‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 247 sur 534 · RS DRAMATIQUES · texte numérisé non relu

RS DRAMATIQUES

— AUTEU pie et Repentir fut déclamée et applaudie à Paris, en plein olution, en 1792. Une seconde version, faite p 6, la sœur de l’acteur, en 1798, parut si bi scènes françaises, qu'elle fut reprise, en 1823, par Talma et Mars. Enfin, et sans parler des traductions simplement litté- % la pièce fut encore portée sur le Théâtre fr rd de Nerval, en 1855, et sur le th s, en 1862, les deux dernières fois avec un moindre succès; ndant Gérard de Nerval avait ajouté au texte allemand ce manque à toutes les œuvres de Kotzebue : le style.

drame de Misanthropie et Repentir fut suivi de la comédie Indiens en Angleterre, jouée sur le Petit théâtre de Revel 1891. Cette comédie est la première d’une série de pièces de bue, qu’on peut appeler ses pièces exotiques, où il fait tre les habitants des régions lointaines, anciens ou actuels, s ou noirs, libres ou esclaves, mais tous enfants de la nature, empts des préjugés de notre Pauvre civilisation. Il y a dans idiens en Angleterre un rôle d'ingénue, dont les actrices du S ont tiré de grands effets, et qui à été beaucoup imité, dans les romans 2. C’est Gurli, la fille d’un nabab déposson ingénuité consiste à tutoyer tout le monde, à parler -hême à la troisième Personne, et à n'avoir qu'une idée de la différence des sexes; elle ne comprend pas qu'elle ne pas épouser une jeune fille aussi bien qu'un jeune homme, elle n'ait Pas encore d'enfants. Un Personnage semblable, là Péruvienne Cora, dans la Prétresse du Soleil, Cora, ué Youée au service de la déesse, se donne à un officier no!, et elle devient mère, sans cesser de « marcher dans les nins de là nature et de l'innocence ». Tout ce dévergondage ental se débite dans une prose lourde et incolore #.

ar la citoyenne en’acclimatée sur

ançais par éâtre de l'Odéon par

? une Suite, Ze Noble Mensonge {Die edle Lüge, 1799) fomplètement sa femme, S'accuse d'un méfait P inutile, ct toute misanthropie a disparu.

Iidianer in England, Lustspiel in drey Aufsügen, Leipzig, 1790. mment par le trop fameux romancier Clauren,

l onnen-Jungfrau, ein Schauspiel in fünf Akten, Leipzig, 1791.

16St pas jusqu'au navigateur français La Peyrouso qui ne soit entraîne

harem International de Kotzebue. Jeté par unc tempête sur une île de C0, qui s'est mise à

, Où le mari, pour areil; dès lors tout repentir

ilépouse une femme

Aemeure avec elles « en frère ».

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Knigge, mais dont on connut bientôt le véritable auteur !. L* * + RP

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480 1 LA ne En 1790, Kotzebue se rendit aux eaux de Pyrmont. Il là un odieux pamphlet, qu'il mit sous le nom du mo

l'isolement se fit autour de lui, et, sa femme étant morte

quitta des lieux où, disait-il, il avait perdu le repos de à 11 passa l'hiver suivant à Paris. Il a consigné les détails de

nion publique se souleva contre lui. À Weimar, où il retoti

voyage et de son séjour dans l'écrit intitulé Ma fuite à Paris il parle beaucoup plus de lui-même que des événements do:

fut témoin et qui pourtant ne manquaient pas d’importan De retour en Russie, il se démit bientôt de ses fonctions de | verneur, on ne sait si ce fut de gré ou de force, et il s dans son domaine de Friedenthal, aux environs de Narva sans négliger entièrement le théâtre, il écrivit, au courant plume, une quantité de nouvelles, de récits autobiographiq d'articles divers ?.

Poussé par le besoin de se rappeler au souvenir de ses triotes, il entreprit, en 1797, un nouveau voyage en Alle avec sa seconde femme; une Livonienne. Il fut attaché pen deux ans, comme dramaturge, au grand théâtre de Vienne pensionner par la cour d'Autriche, s'arrêta encore un Weimar et à léna, et reprit, en 1801, le chemin de la Ru Mais à peine eut-il passé la frontière, qu'il fut arrêté, sépa ‘sa femme, et décrété de déportation: Il réussit à trompe ] lance de ses gardiens, et trouva pendant quelques jour dans un château; mais il fut dénoncé et définitivement, vers la Sibérie. C’est ce qu'il raconte dans un ouvrage @ volumes, intitulé l’Année la plus remarquable de ma vie; 1 Allemagne, on était si peu convaincu de sa véracité, quel de sa mésaventure, qui pourtant était réelle. Des critiqt n’ont-ils pas prétendu que le tout n’était qu'un ingénieux!

1. Doctor Bahrdt mit der eisernen Slim, oder die deutsehe Unt mermann, ein Schauspiel in vier Aufsügen, von Freiherrn von En 1:90. — Kotzebue, sous prétexte de défendre Zimmermann, qui l'avait eaux de Pyrmont, s'en prenait à ses propres ennemis, qu'il faisail une orgie. Ce pamphlet troubla les dernières années de Zimmerm

9. Meine Flucht nach Paris im Winter 1790, Leipzig, 1791 + 3, Réunis dans l'ouvrage cité, Die jüngsten Kinder meiner Laünes

4. Das merkwürdigste Jahr metnes Lebens, 2 vol., Berlin, 1801.—M d'un Français à un Allemand servant de réponse à M. Kotsebue Bâle, 1802; Bemerkungen über des Herrn von Kotzebue ne wmerkwürdigste Jahr meines Lebens, Vienne, 1802; et Kurse u

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it est que Kotzebue arriva à Tobolsk, qu'il y fut très bien , et qu'il eut même la satisfaction d’ y voir jouer quelques- | de ses pièces. Au reste, son exil ne dura pas. L'empereur ul, ayant lu dans une traduction russe le petit drame, Le Vieux cher de Pierre II[*, où son père était loué, dépêcha aussitôt un rier pour ramener l’auteur. Kotzebue fut nommé conseiller que et directeur du théâtre allemand de Pétersbourg, et il en outre, comme compensation de ses ennuis passés, le maine de Wokrokul, auquel était attaché un revenu de quatre Île roubles.

Pempereur Alexandre [e* paraît lui avoir été moins favorable,

m oins dans les premières années de son règne. ÉGRÈUE mg en Allemagne, et essaya cette fois de se fixer à Weimar. senta au théâtre de cette ville une de ses meilleures pièces, le Ville allemande ?, une comédie en quatre actes, comme l'a ppelle, ou plutôt +7 farce, inspirée par la Petite Ville Picard, qu'il avait déjà traduite. Il y persiflait la manie des , alors très répandue dans les petites cours et même dans la irgeoisie, et dont l'Allemagne n'est pas encore guérie. Toute dénnée est contenue dans la liste des personnages. Ils apparit, presque sans exception, à la famille du bourgmestre qui est en même temps président du conseil presbytéral.

ère est sous-receveuse des tailles, et il a un frère qui est Harguillier. De ses deux cousines, l'une est secrétaire de se ER aisale l'autre surintendante du flottage et de la D. ce sont elles surtout qui tiennent à ce qu'on ne leur > jamais la parole sans l'énoncé complet de leur titre. tendant à la main de Sabine, la fille du bourgmestre, est ie parce qu'il se présente simplement avec son nom; il est lor qu'on apprend qu'il est conseiller privé, sans compter äutres honneurs qui l'attendent. Une telle situation était assez > par elle-même, sans être poussée à la charge. Mais ue connaissait son public; il Se mettait humblement et nent à son niveau, sans avoir la prétention de lv à des hauteurs où lui-même aurait été incapable d'atteindre. 8 est son véritable domaine. Même quand il imite ou qu'il

Là

von ts auf eine lange und heftige Schmähschrift des Herrn von

ee e rlir 1802 (en français : Réponse courte et honnête, etc., Berlin, 1802).

: pement Peters des SRE eine wahre Anekdote, Schauspiel iñ ipaig. 1729.

euts pere. Lstpiol in vier Akten, Leipzig, 1808.

traduit, il baisse le ton du modèle. C'est ainsi que de hi co d'Andrieux, le Vieux Fat ou les Deux Vieillards, il à fait les I Klingsberg 1. Les seules pièces où il ait essayé de s’élev grand style versifié, la tragédie d'Octavie et le drame de Gusk

Wasa (1801), méritent à peine d’être cités.

L'un des personnages de la Petite Ville allemande, le vice-m: guillier Staar, exploite un cabinet de lecture; un autre, un p tendant de Sabine, est un mauvais poète : ce fut, pour Kotzebt une occasion de semer dans sa pièce des épigrammes littérair dirigées spécialement contre les frères Schlegel. Gæthe usa son droit de directeur pour les retrancher à la représentatic Kotzebue lui en garda rancune, et il organisa, pour se veng une manifestation en l’honneur de Schiller, dont Île but ét moins de fêter Schiller que de diminuer le prestige de Gœthe. fallut l'intervention du duc de Weimar pour déjouer ses intr Kotzebue, après un second voyage à Paris, s'établit à Berli il fonda une revue, le Franc Parleur, revue « sérieuse et «sante », disait le titre, et qui contenait par occasion de bru sorties te Gœthe ou les Schlegel ?. Dans les années sui ou le trouve tour à tour en France, en Livonie et même : Italie. A Paris, il essaya vainement d'attirer sur lui l'attention Napoléon. Lorsque la Prusse fut occupée par les armées fra çaises, il regagna la Russie, et, après la paix de Tilsitt, chargé d’une mission secrète à Londres, dont le but paraît été la reddition de la flotte russe à ie Il com en 1808, une publication trimestrielle, l’Abeille, mélange de et d’anecdotes, de tirades morales et politiques, et il la con dans le Grillon, qui parut à intervalles inégaux en 1810 et 1 [1 Ce fut lui surtout qui, pendant les campagnes de 1812 et A rédigea les notes diplomatiques et les manifestes de l'emp | Alexandre. Après 1815, il reçut la mission secrète de ren le gouvemiement russe sur l'état des esprits dans l'Euro dentale et spécialement “Sur les entreprises du parti lib

1. Die beiden Klingsberg, Lustspiel in vier Akten, Leipzig, 1801.

9, Der Freimütige, oder Berlinische Zeitung für gebildete und unbefange Berlin, 1803. — Der Freimütige, oder Ernst und Scherz, ein Unterhal herausgegeben von Kotzebue und Merkel, Berlin, 1804-1807. — Kotzebue dans un article « que Gœthe ne savait pas l'allemand ». — Les deux colla ne s’entendirent pas longtemps, et Kotzebue garda seul la rédaction.

3. Die Biene, eine Quartalschrift, Kœænigsberg, 1808-1809. — Die Mia dosen Heften, Kænigsberg, 1810-1811

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au service de la réaction politique une nouvelle feuille, ja azette littéraire hebdomadaire, qu'il créa en 18181; il y poursuiit de ses sarcasmesS les associations d'étudiants, qui propa- Life , . : . . . s # “ ent l'esprit révolutionnaire. Il avait d'abord dèéemeuré à l@imar; mais le voisinage des! universités d'Iéna et de Halle Jui \ À É ue :

ant paru dangereux, il s'établit à Manheim. Le 23 mars 1819, L'étudiant nommé Sand se présenta chez lui, et le frappa d'un up de poignard. Kotzebue était si impopulaire, que toutes les mpathies du public furent pourle meurtrier. Au reste, le crime Sand, comme tous les crimes politiques, alla contre son but, ne fit que donner une arme de plus à la réaction.

Kotzebue est le plus fécond des écrivains allemands; il a tant Pit, qu'il n’a jamais pu faire lui-même une édition complète de S œuvres. Il a composé ou plutôt improvisé plus de deux cents ces de théâtre. Il ne s’est jamais donné Ja peine de müûrir uñ W} d'approfondir un caractère, et il n’avait qu'une superbe an, 0e «

Mférence pour le style. Une seule qualité lui a valu tous ses omphes, une qualité qui n'aurait pas paru suffisante à un ditoire français, mais qui manque souvent aux plus grands “Wains allemands, l'entente de la scène. Tout effet lui était [SAN .\ Dee ,

net, ce qui est caractéristique pour le public de son temps, lets les plus vulgaires lui réussissaient le mieux. Il plaisait à ville, il plaisait à la cour. Nulle différence, sous ce rapport, re le goût de la bourgeoisie et celui de la noblesse, On accep- : Gœthe et Schiller, mais on redemandait Kotzebue ?. tradition de Kotzebue se continua dans un écrivain aussi ond que lui et, s'il se peut, encore plus superticiel : c’est Ernest gun né aux environs de Liegnitz, en Silésie, en 1784, mortà lin en 1852. Raupach enseigna, de 1816 à 1822, la philosophie alittérature à Pétersbourg; il revint en Allemagne, quand ses

Literarisches Wochenblatt, Weimar, 1818-1819.

Éditions. Tr Les éditions les plus complètes des œuvres de Kotzcbue sont : tliche dramatische Werke, 44 vol., Leipzig, 1827-1829; et Theuter, 40 vol., zig, 1840-1841. — Choix, 10 vol., Leipzig, 1867-1868. — Ausgewühlle prosaische “iften, 45 vol., Vienne, 1842-1843. — Menschenhass und Reue, Die Indianer in land et Die deutschen Eleinstädter, par A. Hauffen, dans la collection Kürseh-

= À consulter : (Fr. Cramer), Leben August von Kotsebue's, Leipzig, 1820: ‘OWKotzcbuc, August von Kotsebue, Urleile der Zeitgenossen und der Gegen- KE resde, 1881 (essai de réhabilitation, qui contient des renseignements nou- X) “a Rabany, AXotzchue, sa vie et son temps, Paris, 1893. — Traductions :

Mopie et Itepentir et La Petite Ville allemande, dans : Théâtre choisi de 1 de Kotsebue, par De Barante et F. Frank, 2° éd., Paris, 1874,

sont ordinairement du genre F sa don. [Le rec " envies est très See de et ne eondiene pe to

chroniqueur fidèle: et il sn à que Fée ne ces être jones à la suite, dans dix Soirées) devant le mè ne

1. Édition. - Dramatische For homiicher tan ol., H Dramatische Werke ernster Gathung, 1 16 ie JE

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