Martin Luther oder die Weihe der Kraft, Berlin
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LE DRAME RÔMANTIQUE. 665
fi dramatique, et ce n’est pas ce que Wernét y cherchait. Il veut que faire passer devant nos yeux une série de tableaux, quelques-uns, comme celui de la diète de Worms, ont de la ndeur. Quand la toile se lève sur le quatrième acte, Luther nonce la péroraison de son discours : « Et par là, très puissant mpereur, révérés princes et seigneurs, j'ai confessé ce que enseigne et ce que je veux. Je ne suis qu’un simple moine; je
‘aipas vécu dans les cours, mais dans les cellules; j'ignore les:
sages du grand monde. Cependant je n’ai nulle crainte de ivéler ce que Dieu a mis dans mon cœur. Ce n’est pas ma propre loire, c’est l'honneur de Dieu et le salut de la chrétienté que cherche : c'est pourquoi je suis forcé d'annoncer, quoique ins art, la simple et pure parole de Dieu. » Et lorsque, après vin sommé plusieurs fois de se rétracter, ses juges lui demantune réponse formelle, il ajoute : « Ma réponse, la voici, sans icence et sans artificé. Je ne rétracte rien. Le pape peut se omper, les conciles peuvent se tromper : l'Écriture seule est äie. Aussi longtemps que, l'Écriture à la main, vous ne me nvancrez pas d'erreur, je reste ferme sur ma croyance, lors ême que vous réduiriez mon corps en cendres. J’obéis à la x de ma consciente. Me voici donc : que Dieu me soit en de ! Je ne puis faire autrement. Amen! » La suite de l’action, mdamnation du réformateur, sa retraite à la Wartbourg, sa parition au milieu des briseurs d'images, sont à peu près ‘ormes à l’histoire. Ce qui appartient en propre à Werner, ce les ingrédients mystiques. Luther et Catherine de Bora sont lestinés à s'aimer; il faut qu'ils se rencontrent et qu'ils issent; ils y sont préparés par des songes et des apparitions. our de Catherine est, pour Luther, la consécration de sa force; (ædeux, ils représentent la force et la tendresse, les deux js: :208 ‘qui subjuguent le monde. Lorsque Werner eut passé itholicisme, il se crut obligé de faire une rétractation publique a pièce, et il écrivit alors {a Consécration de la faiblesse 1, un | poème, où, avec une certaine outrecuidance, il associe son endu Plbement à à celui de la nation sllemande. |rès les événements de 1806, Werner se démit de ses fonc- Met, se rendit à Vienne, où il espérait trouver un emploi au