‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 327 sur 534 · Éditions des œuvres. — Gesammelte poetische Werke, 12 vol · texte numérisé non relu

Éditions des œuvres. — Gesammelte poetische Werke, 12 vol

Leipzig, 1896. | A consulter. — Fortlage, Rückert und seine Werke, Francfort, 18 Friedrich Rückert, ein biographisches Denkmal, Francfort, 1868; Veue über Rückert, 2 vol., Leipzig, 1873; Nachgelassene Gedichte Rü ke Beiträge zu dessen Leben und Schriflen: Aie 1877. — Ho Gotha, 1878.

onne heure par ses habitudes peu sociables; « il aimait mieux le commerce des fleurs et des arbres que celui des hommes. ; Il liMit Son père, qui était avocat, dans diverses résidences, mais ujours à la Campagne, et sans quitter cette région doucement cidentée qui forme la rive gauche du Mein. Il fit ses études à université de Wurzbourg, s’occupa beaucoup des poètes grecs, “Sexerça à les traduire. Le livre de Frédéric Schlegel Sur la gessé des Hindous fit une grande impression sur lui, et il conçut S sa jeunesse le rêve d'une littérature universelle, formée-de nnes traductions et d’imitations ingénieuses. La guerre, cepenint, le côtoyait de trop près Pour ne pas lui causer des inquiédes/passagères. En 1809, il eut, paraît-il, l’idée de s'engager ns/larmée autrichienne, quand la bataille de Wagram termina usquement la Campagne. En 1813, des raisons de santé le tinrent; et tandis que Théodore Kærner mariait « la lyre et bépée », Rückert demeurait au château du baron de Truchsess, MFranconie, et écrivait ses Sonnets Cuirassés 1. C'était la emière fois que des sonnets se cuirassaient. On dirait par oments que la cuirasse de Rückert a été forgée sur l'enclume Ythologique de Vulcain; l'Autriche, la Prusse, la Suède, le nemark s'appellent chez lui Austria, Borussia, Suecia, Dania ; Russie, c’est Russia, la vierge au sein de neige; Albion tient trident de Neptune, et Némésis Urania leur souffle à toutes vent de la haine. Ce sont là des dissonances qui gênent;

is Je vers est martelé avec force, et la rime retentissante icée d’une strophe à l’autre fait l'effet du clairon qui sonne la arge.

\yant ces poésies guerrières, Rückert avait composé les Funé-

lles d’Agnes * en l'honneur d’une jeune fille qu'il avait aimée.

Stune longue suite de sonnets, où il prodigue les images les

Sgracieuses, et où cependant sa corne d'abondance finit par

puiser. Un appendice contient des Chansons dont quelques-

eswsont de vrais exercices d'équilibre rythmique; tantôt le

Mmier mot du vers reproduit la rime, tantôt le vers rime tout

ier. Une autre suite de sonnets, qui date de la mêmé époque,

qui à pour titre Amaryllis, est consacrée à une simple fille

| Champs. Le poète la célèbre sur un ton à demi ironique; il

Géharnischte Sonette. Ils parurent en 1814, avec d’autres chants guerriers ou

tiques, Sous le titre de Deutsche Gedichte von Freimund Raimar. Agnes’ Todtenfeier, poésies composées en 1812, publiées en 1817.

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