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le e se gouverner; il écrit quelque part : « Nous n'avons mais nourri que notre imagination, et maintenant elle nous évore. » Brentano a dé la chaleur et du mouvement; il a une jue colorée. Lui aussi s’est toujours faussement attribué énie dramatique. Sa Fondation de Prague (1815), où il croyait mdépassé Schiller, n’est qu'un drame décousu, avec quelques les éloquentes. Ses contes enfin, la meilleure partie de ses ages après ses poésies lyriques, sont longs, diffus, et très iciels dans leur prétendue naïveté. Sa vie fut comme sa ie; inquiète et changeante; il séjourna rarement plus de “ans dans la même ville. En 1817, comme pour protester re les fêtes commémoratives de la Réforme, il republia les iques du jésuite Frédéric Spee !. Il eut pour collaboratrice, “ce travail, la fille d’un pasteur protestant, Louise Hensel, ientôt après se fit catholique. Lorsqu'il voulut l’épouser, elle épondit : « À quoi bon confier le déchirement de votre âme une jeune fille? Dites à votre confesseur ce que vous avez . Mecœur. » D'après le conseil de Louise Hensel et de Christian tolberg, il se rendit à Dülmen, en Westphalie, et il fut péspendant quelques années à mettre par écrit les révéis d'une religieuse extatique, nommée Catherine Emmerich. jurut à Aschaffenburg, en 1842 2.
carrière littéraire de Bettinane commença qu'après la mort de nan Achim d’Arnim, et à une époque où Clément Brentano se itait d'avoir gaspillé son génie dans des œuvres mondaines. vait Conçu, dans sa jeunesse abandonnée, une vive amitié läschanoinesse de Günderode, plus âgée qu’elle de cinq etqu'une passion malheureuse pour le professeur Creuzer 1isit à une mort prématurée. Elle se mit ensuite en relaecila mère de-Gæthe. « J’allais la voir tous les jours, » dit- «je m'asseyais à ses pieds sur un escabeau, et je la faisais Sep sur son fils.» Gœæthe était son idéal; et comme elle avait naturellement ardente, toute vive admiration devenait chez
Utz Nachtigal, durch den ehrwürdigen Pater Friedrich Spee, Priester der ‘haft Jesu ; Berlin, 1817,
$ œuvres complètes et sa correspondance ont été publiées par son frère, in Brentano, en 9 vol. ; Francfort-sur-le-Mein, 1852-1855. — Œuvres choisies, Enibourg-en-Brisgau, 1813; 3 vol. Leipzig, 1893. — A consulter : Bettina,
; Brentano's Frühlingskranz aus Jugendbriefen ihm geflochten, Charlotten- 844; nouv. éd., par R. Steig, Berlin, 1891; — Diel et Kreiten, Clemens to,ein Lebensbild, 2 vol. Fribourg-en-Brisgau, 1877-1878.
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elle un culte passionné. Elle. be Fe lecons de. Beetho ù pouvoir mettre le Faust en musique; elle apprit à model plâtre pour exécuter le monument, dont elle avait. de plan, et qui représentait Gœthe assis-sur un trône, la appuyée sur une lyre dont un petit génie touchait les €c Plus tard, quand le monde eut changé autour d'elle, elle: ses souvenirs, les groupa, les embellit, et se fit une représ tion idéale des personnes qu'elle avait aimées. Elle disait. n'entrait en vraie communion d'esprit avec ses amis qu leur mort. C’est ainsi qu'elle publia, en 1835, trois ans la: mort de Gœthe, la correspondance qu’elle avait eue ave mais arrangée et complétée dans le sens de l’image idéale q s'était formée de lui :. Elle a tracé de la même façon le.pe de son frère et celui de Caroline de Günderode*?. Des cri trop sérieux l’ont accusée de supercherie et de menso ce sont de bien gros mots pour des enfantillages. Il fai toujours se souvenir de ce qu’elle fait dire elle-même à 1e de Gæthe. Elle lui avait parlé, avec son enthousiasme. hab des œuvres d'art qu’elle avait vues dans un voyage à. Gol Madame la Conseillère lui répond :'« La description. des « veilles que tu as vues m'a fait su plaisir, mais est-il « vrai que tu les aies vues? Car, en pareil cas, on ne sau «se : méfier de toi. Que de choses HRRo IA ne m'as-t
Traduction française : Gœthe et Bettina, par Séb. Albin (Mme Com Paris, 1843. — Aujourd’hui que les lettres originales de Gœthe sont a d'un côté le thème et de l'autre les développements, et l'on peut, compte du procédé de composition de Bettina. Consulter, à ce sujet: : Briefe Gœthes an Sophie von La Roche und Bettina Brentano, Berlin, Ci dont il faut se garder, c'est de prendre à la lettre tout ce que dit Be l'a fait Sainte-Beuve (Causeries du Lundi, 2 vol.). 5
2. Die Günderode, 2 vol., Leipzig, 1840. — A consulter : je Geiger, : Günderode und ihre FANS Stuttgart, 1895: — Erwin Rohde, Fried: und Karoline von Günderode, Heidelberg, 1896 : — et un article de À la Revue des Deux Mondes du 1° février 1895. me,
3. Briefwechsel mit einem Kinde, l® vol., à la date du 7 octobre [8
LE SECOND GROUPE ROMANTIQUE. 627 ment juste envers Bettind, que, si elle est très romantique dans idées, elle a été très correcte dans sa vie, qu'elle n’a pas vorcé, malgré les exemples qu’elle avait sous les yeux, qu’elle bien élevé ses quatre fils et ses trois filles, et qu’en 1831, quand “choléra sévissait à Berlin, elle allait soigner les malades, ndis que son frère Clément déclamait contre les vices du siècle présentait le fléau comme un effet de la colère céleste. Elle ourut en 1859, et elle repose à côté de son époux, dans le parc château de Wiepersdorf 1.
Ilfaut associer au groupe de Heidelberg, au moins pour une te de sa carrière, un homme qui doit surtout sa célébrité aux ttes politiques et religieuses auxquelles il a été mélé : c’est an-Joseph de Gærres, né à Coblentz en 1776. Il commença par ire de la propagande révolutionnaire dans sa Feuille Rouge 198), qui paraissait par décades: il demandait alors la constition des provinces rhénanes en république ou leur annexion ls France. En 1808, il fit, à l’université de Heidelberg, des nférences sur l’ancienne littérature allemande, qui, par la uveauté du sujet et par la vivacité du débit, eurent du succès près de la jeunesse studieuse. C’est sur le conseil de Brentano, én partie d’après les documents fournis par lui, qu'il entreitson ouvrage sur les Livres populaires allemands ?; l’introction contient de belles pages, écrites dans un style coloré, oique un peu touffu. Il donna plus tard une édition de Lohenin. En 1813, il fonda le Mercure du Rhin, où il plaida la cause à coalition avec une telle autorité, que Napoléon l’appet la cinquième puissance. Le Mercure fut supprimé, lorsque, rès la victoire, Gæœrres se tourna vers les princes allemands ur leur rappeler leurs promesses. Obligé de fuir, il se rendit Suisse, où il écrivit son livre, l'Allemagne et la’ Révolution. “1827, il fut attaché à l’université de Munich, et il devint ns la suite l'un des chefs les plus actifs du parti ultramontain ; Nourut en 1848. Au fond, Gœrres était encore plus panthéiste
. Œuvres complètes, 11 vol., Berlin, 1853. — Elle a donné une expression à ses > philanthropiques et sociales: dans un de ses derniers écrits, Dies Buch yehôrt 2 KôNig. — Comparer : Bettina von Arnim und Friedrich Wilhelm IV, Briefe Akitenstücke, par L. Geiger: Francfort, 1902. |
: Diéteutschen Volksbücher, Nühere Würdiqung der schünen Historien-, Wetter- * Arsneibüchlein, welche teils innerer Wert, teils Zufall Jahrhunderte hinch bis auf unsere Zeit erhalten hat, Heidelberg, 1807.
* Teutschland und die Revolution (Coblentz), 1819.
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