JEAN-PAUL
jpel aimait à s'appeler le frère de Jean-Paul: celui-ci avait aidant sur lui l'avantage d’une imagination plus chaude et cœur plus généreux. Il y a deux hommes en Jean-Paul, un 0ète et.un humoriste; le second a étouffé le premier. Peutaussi le sort ne lui a-t-il pas été favorable, I1 a vécu long- ; à l'écart, luttant contre la misère, et la célébrité lui est Mbrusquement, au moment où son génie aurait pu com-
der die Ehe, Berlin, 17%; nouvelle édition, Leipzig, 1872, — Ueber die bür- 2Verbesserung der Weïber, Berlin, 1792 ; nouvelle édition, 1842. Mann nach der Uhr, oder der ordentiiche Mann, Kœnigsberg, 1760. —— lurgie de Hambourg, n° 22.
Nes complètes, 14 vol., Berlin, 1827-1838. Romans, 6 vol., Stuttgart, 1846-1860. 18 Benzel-Sternau. — 11 suffit de citer, à la suite de Lichtenberg et de Je-baron de Knigge et le comte de Beéntzel-Sternau. Le baron de Knigge 9%6) n'est qu’un imitateur, presque un traducteur. Il écrivit d'abord le Roman vie, en quatre volumes, sous forme de lettres (Der Roman meines Lebens, Francfort, 1781-1787). Son roman comique, l'Histoire de Pierre Clausen he Peter Clausens, 3 vol., Riga et Francfort, 1783-1785), est imité de s. Le Voyage à Brunswick (Die Reise nach Braunschweig, Hanovre, 1792), un, grand succès, doit beaucoup au Voyage sentimental de Sterne. Le ouvrage de Knigge, le seul dont la réputation se soit un peu soutenue, taité de morale pratique, le Commerce avec les hommes (Ueber den Umgang mit 92 vol., Hanovre, 1788). Le Voyage à Brunswick a été réimprimé dans ‘tion Kürschner (Zrsähtende Prosa der klassischen Periode). — Le comte zel-Sternau (1767-1849), homme d'État au service de l'électorat de Mayence rand-duché de Bade, plus tard retiré dans ses domaines, est un esprit d nt, aigri par l'expérience des affaires. Son principal roman, le Veau d'or dene Kalb, eine Biographie, 4 vol., Gotha, 1802-1804), est une peinture du aristocratique poussée au noir; le style est haché, maniéré, souvent Aavait commencé par des histoires sentimentales, Nouvelles pour le cœur
LR s Herz, ? vol., Hambourg, 1795-17%6).
- Jequel son siècle n'a eu presque aucune influence, qui n
« de son cœur, et il aura parcouru bien des routes avant
. successivement, et où, en somme, il apprit peu. Il étai
mencer à se former. Il offre le Curieux. exemple d'un écrivai
aucune espèce de développement intérieur, et qui est resté j la fin de sa carrière à peu près tel qu'il a été au début. Jean-Paul-Frédéric Richter! est né en 1763, à Wunsiedel ,d la Haute-Franconie, au pied du Fichtelgebirge. Son père, qui à commencé par être tertius, c’est-à-dire maître de troisième, de: plus tard pasteur à Joditz et à Schwarzenbach; il était en ré temps organiste. L'enfance de Jean-Paul et sa première jeune se passèrent à la campagne; ce fut une idylle. « Que nul poèt dit-il, « ne naisse et ne soit élevé dans une capitale; ce qu'il « faut, c’est le village, tout au plus la petite ville ?. » Il comp la multiplicité des impressions que reçoit l'enfant d'une gré ville à une liqueur forte qui l’énerve prématurément. À la c pagne, au contraire, on apprend à aimer l'humanité, parce, qu s'intéresse à chaque homme en PARLES « même un enfar « la mamelle ne peut mourir sans qu'on sache son nome « maladie.» Et plus tard, « quand le poète s'en va par lem « il peut offrir à chacun de ses frères qu’il rencontre un m
« dépensé son cœur tout entier. » Le jeune Frédéric s vivre ainsi, pendant les dix années qu’il a toujours jugé plus belles de sa vie, et dont le souvenir lui est toujour dans ses écrits. Il se plaint beaucoup des écoles où on
sensibilité extrême; il avait des joies et des tristesses,,
1. On l’appelait Frédéric ou Fritz dans sa famiile ; Jean-Paul est le raire qu'il adopta en 1793; il espérait que ce nom serait pour les que celui de Jean-Jacques était pour les Français.
9. Voir son Autobiographie, sous forme de trois conférences, qui n6 delà du séjour à Schwarzenbach, et qui a été continuée par son gendre, E — Fæœrster a également publié, pour le centenaire de Jean-Paul, un. correspondances et de renseignements biographiques : Denkwürdigkei l Leben von Jean Paul Fr. Richter, 4 vol., Munich, 1863. î
Éditions des œuvres. — Sämtliche Werke, avec une étude bio Gottschall, 60 vol. Berlin (Hempel). — Ausgwählte Werke, 16 vol:, Be 1865. — Werke, herausgegeben von P. Nerrlich, 6 vol. tonltestio Kü
Correspondance. — Briefe von Charlotte von Kalb an Jean Paul un tin herausgegeben von P. Nerrlich, Berlin, 1882. — Jean Pauls Brie, seiner Frau und Christian Otto, herausgegeben von P. Nerrlich, Ber!
A consulter. — P. Nerrlich, Jean-Paul und seine Zeitgenossen,, Jean-Paul, sein Leben und seine Werke, Berlin, 1889. — Firmery, Étuc et les œuvres de Jean-Paul, Paris, 1886. — J. Müller, Jean-Paul und tung fur die Gegenwart, Munich, 1894; Jean-Paul- Studien, Munich Pauls litterarischer Nachluss, dans la revue Euphorion au 6e vols
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4 | LES NUMORISTES. 523 ISsi, extraordinaires. Il restait des heures à chercher un accord F un mauvais clavecin, ou à Rose vaguement dans le pay-
ge. Il recueillait en lui, sans s’en douter, ce qu'il eut plus tard
“meilleur à mettre dans ses ouvrages. |
1 avait seize ans, et il venait de commencer ses études sérieuses lgymnase de Hof, quand son père mourut. Jusque-là, il n'avait ère songé à l'avenir, maintenant, il fallait faire face au présent,
der sa mère et ses frères plus jeunes, sauver les restes un tout petit avoir. Sa première idée fut de se faire pasur, comme Son père. Il se rendit à l’université de Leipzig, et nna des leçons pour payer les frais de ses études. Mais éntôt, doutant de son orthodoxie, et foncièrement sincere, quitta la théologie, et prit la résolution hardie de ne plus Courir qu'à sa plume. Chose étonnante, ce rêveur était né Fivain. Il y avait en lui un besoin de se communiquer et de . produire, qui, dans la vie ordinaire, se traduisait par des fnchements de cœur et des effusions de tendresse, et qui,
S&à-vis du public, devint une des causes de sa grande activité téraire. Il était, sous ce rapport, le contraire de Lichtenberg.
aimait à écrire, se plaisait à ce qu'il avait écrit, se relisait Hontiers, non, hélas! pour se corriger, mais pour jouir de soiême. Ses auteurs étaient alors Hippel, Rousseau, les humoristes iglais, principalement Swift. Il toucha passagèrement à Sénèque, Cicéron ; mais, en général, l'antiquité classique fut pour lui tire close. Au reste, il ne lisait que pour extraire. Il ne cherlait pas à se pénétrer de l'esprit d'un écrivain, il en faisait le ïpouillement. Il commença, dès sa jeunesse, cette volumineuse mpilation, faite du résidu de toutes ses lectures, et qu'il continua Squ'à la fin de sa vie. Comme étudiant, il en possédait déjà juze volumes in-quarto. Il recueillait tout, les communications çes amis, des bouts de conversation, jusqu'aux bons mots de élèves. En même temps, il notait toutes ses impressions,
utes ses rôveries, toutes ses visions fugitives.
Pourquoi Jean-Paul a-t-il d'abord cherché le succès dans la tire ? C'était assurément le genre qui lui convenait le moins.
pensait sans doute qu'il y avait là une matière à renouveler,
1e le petit nombre de satiriques qu'avait eus l'Allemagne, les Oscherosch, .les Rabener, étaient vieillis. Il ne songeait pas 16, pour châtier les hommes, il faut les connaître, et que, pour $ connaitre, il faut ÉE avoir trédientes Les Procès groënlandais
tournent autour de la même idée, sans qu’elle soit jamais abor
Gustave de Falkenberg, est élevé sous la direction d’un fr
nous marchons serait pour nous un paradis, que nous pour . Gustave n’a rien fait pour mériter son bonheur, il ne peut
est inachevé. nee Paul n'avait aucun scrupule 2 s'a
LA LITTÉRATURE CLASSIQU
et les Papiers du didble passèrent inaperçus 1, et tlauteue, nc | découragé, mais à bout de ressources, EE se faire maît d'école à Schwarzenbach. Il écrivit alors, plus à loisir, et dans sa vraie manière, (a Loge invisible et Hespérus ?. Les deux rom
de front : le contraste entre l'idéal et le réel, entre les aspirati d'une âme pure et les mécomptes que l'expérience lui prép Les personnages sont des natures faibles, presque inconscien Dans la Loge invisible, Jean-Paul semble s'inspirer par endr it du Werther de Gœthe et de l'Émile de Rousseau, tout en mêla. | son récit toutes sortes d'ingrédients merveilleux. Un enfant no
morave, dans une galerie soutérraine, loin du contact des homm A dix ans, on lui dit qu’il va mourir, mais que ce sera pour bonheur. On le fait monter, en effet, à la lumière du jour, eton lui apprend qu'il est ressuscité. Cela veut:il dire que la terr
y vivre comme des ressuscités, si nous savions en jouir? Il est sible que Jean-Paul ait eu cette pensée, Mais comme le je
faire non plus pour le conserver. A la première tentation, il combe. Il se serait sans doute relevé dans la suite, mais le rom
un charmant appendice dans la Vie du He un Marie Wuz à Auenthal, une espèce d'idylle, comme il} et qui est peut-être son chef-d'œuvre 3. Et, en suivant le ordre d'idées, il s'est mis à écrire Hespérus. Victor, le prin@ personnage de ce roman, est un Gustave “un pee müri,
« ou et une âme philosophique », et pas une st J par se consoler de son impuissance par l'amour d’une jeu Clotilde, aussi candide que lui. Le titre indique plutôt lim: que le sujet du livre. L'auteur dit, dans sa préface : «
1. Grônländische Prosesse, ? vol., Berlin, 1783-1784. — Auswahl as des Papieren, (Gera), 1789.
2. Die unsichtbare Loge, ? vol., Berlin 1793. — Hesperus, 4 vol., Berlin, 3. Leben des vergnügten Schulmeister leins Maria War in Auenthal, ic
it À RES AUMORISTES. : 25.
fisible, mon Hespérus, petite étoile tranquille. Tu me rendras neureux pour la seconde fois, si tu es, pour le lecteur défleuri, ane étoile du soir, et, pour celui qui pousse sa première fleur, une étoile du matin. Gouche-toi avec le premier, lève-toi avec le cond. Brille entre les nuages qui, pour le premier, enveloppent e soir de la vie; étends ta douce lumière sur le chemin qu'il a monté et qui est maintenant derrière lui, afin qu’il reconnaisse mcore les fleurs lointaines de sa jeunesse, et qu'il rajeunisse ses eux souvenirs pour en faire des espérances. Calme le jeune eune homme dans le premier élan de sa vie, et sois pour lui @ fraîche étoile du matin, avant que le soleil ne verse sur lui ses flammes desséchantes 1. »
Hespérus gagna tout à fait les âmes sensibles, que déjà la Loge lit attendries. Les femmes auteurs se groupèrent autour de la ébrité nouvelle. Sur l'invitation de Mme de Kalb, Jean-Paul ta Weimar. Il fut reçu à bras ouverts par Wieland, et fêté par rder, dont la femme, Caroline Flachsland, avait été une de ses “mières admiratrices. Gœthe et Schiller se montrèrent plus ervés, le nouveau venu leur apparut « comme un homme ombé de la lune »; ils ne virent en lui qu’un retardataire de la ïode Sturm-und-Drang?. Jean-Paul visita encore les petites ws de Gotha et de Hildburghausen, et se rendit ensuite à din, où il épousa Caroline Mayer, la fille d’un conseiller au ünal (1801). 11 demeura successivement à Meiningen, à Cobourg, in à Bayreuth, où il passa les vingt dernières années de sa vie, où il mourut en 1825.
larmi les derniers romans de Jean-Paul, les plus intéressants tceux où il a mis le plus de lui-même, ces scènes de la vie iple et rustique au milieu desquelles s'était passée $on enfance
So werde denn sichtbar, kleiner stiller Hesperus! Du würdest mich zum Yeitenmal glücklich machen, wenn du für irgend einen abgeblühten Menschen aAbendstern, für irgend einen aufblühenden ein Morgenstern würdest! Gehe iter mit jenem und auf mit diesem; flimmere im Abendhimmel des éerstern rischen seinen Wolken und überziehe seinen zurückgelegten bergaufgehenden lbensweg mit einem sanften Schimmer, damit er die entfernten Blumen der gend wieder érkenne und seine veralteten Erinnerungen zu Hoffnungen ver- . ge! Kühle den frischen Jüngling in der Lebensfrühe als ein stillender Mor- “Stern ab, eh’ ihn die Sonne entzündet.…. » |
Voir la correspondance entre Gæthe et Schiller, à la date du 12 et du lin 1795, du 22, du 28 et du 29 juin 1796, et du 17 août 1797, enfin la poésie t@the, Der Chinese in Rom. — Gœthe jugea plus tard Jean-Paul plus équi- #ment, en le comparant aux poètes orientaux : voir les Votes et Disseriations : le Divan, sous le titre de Vergléichung.
‘« joie, il revenait à sa chambrette obscure, et il retremp
- « Jeux mois de novembre, il se délectait, Lans la rue, al
-AC teau. Et si le vent faisait par trop rage, notre rusé petit
Un pasteur de village, un maître à école, une mère pleut économe, des jeunes gens joyeux et innocents, tels sont ses personnages, ceux qu'il peint le mieux, les seuls qu'il ait} su peindre; êtres naïfs et purs, que le souffle du monde n touchés; gens heureux aussi, presque sûrs de l'être, car ils tire leur Prin de tout, ils en ont constamment, pour ainsi | dir la matière sous la main. Et pourquoi Marie Wuz par exemple, serait- il pas heureux ? Ilest vrai que ses plaisirs sont très ordin dir
dr « Le rêve que l'aube lui dont le menait d « rent du sommeil à la veille, co fait le murmure
« nouveau la terre, et où tous deux se fondent ensemble «une mer de volupté, il aspirait à pleine poitrine les. «bruits de la nature. Puis, de ce flot matinal de la vie et
« forces dans des joies plus petites. Il-se disait : « Ay « me lever, je me réjouis à l’idée de mon déjeuner, et to « matinée à l’idée de mon diner... » Avaït-il bu à longs tra « disait : « Voilà qui a fait du bien à mon ami Wuz... » EW
« il éternuait, il disait : « Dieu te bénisse, Wuz. » Penda
« du poëèle chaud qui l'attendait à la maison, et il éprouvai « joie folle à fourrer ses mains l’une après l’autre sous s0
« d'école se mettait gaiement sous la tourmente, et ne «ciait pas autrement... Il se disait : « La bisea beau me Î « et me mordre, ce soir je n’en serai pas moins. couché $ « chaude couverture, et j'enfoncerai tranquillement mon n « mon oreiller huit heures durant. »
SEEN r
1. « Der tagende Traum rückte ihn sanft, wie die lispelnde. Mutt « aus dem Schlaf ins Erwachen über, und er trat mit trinkender . «< Lärm der Natur hinaus, we die Sonne die Erde.v6n neuem erschuf und « sich zu einem brausenden Wollustweltmeer in einander crgoss « Morgenfiut des Lebens und Freuens kehrte er in sein schwa « zurück ünd suchte die Kräfte in kleinern Freuden wicder.…. Cu « stchen, sagt' er, freu’ ich mich auf das Frühstück, den ganzen , « Mittagéssen », . Trank ‘er tief, so sagt er : «, Das hat meinen « schmeckt ». -Niesote er, so sagte er : « Helf’ dir Gott, Wuz!» Im fieb « Novemberwetter letzte er sich auf der Gasse mit der Vormalung « Ofens und mit der närrischen Freude, dass er eine Hand Re <
farie Wuz-est un type que Jean-Paul a reproduit sous des mes plus ou moins variées; il est le père d’uné lignée qui se itinue dans Quintus Fixlein 1, dans l'avocat des pauvres Sie- 1kæs et dans le Gottwalt des Flegeljuhre ?. Mais le cadre de la ‘mière idylle sélargit de plus en plus, sans profit pour l'idée iérale, quand il y en a une. La Vie de Quintus Fixlein contient ’re de jolis tableaux de genre. Quelle joie, par exemple, ind le maître nouvellement nommé vient voir sa vieille mère, n'a plus que lui, qui ne pense qu'à lui; quand, pour la surmdre, il entre brusquement dans la maisonnette qu’elle occupe fond d'un jardin et qu’elle partage avec les oiseaux et les üllons! Et comme il est fier ensuite, lorsqu'il avance en grade, qu'il devient professeur de latin ! « Comment pouvais-je tant deénorgueillir d’être quintus! Qu'est-ce qu'un, quintus auprès ‘un conrector? Me voilà seulerent quelque chose, » Il devient me pasteur, et il peut épouser alors celle qu'il aime, Thiente, une jeune fille noble, mais pauv le, peu littéraire, car elle rien lu, pas même Werther,tpas même les écrits de Jean-Paul; :s.elle a des « Connaissances écongrniques » qu’elle tient de nature. jé :'t HR
État de mariage, la Mort eliles Noces de l'avocat des pauvres )enkæs * est moins une idylle qu'un r@man, et presque un roman losophique, car il touche à un gr&e problème, que Gœthe a ris dans Les Affinités électives, celui cle l'indissolubilité des liens mariage. La solution que dome Jean-Paul est tout à fait horistique.. Siebenkæs est % “De manqué; il a épousé ‘ette, qui est la prose eu personne, et dont la vie consiste à lusseter les meubles et à préparer le repas à l'heure précise. benkæs pourrait être reconnaissant à Lénette d’avoir les qua-
2% (4 De: . \ {
E. Mantel wie zu Hause stecken hatte. War der Tag gar zu toll und windig,
wWardas Meisterlein so pfffg, dass es sich unter das Wetter hinsetzte und sich 1 hts darum schor.… Abends, dacht’ er, lieg” ich auf alle Fälle, sie mügen mich (à ganzen Tag zwicken und hetzen wie sie wollen, unter meiner warmen Zudeck ‘ldrücke die Nase ruhig ans Kopfkissen, acht Stunden lang, »
(Quüintus est un maître de cinquième, comme ftertius est un maître de troi-
2e mot /legel désigne un homme rustique, mal-appris ; les Fegeljahre, ce sont années de la verte jeunesse, l'âge où l’on jette sa gourme, æfas ferocior.
eben des Quintus Fixlein, Bayreuth, 1796.
4 BI en-, Frucht- und Dornenstükke oder Ehestand, Tod und Hochzeit des Armenaten F. St. Siebenkäs im Reichsmarktflecken Kuhschnappel, 3 vol., Berlin, | 797. — Avec Jean-Paul, comme avec Fischart, il faut souvent renoncer à
EX : ri : x iré complètement le titre d'un ouvrage.
| EN re Lee LAS AR de: AUS PTE, Le uen 7 Ed NEX PNR MOT PRE A SAT RE RENE LAPS AE SE RME,
nt
ere pe,
est de rompre :sa chatte Sur le cons er run ami,
il ressuscite dans un autre pays, où il se réemarie. Quan
seront pour lui autant d'CDRCUNEE dans la vie, et que les pa
duction française de Philarète Chasles, 2 vol., Paris, 1854-1838.
passer pour mort; on célèbre même son enterremen
pauvre Lénette, elle épouse un modeste fonctionnaire, q rend heureux; et les voilà bigames l'un et l’autre. Il ne
manque que le divorce légal, et l’on ne voit pas pourquoi,
Paul s'en est passé, quand autour de lui toute l’école romant lui en donnait l'exemple. 5
C’est encore sur une opposition de caractères que reposéi Flegeljahre *. Un original, qui meurt riche et sans enfants, à sa maison à celui de ses parents éloignés qui versera la première larme dans la demi-heure qui suivra l'ouver testament, et le reste de ses biens à un Je homme a plu, caractère franc et aimable, et qui n’a que le défau poète. Mais il faut que celui-ci remplisse neuf condition:
déshérités ne chercheront qu'à jui rendre difficiles. Heu ment que Gottwalt ou Walt a un frère jumeau, Wult?, qu de sens pratique que lui, et qui sera son mentor. Wul réaliste, mais un réaliste à l'esprit large et à l'humeur Î aime son frère, tout en le morigénant. Pourra-t-il jus le diriger, le contenir, lui conserver son héritage? On ne roman se perd dans les longueurs, é. s arrête brusquemen la quatrième partie. | | Jean-Paul est incapable de mettre de Punité dans un ouvrage, parce que l'unité n’est pas dans son esprit. : l'aise que dans les sujets simples. Pour peu que la do complique, il sembarrasse dans les développements, rive pas à conclure. Le plus sérieux effort qu'il ait sortir des limites que lui traçait son ie c'est le 1
ques, un vrai roman, Det avec une intrigue, de Ce des événements, ins idée RURALE , IL travailla (
1. Flegeljahre, eine Biographie, 4 vol., Tubingue, 1804-1805. 2, Ce nom provient d'un jeu de mots. Le père, après qu'on lui eut premier enfant, avait dit : « Le second sera ce que. Dieu voudra, q 3. Titan, 4 vol., Berlin, 1800-1803; Komischer Anhang, 9 vol., Berli
ES
k : ON AE:
LES HUMORISTÉS, 29
lairement dans le Titan, c’est l'envie de rivaliser avec les Années apprentissage de Wilhelm Meist, ”, qui venaient d’être terminées. œthe avait montré, dans Wilhelm Meister, une nature idéale, qui, inS Son Contact avec le monde, se reconnait et s'affermit peu à x, et qui s'accommode aux conditions de la vie, sans renoncer sa noblesse native. Le Titan repose sur une donnée semblable, ds qui est loin de se présenter avec autant de netteté, Jeantul met en scène les génies originaux, ces « enfants de la terre Qui tentent d’escalader le ciel », qui « gaspillent leur cœur et leur cerveau », inutiles au monde ebà eux-mêmes, Mais où les ine-t-il? Quelle est la destinée qu'il eur réserve ? Quelle est, en tutres termes, la vérité supérieure qui se cache sous les événemis, puisque, après tout, c'est un roman philosophique que
in-Paul prétend nous donner? Ses Titans sont des êtres faibles,
icèdent à la moindre impulsion ; ils ont du sang de Gottwalt et
Fixlein dans les veines. Ils sont à la fin ce qu'ils étaient au com-
cement ; l'expérience ne leur a rien appris,et c’est ce qui les
tingue profondément des : héros de, Gœthe. Le personnage
ncipal est le comte Alban de Césara; à qui on laisse ignorer
haute naissance, pour l'élever loin de la cour. Trois figures de
imes passent successivement dans $a vie, comme dans celle
Wilhelm Meister : la tendreret rêveuse Liane, qu'il ne con-
bque pour la voir mourir: la fière Linda, la seule qui puisse
appelée une fitanide et dént Certains traits paraissent pruntés à Mme de Kalb ; enfin Idoine, nature tempérée, carachindécis et vague. Albanc newfait guère qu'analyser ses iessions. Une seule fois il rougit: le sa faiblesse. Lorsqu'il srdu Liane, il fait un voyage ä"Romie, et, devant les monu- Ms de la ville éternelle, il. slécrie : « Je suis transformé iSqu'au fond de moi-même, comme si une main gigantesque Lavait touché. Comment pourrait-on, ici, se borner à jouir, isSer fondre son âme au rayonnement des œuvres d'art? ivre, c'est agir; c’est dans l’action que l’homme se manifeste ut entier et fleurit par toutes ses branches. » Il déclare qu'il combattre pour la Révolution française, se ranger sous ‘änmère ‘de la Liberté. Mais Linda, qui succède à Liane, se ‘tre plus puissante que la déesse de la Liberté, et Albano mbe dans la vie contemplative. Linda est victime des ruses | 1 de Roquairol, un idéal de perversité humaine, que | Peut concevoir par l'imagination, mais que la nature né
EL 195 2h "hi 8 PARUS , Gas En PR 4 4 LA An re. NÉ Lt a oc M) EN RP MNT ER E HER EM l'E re F4 ARE hé La (En 1 6 x
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vertie en espérance; c'est une idylle dont la scène est dans l'autr
-- d'une forte émotion. Linda est héméralope, c'est-à-dire qu'elle neperçoi
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js : SNA EN ES ER connaît pas: Albano épouse Idoine, et il s'arrête dans « la sp « moyenne du gouvernement ». Il règne sur deux prineipa allemandes, et l’on peut espérer qu'il les rendra heureuse il dit : « Dans le plus petit État il y a quelque chose de gre « c’est le bonheur du peuple t. » Sn | Jean-Paul a écrit, avec sa plume de romancier et d'humoriste des ouvrages philosophiques: et didactiques. Sa philosophie”es celle du sens intime, celle de Jacobiet de Rousseau; sa réfutatior de Fichte, Clavis Fichtiana (1800), est une suite d'épigram sans sel et de traits d'esprit sans portée. La Vallée de Campan (179 et les fragments posthumes de Selina (1827) sont des conversat sur l'immortalité de l'âme, ou plutôtsur le besoin d'immortali qui est inhérent à la nature humaine. Au fond, que Jean-Pa mette en scène un de ses héros favoris, ou qu'il disserte su question philosophique, il puise toujours à la même sourc romans, c’est l'image sans cesse renouvelée et rafraîchie de & nesse ; la Vallée de Campan, c'est encore sa jeunesse, mais trans portée dans/l’aveniref, pour emprunter une de ses expressions, Con
monde. Dans la Levana (1807), un traité d'éducation où il Sins surtout de Rousseau et de Kant, Jean-Paul affecte une mél un peu plus rigoureuse, mais il est loin de vouloir donne système complet et raisonné. Il°ne craint même pas de se dire, et il nous offre dès le début deux discours où sont pl deux thèses diamétralement"opposées, d’un côté l'inutil l'éducation, de l’autre son*importance dans la famille e l'État. Mais le livre est plein d'observations comme un ho passionné pour son sujet peut seul les faire. Depuis Pest personne n’a aimé l'enfance autant que Jean-Paul, et per n’a su aussi bien que lui lire dans l’âme de l'enfant. prit juvénile, on voudrait dire enfantin, de l’auteur qu charme de la Levana, et qui la rattache à l’ensemble dess de Jean-Paul ?. Le EU