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| L'ÉCOLE SOUABE Le AIR TU posé le joug pesant de la servitude, — toi-même tu l'as porlé; et le porterais encore aujourd’hui, — si tu avais attendu, ô Grèce tant stée, — qu’une main étrangère en déchargeât tes épaules. — Il faut tu combattes pour toi-même, comme tu Les délivrée toi-même : 1
à toi fut la faute, à toi le châtiment; à toi sera la palme après le nbat.1!
fais c'est surtout par ses lieds que Müller vivra. Ses petites # sies sont admirablement rythmées; la musique s'y associe s,peine, elle n’a qu’à accentuer le mouvement du vers. Müller assionné le lied; il lui a communiqué le feu du dithyrambe. sentiment de la nature est, chez lui, une ivresse; la joie du / ntemps l’exalte. « Ouvrez les fenêtres! ouvrez les cœurs! C'est > printemps qui chasse l'hiver; le rossignol sonne la charge, Lun écho lui répond du fond de ma poitrine. Entre, entre, | ïe de printemps ?! » Mais le poète a des chants pour toute S Saisons; il a même soig de nous dire à quelle époque de. { mée telle ou telle de ses poésies doit être lue, pour que nous. | lagions bien le sentiment dans lequel elle a été conçue. En de la Belle Meuniére, une suite de chansons qui constitue un tdrame, il met cette épigraphe : à Lire en hiver. Lui-même se lamorphose, s’incarne dans tout ce qui vit sur le sein de fa : Æ ure. Il se fait tour à tour chasseur, pâtre, moissonneur, et,
ant sur son propre nom, meunier.
“Brüder, schaut nicht in die Ferne nach der Fremden Schutz hinaus; “Schaut, wenn ihr wollt sicher schauen, nur in.euer Herz und Haus. «Findet ihr für eure Freiheit da nicht heilige Gewähr, ©Nun und nimmer, Brüder, nimmer kommt sie euch von äussen her. à «Selber hast du aufgeladen dir der Knechtschaft schweres Joch, 2 “Selber hast du es getragen ; und du trügst es heute noch, ee “Hättest du darauf gewartet, hochgelobtes Griechenland, : “Pass es dir vom Nacken sollte heben eine fremde Hand. : « Selber musst du für dich kämpfen, wie du selber dich befreit : E « Dein die Schuld und dein die Busse, dein die Palme nach dem Streit! s « Die Fenster auf! die Herzen auf! ‘ à « Geschwinde, geschwinde!
« Der alte Winter will heraus,
F « Er trippelt ängstlich durch das Haus, ne à « Er spürt don Frühling vor dem Thor, 7 à « Der will ibn zépfen bei dem Ohr. 4 > « Zum Angriff schlâgt die Nachtigall, s = D. « Und horch', und horch', ein Widerhall, # FA je « Ein Widerhall aus meiner Brust! |
« Herein, herein, du Früblingslust, »
Jes ruines du château de Hohentwiel, où se passent les s
C'est le meunier qui chante :
Ruisseau, cesse ton bruit! Roues du moulin, cessez de tourne vous, gais oiseaux de la forêt, grands et petits, faites taire vos ch Qu'un seul refrain retentisse dans les bosquets : la belle meunière à moi !! ; ok
Quant au style, Müller n’a aucun des artifices auxquels d’autr poètes, même un Uhland, un Kerner, ont recours pour se ra procher du ton populaire, tel que larchaïsme, ou une certai négligence étudiée. Il est élégant, sans cesser d'être naturel. est un de ceux qui représentent le mieux le lie} dans sa foi classique, coulant de source, encore jeune et frais, mais ché et raffiné par un art délicat?. D