‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 320 sur 534 · FN NEC ET EST · texte numérisé non relu

FN NEC ET EST

et le nègre dissertent sur la vie et l'éternité, comme Faust Méphistophélès. Une fois, pendant qu'ils échañgent quelque paroles, cinq mille prisonniers sont mis à mort. Les scènes vit lentes sont ordinairement accompagnées de coups de tonnern Gothland n’ignore pas les perfidiés du nègre, et il ést plusiéw fois sur le point de le tuer; mais il l'épargne, sans doute por pouvoir continuer à philosopher avec lut. À la fin, cependant, perd patience; il traverse plusieurs fois le théâtre, courant aprè ‘lui: c’est « une chasse au gibier noir ». Il l’abat, puis il meurt, Lu + même « en bällant ». Du milieu de ce déve sondaué forcené « * détachent des po vraiment poétiques; mais ils Sont rar et courts, et il n'arrive guère qu’on puisse lire dix lignes de suit sans se heurter à quelque banalité prétentieuse et criarde Le second poème dramiatique de Grabbe, Don Juan et Fau (1829), est d'une conception hardie. Deux hommes, dont chacu a la prétention d’embrasser le monde, sont réunis. Le poète. 0 suppose tous les deux amoureux de Donna Anna, la fillé du Côn mandeur. Don Juan veut l'enlever, le jour même où elle do épouser Don Octavio ; mais Faust la lui ravit à son tour, et l4, tran porte au sommet éü Mont-Blanc, où Méphistophélès a constri pour elle un palais magique. Don Juan le suit, trainant derrièr | lui son valet Leporello; mais le magicien Faust les jette, Sur nuage, qui les dépose devant la statue du Commandeur. Le démo finit par mettre là main sur ses deux victimes : « Je les’ river: & l’un à l’autre, » dit-il; «ils ont couru la même carrière sur dé « chars différents. » Grabbe n’a compris que la moitié ; sujet; son Faust n’est qu'un autre Don Juan, plus inquie à Méphisto, il manque tout à fait d'individualité; Faust s'à bientôt qu'il a fait un faux calcul én se donnant un Comp qui n'est qu'une eo de lui- rmême. «Je me sus Le

aussi longtemps xd tu n'pparienäres, et tu the . d « moins utile par tes tours de passe-passe 2. » ELA magie (

1. Grabbe ne dit pas : c'est l'automne, mais : la He a la jaunisse. Il le remords un perce- oreille. Le chancelier Frédéric de Gothland dit à S qui veut le tuer : « Enivre-toi de mon sang, jusqu'à ce que tu le vom nègre vide une fois un verre d'eau-de- vie, puis écrase le verre entre $e s'imaginant qu'il dévore le cœur d'un énnemi. 2

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