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1. Les Contemplations : A Granville. Ë De 2. Spaziergänge. : LE 3. Grün publia encore un poème humoristique, Nibelungen 1m Fracl
Kalenberg (Der Pfaff vom Kalenberg, Leipzig, 1850), remaniement ü vieille légende populaire. Il a recueilli les chants. populaires de la Ca lieder aus Kraïn, Leipzig, 1850), et il a traduit les ballades sur Robir
5 vol., Berlin, 1877. — Éd. de. Ed. Castle, 6 vol., Berlin, 1909. 7 Briefwechsel zwischen Anastasius Grün und L. FE Frankl, 1845geben von D' Bruno von Frankl-Hochwart, Berlin, 1897.
4. Éditions. — Les œuvres de Lenau ont été. publiées en quatr Apastasius Grün (Stuttgart, 1855; uouv. éd,, 1883); les œuvres ie :
| LES POÈTES AUYnICHIENS. 751 olas Lenau (ou, de son-nom complet, Nicolas Niembsch, k on de Strehlenau) est né à Csatad, près de Temesvar, en Hon: . ièyle 13 août 1802. Son père, ancien officier de dragons, avait iSsun emploi dans les finances: c'était un gentilhomme viveur joueur, qui mourut en 1806, laissant sa famille dans la gêne. malheur de Lenau, dit son beau-frère Schurz, qui a recueilli Correspondance, fut de n'avoir pas de père et d’avoir une 1e, trop aimante, à laquelle, du reste, il ressemblait de ure et de caractère. La mère de Lenau se dévoua pour lui, is elle ne sut pas le diriger. Elle se remaria, en 1811, avec un ‘decin, et alla demeurer à Tokay, dans la partie septentrionale . é montagneuse de la Hongrie. Ce fut là que s'éveilla le sens étique de l'enfant. Pendant toute sa vie, il revit en imagination pays des Magyares, où les ondes claires du Bodrog S’unisent avec un joyeux murmure aux ondes vertes de la Theiss, où e raisin de Tokay mûrit sur les pentes ensoleillées, où les uSSards chevauchent en chantant à travers la lande déserte, toù les tsiganes font entendre leurs sauvages mélodies ! ». les sont les images que le monde extérieur lui offrit; ce qu'il Jouta de son propre fonds, c’est le voile de tristesse dont il enve- 4 pait toutes choses, c’est la ‘plainte qui s’échappait sans cesse 34
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Son cœur, et qu’il faisait répéter comme un-écho à tous les es de la nature.
és études furent livrées au hasard. En cela, comme en tout le lece fut « le démon de l'inconstance » qui décida de sa car- Ÿ 6. Il S'occupa successivement de philosophie, de droit, de : décine, à Vienne, à Presbourg, à Heidelberg, et même d'agro- * nie, à l’école d’Altenbourg en Hongrie, où il retrouva du ns le paysage de son enfance. Pendant les vacances, il faisait longues excursions dans les Alpes sStyriennes, et bientôt la . Magne le passionna. « Le Traunstein et le Schneeberg, » dit-il
S une lettre, « sont mes maîtres en poésie; ce sont eux qui
&Stuttgart, 1851). — Éd. de Max Koch, 2 vol., Stuttgart (collection Kürsch- — Sämitliche Werke und Briefe, par Ed, Castle, 6 vol., Leipzig, 1910. consulter. — Emma Niendorf, Lenau in Schwaben, Leipzig, 1853. — N'icolaus US Briefe an einen Freund, herausgegeben von K. Mayer, Stuttgart, 1853. — * Frankl, Zur Biographie Nicolaus Lenaw's, Vienne, 1854, — Schurz, Lenau’s Mi grossentheils aus des Dichters eigenen Briefen, 2 vol., Stuttgart, 1855, — , Lenau, ein Vortrag, Vienne, 1876. — Roustan, Lenau et son temps, , LL PR Reynaud, Zenau poète lyrique, Paris, 1905. — Voir aussi un le d'André Theuriet, dans la Revue des-Deux Mondes du 1er sept. 1878. Migchka, dans les Zyriseh-epische Dichungen. s:
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avec les écrivains de l’école souabe; il allait voir Schwab à: ,gart, le comte Alexandre de Wurtemberg au château de $
quille : — oh! viens aider la douleur à dévêlir ton enfant ee
«ont fait mon éducation: » Ses voyages le mettaient. en re |
surtout Justinus Kerner dans sa demeure hospitalière de Wein berg ; il avait été séduit par le naturalisme mystique de ce poè médecin. Dans les réunions où on l’attirait, il avait du succèsx lisant ses vers, et Anastasius Grün, l'éditeur de ses œuvres. po thumes, assure que ce succès tenait autant à sa personne, à cel ‘expression de mélancolie inquiète et pourtant affable qui ét: repandue sur sà figure, qu'au charme de sa poésie. Il était l'ob, d'un culte, dont les -adeptes se recrutaient surtout parmi l femmes, comme si, ajoute Grün, elles avaient voulu continu
sur Jui l'œuvre interrompue de sa mère. Lenau venait, en effet, |
perdre sa mère; ce fut la plus grande douleur de sa vie. Il-a d dans un beau sonnet, ce qu’elle avait été pour lui, et même qu’elle resta pour lui jusque dans la mort : 210 we
Je porte au cœur une blessure profonde, — et je la: portera silence jusqu’à mon dernier jour; — je sens comme, toujours profonde, elle me dévore, — et comme ma Vig:senuse d’heure heure. ; =
Je ne sais qu’une seule personne à qui je voudrais con À souffrance et tout dire. — Ah! si je pouvais, pendu à son cou, de : ] et crier! — Mais celle-là gît ensevelie sous la terre. D
O mère, viens, laisse-toi toucher par ma prière! = Si ion veille encore dans la mort, — et si tu peux, comme Re soin de ton enfant, £
Fais-moi bientôt sortir de cette vie. — J'aspire après. une n nr
En 1832, Lenau annonça brusquement à ses amis qui Pi al partir pour le Nouveau Monde. Il avait Fine de crée ‘U
1: « Ich trag’ im Herzen eine tiefe Wunde, ER « Und will sie stimm bis an mein Ende tragen; 5 « Ich fühl’ ihr rastlos immer-tiefres Nagen, « Und wie das Leben bricht von Stund” zu Stunde.
« Nur Eine weiss ich, der ich meine Kunde
« Vertrauen môüchte und ihr alles sagen;
« Künnt’ ich an ihrem Halse schluchzen, klagen! « Die Eine aber liegt verscharrt im Grunde.
« O Mutter, komm, lass dich mein Flehn bewegen! . « Wenn deine Liebe noch im Tode wacht, « Und wenn du uarfst, wie einst, dein Kind noch pfogen
.« So lass mich bald aus diesem Leben scheïden; « Ich sehne mich nach einer stillen Nacht; « O hilf dem Schmerz dein müdes Kind entkleiden. »
6, 6 avec " héritage que lui avaient laissé ses grands-parents; : pérait aussi que le changement lui rendrait le calme et la éérentin il voulait « mettre son imagination à l’école », la nature sous de nouveaux aspects. Avant de s'embarsil recueillit ses poésies, éparses dans les revues, et les
ia chez Cotta !. La mer lui causa une impression profonde, w utpour lui une seconde source d'inspiration, après la /
tagne, « La mer m'a été au cœur, » dit-il; « les Alpes autriiennes et l'Atlantique sont les deux dents qui ont formé être. » Mais la déception commença le Jour où il toucha tre à Baltimore. Il remarqua d’abord que l'Amérique n'avait ns ni rossignols, ce qui lui sembla caractéristique. Bientôt plus de mots assez durs pour « ces âmes mercantiles, qui connaissent d'autre dieu que celui dont on frappe l’efligie ‘hôtel de la Monnaie ». Il trouve que cette prétendue terre iise, l'asile de la liberté, n’est qu'un pays de décadence, couchant de l'humanité ». Il ne demande plus qu’à voir le ara et à regagner ensuite la vieille Europe, où du moins l’on encore croire et espérer. Il avait pensé consacrer cinq ans ude du Nouveau Monde : il n ’y resta pas même une année: our que l'Amérique lui portât malheur jusqu’au bout, un embergeois, à à qui il avait loué sa ferme, le trompa. E rqua à Brême vers la fin du mois de juin 1833. Il se hâta etrouver ses amis de Stuttgart et de Weinsberg, et il put
atertout d'abord que sa réputation de poète avait grandi pen- /
Son absence. Les éditions de ses poésies se multipliaient:; il lait que l’ancien monde voulût le dédommager des déboires avait essuyés dans le nouveau. Mais ce que ni l’ancien ni uvVeau ne pouvaient lui donner, c'était l’apaisement de son où le moindre soufflé du dehors soulevait des orages.
rès Son retour, on le trouve tantôt en Autriche, tantôt dans lurtemberg, tantôt dans les contrées du Rhin, toujours
npagné de son violon, dont il jouait à merveille, Pendant * ques années, il passa la moitié de son temps en chaise de À
Il n'en travaillait pas moins,æt, chose curieuse, autant ration, chez lui, était bouillonnante, autant la forme était rée et D nieuse car il avait au plus haut point le sen- y it de l’art; l'idée ou l'image, toute EABude de vie, se cristal-
edichte, Stuttgart, 1839,
des chefs-d'œuvre de la littérature allemande. Les deux ot “n'ont, en réalité, de commun que le titre; ce sont. des lobe où les deux poètes se peignent avec la différenc. leur nature; chacun s’est incarné dans son ‘héros. Le Faus / Gœthe représente l'aspiration incessante et obstinée vers li et Méphistophélès n’est placé à côté de lui que comme una
di
__ / tissement qui l’éclaire à chaque pas sur les dangers de sa p ns suite. Le Faust de Lenau, c’est, au contraire, le doute incur * qui amène la lassitude et aboutit au cite et. qu Méphistophélès, «j'ai trouvé en lui,» dit:l lui-même, «un gai « sur lequel je peux me dchhener de toutes les idées infer « qui se sont accumulées en moi. » Dans Lenau, les | sonnages sont à peine différents l’un de l'autre. Dans . ont une individualité bien tranchée, et c'est ce quifait : partie la supériorité de son œuvre. Le Faust de Gæth É ” drame avec des rôles opposés: celui de Lenau, m dialoguée de la plupart des scènes, n’est qu'un Fr ral rique. pit et les Albigeois ds des mn |
qui à été Lyon interrompue. | Les amis du poète, et ils étaiént A l'e soins attentifs, tandis que son humeur inquiète point de repos!. Au mois de juillet 4844, il donna FSC 1. Lenau avait été introduit, en 1832, par Karl Mayer, dans George Reinbeck, professeur à Stuttgart; C'était un rendez-vous raire, où passèrent successivement Goethè, Schiller, Jean-Paul, pour n'en citer que les hôtes les plus illustres. Émilie Reinbeck, FA beaucoup plus jeune que lui, d’un esprit cultivé et aya Ÿ peinture, Conçut pour Lenau une de ces amitiés (un de ces « am dit un biographe), dont les femmes se plaisaient à entourer le m het ke . Ja correspondance de Lenau avec Émilie Reinbeck contient de Fe curieux sur son caractère, ses habitudes, ses travaux littéraire sur la composition de Faust et des Albigeois. D
j Tout autres furent ses relations avec Sophie, la femme a conseiller aulique à Vienne; ce fut une passion absorbante et tyr ses derniers éclats, apparaît comme le prélude dei la folie. So 1840, le mariage de Lenau avec l'actrice Caroline Unger, et, .
S du trouble mental qui devait l’'amener peu à peu à la ë complète. Son agonie dura quatre ans; il mourut à l'asile Oberdæbling, près de Vienne, le 22 août 1850, Ses œuvres sthumes contenaient un fragment considérable sur Don Juan, ec les productions lyriques de sa dernière période lucide, qui, ur la beauté de la forme, ne le cédaient en rien aux poésies écédentes. Le Don Juan procède de la même pensée que le ust; le sujet est seulement plus limité. Don Juan, après avoir uisé la coupe des Jouissances, reconnaît que l’amour vrai lui échappé, et il présente, dans un duel, sa poitrine au fer de n ennemi.
Le désespoir infini, tel est le fond de toute l’œuvre de Lenau. pourtant nul plus que lui n'a aimé la nature ; nul mieux que n'a su la peindre, la personnifier dans ses forces cachées. Ÿ e. baussi ne s’est livré avec un abandon plus naïf aux émotions , nples de la vie, à l'amitié, à l'amour filial, à l'affection frater- Ÿ Il" On aurait dit qu'il ne sentait si vivement le prix des choses À e pour en exprimer le néant avec plus d'amertume. « Il me emble que je porte un mort en moi, » dit-il dans une lettre. ‘7 Maun démon en lui, » disait Kerner. Ce démon, après avoir |. ombri sa vie, finit par ruiner son intelligence; la folie pré- Wa, Lenau du suicide. Exclu du monde, exclu de lui-même, Ÿ 24 e est, pour lui, la condition de l’homme; c’est ainsi qu'elle 7 Présente aux yeux de Faust, dès la première scène du
‘me À Ss-
e sort de l'humanité, — je l’éprouve dans toute son amertume. — "1 lemps, sombre messager des puissances inconnues, — couvert d’un ÿ Que impénétrable, me chasse devant lui, — depuis le sein de ma * ‘jusqu'au sein de la tombe. — Sourd à toutes mes quéstions, —-
ifférent à mes colères ct à mon désespoir, — il me pousse à travers
oir défilé de la vie. — Je porte au-dedans de moi des forces sans
ibre, — libres, impatientes, inquiétantes. —- Elles poursuivent sans ñ Che leur œuvre mystérieuse; — mon esprit lés ignore, et pourtant ARS ubit leur présence. — Ainsi je suis rejeté hors de moi-même, — roieé à des doutes irrilants, — voyageur errant, sans but et sans