WILHELM MULLER
La dernière filiation de l’école souabe se trouve chez des éc vains qui, sans lui appartenir directement, en ont développé tradition dans le sens de leur propre originalité, tels que Wilhe Müller et, un peu plus tard, Victor Scheffel. Wilhelm as débuta sous des influences M
torze ans, il avait déjà, ditot te un volume de à ct d’odés, us et il avait même composé une a
d' decapation en été et en Belgique. Après la camp se mit en relation avec le groupe romantique de Berlin
publia une Anthologie des Minnesinger et une traduction duFa de Marlowe, à laquelle Arnim joignit une préface». on.
1. « Wenn mir das tief Empfundne « Nicht alsbald so rein und vüllig, « Wie es in der Seele lebte, « In des Dichters zweite Seele, « Den Gesang, hinüberspielte, « Ach, wie oft wollt’ ich verzweifeln, « Dass ich stets ein Schüler bleibe ! » =
9, Œuvres complètes, 4 vol., Stuttgart, 1890. — A consulter : K.F Mœærikes Leben und Werke, Berlin, 1901 ; — Harry Mayne, £d. Merike
und Dichten, Stutigart, 1902; — et l'article de J. Bæchtold des la deutsche Biographie, tome XXII. À
3. Blumenlese aus den Minnesingern, Berlin, 1816. — Doctor Faustu
L'ÉCOLE SOUARE. |
cadémie des sciences [e désigna pour accompagner le baron Sack dans un voyage en Egypte. Les deux voyageurs prirent ir l'Italie; mais, à Rome, Wilhelm Müller ne put s’arracher
à la ntemplation des Monuments ; il se sépara de son compagnon, oins enthousiaste que lui,
et revint, l’année suivante, par Flonce, Vérone et Munich, à Berlin. Il rapportait, outre une coltion de chansons, de sonnets et d'épigrammes, la matie ux volumes sur Rome, les Romains et les oplrait observateur impartial et Sympathique de la vie ‘méribnale, même dans ce qu'elle a de plus contraire aux mœurs emandes. « Le ton frivole de certaines pages doit être attribué, » Son biographe Schwab, « à l'influence du pays dans lequel Lpassa presque une année. » On Peut ajouter, sans faire Lort füller, qu'il y avait aussi dans sa nalure un grain de fine senalité, qui lui faisait mieux comprendre l'Italie. Quoiqu'il en t,à partir de ce moment, son éducation littéraire est terminée ; antiquité s’est jointe aux Minnesinger
re de Romaines 1, où il se
t cette forme simple et lucide qu'il adoptera désormais. Il dit 1s une épigramme : « Quelque clair et lumineux que soit le iel, tu ne PEUX pas en voir le fond; quelque profonde que soit 1 Source où je puise, mon œuvre doit se présenter en pleine imière devant toi 2. »
“son retour d'Italie, il fut nommé professeur au gymnase de sau. qui venait d’être réorganisé, et bientôt après conservar de la bibliothèque qui fut formée de la réunion des collec-
1$ éparses dans le duché. Il épousa la fille du conseiller de
Yeérnement Basedow, la pelitefille du célèbre pédagogue.
silne Passa guère que les hivers à Dessau. L'été élait con-
ré à des excursions, quelquefois lointaines, qui lui élaicnt
éSsaires Pour produire. Sa muse avait besoin du grand air.” Poésie s’attachait volontiers à des localités précises : ainsi
uirent la Guirlande du ravin de Plauen, près de Dresde, et
Marlowe, aus dem Englischen übersetst, mit einer Vorrede von Atélin von ms Berlin, 1818: nouv. éd. dans la Bibliothèque Reclam:
Rom, Rômer und liümerinnen, ? vol., Berlin, 1820. — Une revue, Askunia, Aüller fonda la même année, n'eut que six numéros. « Wie hell und klar auch soi der Himmel, du kannst doch seinen Grund nicht
; [sehn :
btiefor das Gedicht ich schôüpfe, je lichter wird es vor dir stehn.
+ CEUx-ci lui offrañt un, ds d'idées et de sentiments bien allemands, celle-là lui révé-
V a Fe
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132 Mr. ROMANTISME. ge 0.
les Coquillages de l'ile de Rügen !. Au Dont de l'anné 4 182 la santé du poète s'étant affaiblie, le duc de Dessau mit à sat Ïs position une campagne, le Louisium, entouré d'un a a à d'où sont datées quelques-unes de ses plus gracieuses chansons « Il menait là, » raconte son anu le baron de Simolin, « unem « vraiment élyséenne; il s'étendait dans les hautes herbes, lais « sant pleuvoir sur lui les fleurs des arbres, tandis que les ros «signols chantaient sur sa tête; il aspirait toute la vie de | « nature à pleine poitrine. » Ces paroles pourraient être tirée des poésies mêmes de Wilhelm Müller; elles en reproduisent | ton général. Son dernier voyage le conduisit en Souabe, il fu l'hôte de Schwab à Stuttgart ct de Kerner à Weinsberg. Ile une entrevue avec la voyante de Prevorst; on ne sait. pas © qu'elle lui révéla, mais, pendant le retour, on remarqua chez une exaltation inaccoutumée. A Leipzig, ayant retrouvé Simolir qui était un adepte du magnétisme, il lui dit : « Je suis mainti « nantde ton avis, mais tu es resté à mi- -chemin. Poür être co « plètement initié, il faut que tu ailles à Weinsberg; là tu € « verseras familièrement avec les esprits qui sont au-dess « nous. » Il mourut peu de jours après, à Dessau, le 30 septe 1827, n'ayant pas achevé sa trente-troisième. année ; un d enfants fut le philologue Max Müller. tu È La réputation de Wilhelm Müller date de ses Chants M ce sont des tirades d’une allure vigoureuse et rapide, la p en longs vers trochaïques de huit pieds, tantôt des chants c | pour les guerriers morts, tantôt des exhortations à une outrance. Le vieillard déplore de ne plus pouvoir porter les à ou de n’avoir pas un fils qui lui succède dans lés rangs, lesx promettent «d'accueillir à coups de pierres celui qui reviend « foyer, vaincu et sans blessure ». Une page éloquentéest.c crée à lord Byron. La pensée qui domine l’ensemble. e peuple digne de la liberté ne doit la recevoir que de lui-même
Frères, ne regardez pas au loin s'il vous vient un secours étr — Si vous ne voulez pas être trompés dans votre espoir, regar lement dans votre cœur et dans votre maison. — Si vous. ne pas là, pour votre liberté, une sainte garantie, — ni maints jamais, frères, elle ne nous viendra du dehors. — Toi-mêm
1. Frühlingskranz aus dem Plauenschen Grunde; Muscheln von den Ins publiés d'abord dans la revue Urania de 1826 et de 1827. 2, Haèter HER LORIE: Dessau, 1821 ; Leipzig, 1823-1824.
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