‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 333 sur 534 · PAR OT PE MIT NE <S · texte numérisé non relu

PAR OT PE MIT NE <S

édéric Daumer est une nature moins contemplative que 0 old Schefer. Il est sorti de la théologie, et il a toujours gardé, me en poésie, des allures de dialecticien et de polémiste. à Nuremberg en 1800, il entra au gymnase de cette ville, qui it alors dirigé par Hegel; puis il entendit, à Erlangen, les cours Schelling. Revenu à Nuremberg, en 1821, il devint professeur 'École préparatoire, et ensuite au gymnase où il avait été vé. Mais sa Santé débile le fit renoncer, à partir de 1833, oute fonction. Jusque-là, il avait flotté entre le mysticisme et philosophie de la nature. Les poètes orientaux, qu'il se mit tudier et à traduire, lui apprirent que la suprême sagesse dans la jouissance, « que le renoncement n'était qu'une Ypocrisie, » et; de ces divers éléments singulièrement assortis, 0mposa une religion, « la religion de l'amour et de la paix », nt la sainte Vierge devint le symbole. Il passa plus tard au holicisme. Pour le moment, il chanta, sous le pseudonyme usebius Emmeran, la Gloire de la sainte vierge Marie! : c'était recueil d'hymnes et de légendes, empruntées aux différentes gues de l’Europe. Puis, tout à coup, il partiten guerre contre le istianisme, qu'il poursuivit jusque dans ses racines Judaïques. rut découvrir que le culte de Jéhovah n'était autre que le culte iglant de Moloch?, qu'il s’étaitépuré peu à peu en passant par les les juives, mais que le fondateur du christianisme l'avait rétabli is sa barbarie primitive 3. Il recueillit dans les poètes et dans

osé à celui de Léopold Schefer, en écrivant son Ævangile laïque (Laienevange-

1840). Schefer avait emprunté la philosophie mystique de l'Orient; Sallet Sporta dans l'Orient la philosophie occidentale et Spécialement celle de Hegel. iit pas à pas le récit de l'Évangile, et l'accompagne d'un commentaire perpé- .d0nt le sens général serait assez bien défini par l’une des dernières paroles de st: « Le globe terrestre m'est assez connu; — une barrière couvre à mes yeux vue de l'au-delà. — Insensé qui dirige vers là-haut ses yeux clignotants, — Se figure au-dessus des nuages des êtres semblables à lui! — Qu'il se tienne "ne, et se fasse. sa place ici-bas! — Le monde n'est pas muet pour l'homme illänt. » C'est la morale de l'action énergique, opiniâtre, et qui vise au but édiat. Sallet était né à Neisse, en 1812: il fut élevé à l'École des cadets de dam, et devint officier prussien:; il quitta le service en 1838, et mourut en 1813, ge de trente et un ans. Il avait fait de fortes études, et il connaissait plusieurs ues modernes. C'était, de plus, un noble caractère. Il n'eut pas le temps do ir son talent. Son vers est quelquefois trop plein, et devient alors pénible et ; le moule se brise sous l'effort de la pensée. — Sämtliche Werke, 5 vol., slau, 1845-1846.

Glorie der heiligen Jungfrau Maria, Nuremberg, 1841. Nouvelle éd. augmentée, le titre de Marianische Legenden und Gedichte, Nuremberg, 1850.

Der Feuer- und Molochdienst der Héebrüer, Brunswick, 1842.

Die Geheimnisse des christlichen Altertums, 2 vol., Hambourg, 1847.

Nico

LEA

ne philosophes das (es aitécélents de lare igio qu'il annonçait, mettant surtout à contribution Gœthe et C'était là, dans son œuvre, la part du théologien, la plus i tante à ses yeux. La part du poète, la seule dont il reste qu chose, Consiste dans des traductions de Hafiz d’un rythme sim] et gracieux, dans une suite de chansons en l'honneur de Mahom dans des portraits de femmes, les saintes de la religion de l'amor enfin dans un recueil de chants populaires de toutes les nation: Daumer mourut à Wurzbourg en 18%5. Il a voulu être un apôt il n’avait en lui que l’étoffe d’un poète anacréontique et d'un b traducteur. Même son anacréontisme n’est pas toujours aimab il ne peut vider sa coupe ni couronner de roses sa. bien-ai sans jeter un regard de mépris sur le pauvre moine qui, préfi d'autres extases *. |

Avec Bodenstedt, nous éentrons des la pie ef fran nature; il à cet avantage sur ses prédécesseurs, de n’a: pas cherché ses inspirations dans les livres, mais dans la x même des lieux qu'il a chantés. Il eut la bonne fortune trouver, dans le vaste Orient, une région encore inexploré c'est ce coin pittoresque « où le Caucase, hérissé de cimes « déchiré de ravins, dresse dans le ciel sa tête raidie et blang « par les neiges, lorsqu'il soulève son turban de nuages ; ; se « dans sa cuirasse de glaces, à laquelle est suspendue, comme « traine d’un manteau royal, la steppe fleurie qu’arrose le Do On

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l. Jteligion des neuen Weltalters, 3 vol., Hambourg, 1850. Daumer avait. en vers prosaiques la prose poétique do Bettina : Betlina, Gedichte aus Get Briefwechsel mit einem Kinde, Nuremberg, 1831. ET

2. Hafis, deux recucils, Hambourg, 1846-1851: — Mohammed, Hambourg, 1848 Frauenbilder und Huldigungen, 3 vol., Leipzig, 1853. — Pol ydoras ein po shes Liederbuch, 2rvol., Francfort, 1835.

. 3. Daumer a cu quelque temps dans sa maison l'enfant mystérieux Hauser, recueilli dans les rues de Nuremberg, en 1898, lorsqu'il avait dé ans, et qui a longtemps occupé les publicistes, Il a lui- même publié su Î ques écrits.

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