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; de Kühn, qui le charma sans doute par un ensemble de qual opposées aux siennes. On la présente comme un modèle de deur et d'esprit naturel, sans rien de sentimental. Elle n’avaït que douze ans; c'était presque une enfant, néanmoins Hardenbere se fiança avec elle. Mais elle tomba malade presque aussitôt, el mourut deux ans après. Alors il la transfigura dans son imagi nation, et elle fut, pendant quelques années, le centre idéal de / sa vie. La mort de Sophie dévint, pour lui, le point de dépar / d'une ère nouvelle, d’après laquelle il data son Journal intime Bientôt, intervertissant les rôles, il pensa que c'était elle qu vivait, tandis que lui-même restait plongé dans la mort, et qu'ell n’était allée devant lui que pour l'inviter à la suivre; et ils demanda si la volonté de l’homme, qui transforme le monde n’était pas assez forte pour franchir les portes de l'éternité. «J «veux mourir, » dit-il un jour; « non comme un être épuisé «la nature abandonne, mais libre comme l'oiseau de passage «cherche d’autres climats, et joyeux comme un jeune poè / C'est avec ces pensées qu'il composa les Hymnes à la Nuit, *. parurent dans l’Athénée de 1800. lissont écrits en vers libres, qui Ÿ a pris longtemps pour de la prose. C’est la transer poétique du Journal intime. Le style en est simple et Novalis, qui venait de lire les Nuits d'Young, connaiss: défauts du genre funèbre, et, en habile écrivain qu’il était uit sut les éviter. Il règne dans ses hymnes une sorte d -w#. mystique, qui est déjà une réaction contre la douleur. On que le poète, au milieu de son deuil, reste jeune, et'q volontaire sera suivie d’une prompte résurrection. 1 Nous le retrouvons, dès la fin de l'année 1797, à 4 V occupé de minéralogie et de géologie. En même temp à tinue de philosopher, se guidant, en apparence, d'apr . mais, en réalité, se laissant porter par son imagination: | idée, qui est déjà exprimée dans les Hymnes et dans les p . , correspondants du Journal, forme le fond de sa phil S J est celle de la toute-puissance du moi, qui a pour, mi s'assujettir le monde, non seulement par les conquêt | progressives de la science, mais par le pouvoir imméc l'esprit sur la matière, disons le mot, par ‘la magie. trouvé la dernière forme de l'idéalisme de Fichte : € employer sa propre expression, l'idéalisme magique. Je moment où, à côté de la logique, qui est l'art de pen