LE MOUVEMENT PHILOSOPHIQUE DE KANT À HEGEL. LU
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ième faculté, d'une même énergie. Fichte, en faisant de là pensée réatrice le principe de toute réalité, en plaçant le moi humain ücentre du monde, son œuvre, donnait une forme idéale aux spirations d'une société que travaillait un besoin profond de nouvellement. Il obéissait en même temps à l’élan de sa propre ture ; 1l exprimait le contenu de sa propre vie, toute de labeur : d'effort. Le courant des idées philosophiques, l'influence de époque, le caractère du philosophe, s’unissaient ainsi pour constuer l'originalité du système !.
Jean-Gottlieb Fichte appartient par son origine, comme Kant, extrême Nord; il descendait d’un sergent de l’armée de Guse-Adolphe, qu'uné blessure avait forcé de quitter le service et di s'était fixé dans la Haute-Lusace. Il naquit, en 1762, au vilge de Rammenau, où son père tenait un petit commerce de ercerie. Un ami du seigneur de Rammenau se chargea de son ldcalion, et le mit au collège de Scliulpforta, où Klopstock ait été élevé un demi-siècle auparavant. De là, il se rendit à iniversité d'Iéna, pour étudier la théologie: mais la mort de protecteur le laissa sans ressource. On lui offrit alors d’entrer mme précepteur dans la maison d’un maître d'hôtel de Zurich; sé rendit à pied dans cette ville, et y resta deux ans. Revenu Allemagne, il devait occuper un emploi pareil auprès d’un nie polonais ; mais il déplut, dit-on, dans le monde aristocra= [ue de Varsovie, à cause de son accent français, peut-être iSSi à cause de l'indépendance de son caractère. Avant de iitter la Pologne, il voulut voir le philosophe qu’il reconnaissait mme son maître; il s'arrêta à Kæœnigsberg, et Kant lui procura 1 troisième préceptorat à Dantzig. Fichte venait d'écrire son eiier ouvrage, l'Essai d'une critique de toute révélation ?, qu'un iteur consentit à publier sans nom d'auteur, et que la Gazette
Lu:
… Documents biographiques, œuvres et correspondance. — Une biographie de an-Gottlieb Fichte avéc un choix de sa correspondance (J, G. Fichte's Leben und ‘enanischer Briefwechsel, ? vol., Sulzbach, 1830-1831) et une édition complète de ; œuvres (8 vol., Berlin, 1845-1846) ont été publiées par son fils Emmanuel- Hnann Fichte, qui fut professeur à l’université de Bonn et à celle de Tubingue, vres posthumes, par le même; 3 vol., Bonn, 1834-1835, — Des lettres de 24 Gœthe et à Schillér ont paru dans le Gæœthe-Jahrbuch, XV. — À consulter : ischer, Geschichte der neueren Philosophie, 5° volume ; — Xavier Léon, La hie de Fichte, ses rapports avec la conscience contemporaine, Paris, 1902, such ainer Kritik aller Offenbarung, Halle, 1794.
te à son tour se réalise au dehors, la pensée devient créatrice.” enser, agir, créer, ne sont que des manifeslalions diverses d’une ‘
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