions de la grande ville, mais une visite chez son] le rappelle à son devoir et lui fait comprendre son vérib bonheur 2. Ces scènes de famille dégénéraient ainsi en ch ques dialoguées, où des générations se succédaient, sans, les situations fussént sensiblement changées. 4 Iffland prit, en 1792, la direction du théâtre de Manheim.
la garda pendant quatre ans, sous Ja menace presque inces de l'invasion française. En 1796, il fallut cesser les repE tions. Iffland fit alors, avec une partie de sa troupe, des en Allemagne, et il s'arrêta plusieurs fois à. Weimar. roi Frédéric-Guillaume III le nomma directeur du grand. de Berlin. Il montra, dans cette fonction, non seulen qualités d’un administrateur habile, le talent d'un coméi premier ordre, mais encore un esprit large et tolérant, monter avec éclat les chefs-d'œuvre de Schiller et de Gæth tout en faisant aux tentatives nouvelles leur part légitimes se défendre contre les envahissements du romantisme. Il M0
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1. Die Jäger, ein ländliches Sittengèmälde in fünf Aufsügens Berlin, 1 avec les Chasseurs d'Iffland que fut inauguré, le 7 mai 1791, le no
de Weimar. N TRS 2. Die Hand des Rächers, ein Familiengemälde in fünf Aufsügen, Leip
Nas Vaterhaus, ein Schauspiel in fünf Aufzügen, Leipzig, 1802.
2 septembre 1814. Le 10 mai suivant, Gœthe organisa en son neur, sur la scène de Weimar, une fête à laquelle il associa fémoire de Schiller. Il fit jouer les deux derniers actes de la édie des Célibataires, qu'il considérait comme le meilleur rage d'Iffland, « la seule de ses pièces où se montre une tennce idéale! ». Ces deux actes constituent, en effet, une 2 agréable idylle. Gœthe, qui les a peut-être trop favorablet jugés, les développa dans un épilogue en vers. Le public ait se rappeler, à cette occasion, dit-il, « que les deux héros “a fête, Schiller et Iffland, quelle que fût la différence de leur nie, avaient uni leurs efforts dans leurs Jeunes années pour le rfectionnement de l'art dramatique ?, »