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GRABBE

Si OŒhlenschlæger et Michel Beer flottent indécis entre. classique et l’école romantique, Christian Grabbe est, au

Il est né à Detmold, au pied de la forêt de Teutobourg, € IL grandit sous les plus mauvaises influences. Son père DANCE d'une maison de correction, et les misères de Th

4. Meyerbeer a composé pour Séruensee une ouverture et dés entr ‘acte 2. Nenner und Zähler; le numérateur est une femme acariâtre qui g

faites, place sur la somme à la loterie, et gagne le gros lot. “A 3. Allusion à une ballade de Schiller. 11 s'agit d’un professeur, en muette devant plusieurs jeunes filles qui demeurent vis-à-vis de lui, ni: par n’arrêter son choix sur aucune d'elles. je 4. Œuvres et correspondance. — Sämtliche Werke, herausgegeben ve Schenk, Leipzig, 1835. — Choix, avec Schenk et Grabbe, par Bobert tion Kürschnor). — Briefwechsel, herausgegeben von E. von Schenk, Leip: c'est la correspondance de Michel Beer avec Immermann, pçsceese

imarades. On le destinait à la théologie, pour laquelle: il avait pas la moindre vocation; il préféra le droit. A Berlin, il > lia avec Henri Heine, et il envoya à Tieck, en 1822, son Duc Gothland, auquel il travaillait depuis trois ans. Tieck lui pondit qu'il trouvait la pièce à la fois « intéressante, repoussante et effrayante ». Après avoir cherché vainement un emploi ins un théâtre, Grabbe revint à Detmold, s'y établit comme rocat, fut même attaché à l'administration militaire, et épousa

Mille de l’archiviste Clostermeyer, qu'il abandonna bientôt.

doute vie régulière lui pesait. Il partit, en 1834, s'arrêta quelque mps à Francfort, et trouva ensuite un asile auprès d'Immerann, qui dirigeait le théâtre de Dusseldorf, et qui l’occupa à ipier des rôles. Ils se brouillèrent, et Grabbe revint, phySsiqueent et moralement épuisé, mourir entre les bras de sa vieille ère à Detmold, en 1836. |

Dans Grabbe, l’indétermination romantique a trouvé sa dernière | , Ls

pression. Il fait paraître ses personnages à mesure qu'il a soin d'eux, et, après leur avoir fait dire à peu près ce qui est leur rôle, il les charge encore d'expliquer au public sa façon considérer la vie, sa philosophie. Cette philosophie est le pes-. nisme absolu, mais satisfait, qui prend sôn parti du néant de utes choses; c'est la négation brutale, tranquille et froide, qui alé sa nudité. Grabbe ne croit qu'à une chose, à l'éternité de nier. Tous les héros qu'il a chantés sont de grands desicteurs, et tout l'équilibre de ses pièces consiste en ce qu'ils détruisent l'un l’autre. Dans le Duc de Gothland, nous voyons taître d’abord un nègre, qui est dévoré d’une haine profonde ur tous les hommes de race blanche et d'un besoin ardent d’en moler le plus grand nombre. Il est devenu, on ne sait comnt, le chef des Finnois, qui habitent la côte orientale de la ltique, et il les mène à la guerre contre les Suédois.-Il est pris bord d’un accès de fureur qui lui donne un crachement de 185 il ordonne la destruction de dix villages, puis encore de atorze autres ; après quoi il se présente au château de Gothid, en invoquant les droits de l'hospitalité. Le duc-vient de rdre son frère; le nègre coupe la tête du cadavre, pour faire ire à un meurtre, dont il accuse un autre frère de Gothland. xoite ensuite le fils du duc contre son père, et l'action va de me en crime, sans parler des batailles sur terre et sur mer des massacres en temps de paix; et, par intervalles, Gothland

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