CR 1. — ZACHARIE WERNER
Ê à harie Werner est un mystique doublé d’un viveur; il mena : À ont ces deux personnages jusqu'au jour où, par fatigue, le cisme le prit tout entier. Sa mère mourut folle ; elle avait 2 idée fixe qu'elle était la Vierge Marie et son fils le Sauveur Le onde, Né à Kœnigsberg, en 1768, Werner étudia le droit à > Sd Ville natale, et entra ensuite dans l'administration des + ines. Il n'avait pas encore quitté l’université lorsqu'il débuta <a n volume de poésies mêlées 1; c'étaient des chansons et des 3
>onsulter. — Moi “e-Mein, 1883.
rmischte Gedichte, Kœnigsberg, 1789,
Die Schicksalstragüdie in ihren Hauptvertretern, Franc=
B SSERT, — Hist. de la littér. allemande, OS » :
satires, œuvres frivoles, sans originalité. Il divorça trois ois douze ans. Lorsqu'il se sépara de sa troisième femme, une Pol naise qui ne savait pas l'allemand et dont lui-même ne comp nait pas la langue, ilécrivit à un de ses amis : « Je ne suis pas”
« méchant homme, . mais je suis faible sous bien des rappor
« quoique sous d’autres rapports Dieu m'ait donné de la forc « je suis inquiet, capricieux, avare, désordonné. Tu le sais bic
‘« je suis toujours occupé de mille affaires et de mille fantaisie
« la fois. En outre, je fréquente ici les spectacles et les réunio « mondaines, etma femme ne pouvait pas ayoir avec moi une « agréable. Elle est innocente de notre divorce, je le suis pe
« être aussi, car est-ce ma faute si je suis fait ainsi? » Il ét
- alors à Berlin, où il avait été appelé comme secrétaire intin
C'était une nature incohérente, un assemblage disparate quelques qualités et de beaucoup de défauts. Une de ses quali était la sincérité : toute sa vie, il a blâmé sa conduite et critic ses écrits, sans se corriger et Sans faire mieux. Avant d’af à Berlin, il avait occupé un emploi inférieur à Varsovi
s'était lié avec Hoffmann et Hitzig. C’est là qu’il écrivitse premiers ouvrages dramatiques, les Fils de la Vallée et | sur la Baltique *. Les Fils de la Vallée constituent une s. franc-maçonnerie religieuse, qui succède à l'ordre des Temp et qui doit un jour régénérer le monde. Ce sujet est d en deux longs drames, de six actes chacun, dont le p défaut est que rien ne se trouve au premier plan et. sait à qui s'intéresser. La Croiæ sur la: Baltique montre l’ sement du christianisme en Prusse; un des -personnä le fantôme de saint Adalbert, qui porte une flamme front et qui fait des miracles. Cette pièce devait avoir. ment une suite, qui ne fut écrite que beaucoup plus Berlin, principalement par ses rapports avec Ifflan apprit à mieux connaître les conditions de la scène alors son meilleur ouvrage, Martin Luther ou la Cons la force?, qui fut représenté avec un grand éclate succès s’est maintenu jusqu'à une époque récente. Le sujet était hardi; il était peut-être difficile d'en faire
4 , : F .1. Die sühne des Tales, Berlin, 1803. — Das Kreuz au der Ostsee; Die Brautnacht, Berlin, 1806. ;