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LA PLAINTE DES NIBELUNGEN

sous les murs d'Augsbourg, en 955, et, comme gage de sa victoires leur imposa le christianisme, she vécut au milieu d'eux pen= dant vingt ans, non sans danger. Son nom resta populaire après sa mort, à une époque où la légende épique achevait de se fixe elcommençait à être mise par écrit; et le pieux évêque fut: mêlé.

\ ie Fine. Yes À POÈMES HÉROÏQUES. 44 lux héros de la première invasion, comme un contemporain

V'Attila. | - Pilgrim paraît déjà dans la deuxième partie de la Chanson des Mbelungen. Quand Krimhilt se rend à la cour des Huns, il vient tu devant d'elle jusqu’en Bavière et la conduit à Passau. Mais il loue un rôle plus considérable dans la Plainte. Après la grande catastrophe qui « a mis tous les peuples dans le deuil », on retire les corps des héros de dessous les décombres du palais PEtzclbourg; on rappelle leurs exploits; on déplore leur destinée : ces sortes de plaintes funèbres étaient peut-être une des formes les plus anciennes du chant épique. Ensuite des messagers, conluits par le ménestrel Swemmel, sont chargés de rapporter à Worms les armes des Burgondes. Lorsqu'ils arrivent à Passau, lévêque Pilgrim leur dit : « Promettez-moi de revenir ici à votre retour. Les choses n’en resteront pas là : je veux que l'histoire « de toutes ces catastrophes soit mise par écrit, depuis leur pre- & mière origine jusqu'à leurs dernières conséquences. Vous me © raconterez Ce que vous aurez vu. J'enverrai aussi des messagers @au pays des Huns, et je ferai demander aux parents de chaque @héros ce qu'ils pourront m'apprendre. Je saurai ainsi comment @l'aventure s’est passée. Il serait à regretter que le souvenir s’en perdit, car c'est bien l'événement le plus considérable qui soit & Jamais arrivé dans le monde !. »

Fidèle à sa promesse, Swemmél s'arrête une seconde fois à Passau, et alors l’évêque, d’après les renseignements qu'il a recueillis, confie à son neveu Conrad le soin « d'écrire toute l’his- @ioire en lettres latines, telle qu'elle s’est passée depuis la pre- « mière heure jusqu'au dénouement final. Et, dans la suite, on l’a & souvent reprise en langue allemande ?. »

Faut-il conclure de ce passage qu'il a existé un ouvrage latin sur les Nibelungen, ayant servi de modèle ou seulement de guide aux poètes populaires? N'y faut-il pas voir plutôt une simple téntative pour donner à la légende épique plus d'autorité en la rattachant à un nom célèbre? Cette dernière explication paraît plus naturelle. La légende, après s'être amplifiée et ramifiée

“l. Die Klage, v. 3460 et suiv. — Édition de K. Bartsch, Leipzig, 1875. — Édition critique d'Edzardi, Hanovre, 187%. — Le poème de /a Plainte est écrit dans lé petit vers à quatre accents, qui devint la forme consacrée du poème chevale: resque.

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