Briefe aus Paris, 6 vol., Paris
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| CNE | laume Tell, qui baisse les yeux devant le chapeau de Gessler, excuser de ne pas lui faire sa révérence. L'idéal
m exercice de rhétorique fleurie. Il à emprunté le style rieusement mélaphorique de Jean-Paul, en le serrant dans hrase courte et hachée, et en y mettant la pointe de sa conci- | Quand, par hasard, il exprime simplement ce qu'il voit, il a
pages qu'on dirait traduites de La Bruyère. « Tout le monde ‘
5 écrit-il pendant son premier séjour à Paris, « chacun lit: : cocher sur son siège tire un livre de sa poche, aussitôt que n maître est descendu de voiture. La fruitière au marché se élire Le Constitutionnel par sa voisine, et le portier d'hôtel lit us les Journaux qui lui sont remis pour les voyageurs, Pour peintre de MŒuUrS, il n'y à pas de scène plus riche à observer éle jardin du Palais-Royal, le matin. LA mille personnes nnent des journaux à la main, et se présentent avec la plus de variété d’attitudes et de mouvements. L'un est assis, utre debout, un troisième marche d’un pas tantôt plus lent, tôt plus pressé. Voilà qu'une nouvelle attire plus fortement 1atténtion, et, oubliant de poser le second pied, il s'arrête dant un instant immobile sur un seul, comme Siméon le lite. D'autres sont appuyés à un avbre, d’autres à la balusdé qui entoure Jes Parterres de fleurs, d’autres aux piliers tarcades. Le garçon boucher eésuie sa main sanglante, pour Pas rougir le journal qu'il tient, et le pâtissier ambulant se ses gâteaux se refroidir pour ne pas interrompre sa ure. Si jamais Paris venait à périr comme Herculanum et apéi, et si, mettant à découvert le Palais-Royal- avec ses leurs, on les trouvait dans la position où la mort les a sur- — les feuilles de papier seraient réduites en poussière — chéologues se casseraient Ja tête pour deviner ce que ces imes faisaient quand fa lave les a ensevelis. Il n'y avait là 1arché ni théâtre, la disposition des lieux le prouve. Aucun @ Spectacle n'attirait leur attention, car Iles têtes sont nées dans des directions différentes, et le regard était sé. Qu'ont-ils donc fait? demandera-t-on, et personne ne lra : ils lisaient les journaux !. »
Îles liest, Jeder liest. Der Miethku æPasche, sobald sein Herr au er Nachbarin deu Constitutio
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tscher auf seinem Bocke zieht ein Buch Sgcstiegen ist; die Obsthôkerin lässt sich nnel ‘vorlesen, und-dér Portier liest alle
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ean-Paul ; ik l’a célébré dans un éloge funèbre, qui n'est ”
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ait donné une solution précise. Son esprit était toujo
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problèmes dont il ne se soit occupé, et il An en à des
éveil, et sa plume courait fiévreusement sur toutes sortes sujets. Mais il ne savait pas choisir entre les matériaux q entassait, et lorsqu'il abordait une grande composition, la for devenait lâche et traînante. Son œuvre manque de continu et d'harmonie. Il étonna le public plus qu'il n'agit sur lui, quoiqu'il ne jugeât rien au-dessus de sa compétence, il. ne! jamais se contenter lui-même. Ses amis le rapprochaient « Co plaisamment de Lessing, et ce rapprochement, S'il avait fondé, aurait assurément fait le plus grand honneur à l'éco mais rien ne ressemble moins à la science consommée, à l'es ferme et lucide de Lessing que l’universalité superficielle nouveau critique. Né à Berlin, en 1811, le jeune Gutzkow n'a pas terminé ses études universitaires, quand la nouvelle de révolution de Juillet se répandit en Allemagne, Il en fut profc dément ému, et il pensa aussitôt que le mouvement allait gag les autres États de l'Europe, transformer les institutions p
Mlemagde: en Autriche, dans le Nord de l Italie, ‘écrivit . journaux et les revues, et fut même pendant quelque
« Blätter, die im Hotel für die Fremden abgegeben werden. Fü « maler gibt es keinen reichern Anblick, als der Garten des Palais-l « Vormittagsstunden. Tausend Menschen halten Zeitungen in der nt « sich in den mannigfaltigsten Stellungen und Bewegungen. Der E > « Andere steht, der Dritte geht, bald langsamern, bald schnellern Schri
« Fuss hinzustellen, und steht einige Sckunden lang wie ein Säulei
« einem Beine. Andere stehen an Bäume gelehnt, Andere an den Di « welche die Blumenbeete einschliessen, Andere an den Pfeilern der Ar « Der Metzgerknecht wischt sich die blutigen Hände ab, die Zeitung ni «rôten, und der ambulirende Pastetenbäcker lässt seine Kuchen « über dem Lesen, Wenn einst Paris auf gleiche Weise unterginge, Mi Ho « lanum und Pompeji untergegangen, und man deckte den Palais-Roya und « Menschen darin auf, und fände sie in derselben Stellung, worin « überrascht — die Papierblätter in den Händen wären zerstäubt = n « Altertumsforscher sich die Kôpfe zerbrechen, was alle diese Mensch eis « lich gemacht hatten, als die Lava über sie kam. Kein Markt, kein il « war da, das zeigt die Œrtlichkeit. Kein sonstiges Schauspiel. hatte « samkeit angezogen, denn die Kôpfe sind nach verschiedenen Seit « und der Blick war zur Erde gesenkt. Was haben sie denn geta « fragen, und keiner wird darauf ant-rorten : sie haben Zeines gels derungen aus Paris.) AO.
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collaborateur de Marcel Ps ta Horienolatée c'est pour cette feuille qu'il écrivit le Salducéen d'Amslerdam, une de ses meil- > -leures nouvelles, dont il reprit plus tard le sujet dans la tragédie d'Uriel Acosta. Puis il publia ses deux romans philosophiques, | Wah Guru ou Histoire d’un dieu et Wally la sceptique !, dont le £.second attira sur lui les foudres fédérales. Wally fut dénoncée par * Menzel comme un scandale public. C'était la première fois que” À a doctrine du mariage libre trouvait en Allemagne un avocat convaincu et quelquefois éloquent. L'héroïne principale se par- # age aimablement entre une union de son choix et son union à légale, et un tableau final rappelle la scène la moins voilée de la ë “Lucinde de Frédéric Schlegel. Mais la Lucinde avait du moinsle mérite d'être courte, tandis que Wally se perd en déclamations “inutiles; l’auteur la remania plus tard, sous un autre titre ?, sans # “la corriger beaucoup. Gutzkow, outre l'interdiction sommaire ZE dont ses écrits furent frappés avec ceux de la Jeune Allemagne, 4 “fut condamné à trois mois de prison par le tribunal de Manbeim; : il garda de son procès une irritation qui ne se calma Jamais /. entièrement, et qui, jointe à des excès de travail, menaça plus ard de troubler sa raison. Il publia rapidement plusieurs ouvrages S de critique philosophique et littéraire 5, fonda Le Télégraphe dans 4 h ville libre de Hambourg, et porta saétite ses idées au théâtre. Le thème ordinaire de ses drames, c’est le conflit du sentiment naturel avec l'intérêt, l'ambition, la vanité, le préjugé, tout ce qu'on appelle les nécessités et æ conventions sociales. Dans Richard Savage (1839), c’est un jeune écrivain, enfant naturel, qu cherche en vain à conquérir l'affection de sa mère, et qui eurt dans l'abandon. Dans Uriel Acosta (1846), la meilleure tra- %# die de Gutzkow, écrite en vers, un philosophe de naissance Juive, condamné par la synagogue, se donne la mort, après une Fétractation inutile qui lui a été arrachée par sa famille. Les effets inélodramatiques et les complications de l'intrigue gâtent varfois à RE les sujets auraient en eux-mêmes d’intéressant. Certaines
ii Maha Guru oder Geschichte eines Gottes, 2 vol., Stuttgart, 1833.— Wally die iflerin, Manheim, 1835; nouv. éd., par E. Wolff, Iéna, 1905.
“2. Vergangene Tage, Francfort, 1852.
3. Zur Philosophie der Geschichte. Hambourg, 1836 (écrit en prison, éontre Menzel); Œfentliche Charaktere, Stuttgart 1835 (recueil d'anciens articles): | 00 zur Geschichte der neuesten Litteratur, 2 vol., Stuttgart, 1836; Gœthe im
Los zweier Jahrhunderte, Berlin, 1836; Zeitgenossen, 2 vol., Stuttgart,
- pièces, dont il suffit de citer les litres, Werner où le Cœur ei __ Monde, Ella Rose ou les Droits du cœur, ne sont qu'un retour au . drame moralisant d'autrefois, avec un ton plus doctrinaire tn. Les comédies de Gutzkow tournent facilement à la caricature; "4 ici encore, c’est la mesure qui marque. Il est difficile de croire, par exemple, que les mœurs de l'aristocratie allemande aient été aussi grossières qu’il les représente dans l’École des riches ?. La meilleure de ces comédies est celle qui a pour fiitre la Perruque. et l'Épée 3, peinture assez spirituelle, quoique
Y poussée au baroque, de la cour de Frédéric-Guillaume [e; on:
hésita d’abord à la jouer, parce qu’un roi de Prusse y paraissait
en manches de chemise. Gutzkow, après avoir fait un voyage à
Paris, succéda, en 1847, à Tieck dans là direction du théâtre de.
Dresde; mais il résigna bientôt cette fonction, pour laquelle il
n’était point fait, et il termina ses deux grands romans, les Che=
valiers de l'Esprit et le Magicien de Rome *. C'était un même tableau.
sous deux aspects différents, une peinture de l'Allemagne polis. tique et religieuse après l'échec de la révolution de 1848. Mais” les proportions étaient immenses : l’auteur lui-même sembla le
“4 reconnaître, puisqu'il raccourcit le plan des deux ouvrages. à
mesure qu'il approcha de la’ fin. I s'était fait, au début, une théorie du roman, qu'il développe dans la préface. L'ancien roman, disait-il, était une succession (ein Nacheinander); le roman . moderne devait être une Ja HI po (ein Nebeneinander) ; toutes les classes, depuis le mendiant jusqu'au roi, devaient s’y. montrer côte à côte. Gutzkow s’épuisa dans cet effort. En 1865, ik voulut
se rendre à Francfort, auprès de sa famille. Arrivé à Friedberg,
il essaya de se donner la mort. On crut à un accès de folie, ebon! le transporta dans l'asile de Saint-Gilgenberg, près de Bayreuth. \ Lui-même déclara plus tard que ce qui l'avait déterminé, € ‘était «la froide résolution de sortir d’un monde où ilne trouvait que « peine et déception ». Un mouvement de sympathie se déclara pour lui dans toute l'Allemagne; on fit des souscriptions en. sa faveur; on donna des représentations à son bénéfice. Il rétablit sa santé en Suisse. Les événements de 14870 l'attirèrent à Berlin, 1
1. Werner oder Herz und Welt, 1840. — Ælla Rose oder die pr des 14 a -xens, 4856. a
: 2. Die Schule der Reichen, 1841. ; 5 SRE
> 8. Zopf und Schwert, 1843. : D
A. Die Ritter vom Geiste, Q vol., Leipzig, 1850-1852; éd. abrégée, 1869124
ee Zaubérer von Rom, 9 vol., Leipzig, 1858-1861; éd. abrégée, 1872. | ÿ+
| mais. il ne tarda pas à se montrer mécontent du nouvel ordre “de choses. Il mourut en 1878, étouffé par la fumée d’un incendie “qui avait éclaté dans son appartement. Le plus important des ouvrages quil écrivit encore après 1870 est un roman, les Nouveaux Fréres de Sérapion 1, une peinture du nouvel ne sa dernière déception. « Une outrecuidance qui se croit tout permis, » dit un personnage de ce roman, « une aveugle soif de jouissance, \« un esprit de rancune et de ae reste des habitudes de la «guerre, ont créé une situation morale dont le signe le plus «manifeste est la chasse aux emplois. L'élan national est paralysé. «Et qui profitera de la révolution? Rome et l’Internationale?. » Henri Laube est un reflet de Heine et de Gutzkow, surtout du premier. Il n'a laissé aucune trace dans la littérature, mais il représente assez bien le côté extérieur, on pourrait dire pittoresque, de la Jeune Allemagne, jusqu’au jour où il baissa la tête devant les autorités et rentra dans le camp des philistins. I à raconté avec esprit sa vie d'étudiant, dans les Souvenirs qui remplissent le premier et le dernier volume de ses œuvres diverses. 1 voyagea en artiste ambulant, sac au dos et sa guitare en ban- “doulière, et il affectait de porter des costumes étranges, re sa bre le lui permettait. C’est ainsi qu'il arriva, en 4826, université de Halle. Il était né en 1806, à Bono LU dans la Basse-Silésie ; son père était maçon, et sa ville natale faisait les frais de ses études. Il s’affilia d'abord à l'association des étudiants, la Burschenschaft, qui étendait ses ramifications sur toute l'Allemagne. Il s’imaginait alors naïvement, dit- il, que la grande levée de 1813 n'avait eu pour but que de créer la Burschenschaft, et que celle-ci à son tour pouvait seule donner Ja liberté à l'Allemagne. Il passa six semaines au carcer, pour avoir fait claquer son fouet en pleine rue sous le nez du juge
universitaire, et il fut congédié avec une note de blâme, quile
…]. Die neuen Serapionshrüden, 3 vol., Breslau, 1877.
“9. Éditions des œuvres. — La mort de Gutzkow interrompit la publication de
secs œuvres complètes, dont il existe deux séries : la première (20 vol., Iéna, 1871- 1872) est formée des ouvrages dramatiques; la seconde (12 vol., 1873- 1876) est consacrée aux romans et aux travaux d'histoire littéraire, mais TA ne contient mi Wally, ni les Ritter vom Geiste; ni le Z'auberer von Rom, ni les Serapionsbrüder. = Ausgewählte Werke, par H. Houben (12 vol., Leipzig, 1908) et par R. Gensel
(A wvol., Berlin, 1910). — Sur la vie de Gutzkow, voir : Zückblicke auf mein Leben,
Berlin, 1875. — A consulter : II. Houben, Gutskow-Funde, Berlin, 1901; «a QU Gutskow et la Jeune Allemagne, Paris, 1904.
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LE ROMANTISM
suivit pendant le reste de sa carrière. Laissant son lit et st
manteau en paiement à son logeur, il alla terminer ses étude
telles qu'il les entendait, à l’université de Breslau. Il écrivit
dès lors, avec sa déplorable facilité de plume, deux pièces de
théâtre, qu'il n’a jamais admises dans le recueil de ses œuvres, mais qui eurent un succès momentané devant le public : c’étaient
un drame sur Gustave-Adolphe et une farce dont le sel con
sistait en plaisanteries et en jeux de mots sur le violoniste,
Paganini. La révolution de Pologne le jeta décidément dans les
luttes politiques. Il prit, en 1832, la direction du Journal pour.
le monde élégant, qui se publiait à Leipzig. Il écrivit son grand
- roman, la Jeune Europe, et ses Nouvelles de voyaÿe . Gelles-ci
rappellent les Reisebilder de Henri Heine, et lanalogie nest
pas seulement dans le titre. Laube essaye de s'approprier Ian fantaisie légère, tour à tour humoristique et sarcastique, de
Heine. Il lui emprunte même. son culte napoléonien : Heine”
__ sont des découragés ou des convertis; ils acceptent des fonctions
sévissent à l’occasion contre leurs coreligionnaires politiques ;
1834. Il se rendit alors à Berlin, et y resta malgré les avertisseæ ments de ses amis. Là on lui intenta un procès en forme, et, à
commença par lui faire subir neuf mois de prison prévent e . L'interrogaloire terminé, il fut relégué à Naumbourg ‘4
avait vu l'empereur de ses yeux, Laube s'imagine l'avoir vu ni rêve ; le tambour Legrand reparaît aussi sous la figure du cavas lier Gardy. La Jeune Europe se compose de trois parties, dans ï
lesquelles on peut suivre l’évolution politique de l’auteur, LA ‘première est intitulée les Poctes, la seconde les Guerriers, la
troisième les Bourgeois. Les poètes, avec les poctesses leu s compagnes, pratiquent le mariage libre à la façon de la Wally de Gutzkow; seulement ils ont plus de fatuité que de passions
ce sont des libertins par dilettantisme. Les guerriers combattent
pour l’affranchissement de la Pologne; un caractère intéressant est celui du juif Joël, qui, malgré son dévouement à la. cause nationale, ne peut se Hird pardonner sa religion. Les bourgeois
publiques avec résignation et même avec reconnaissance, À
. d'autrefois. Pendant que ce roman se publait, les gouverné À ments avaient l'œil sur l’auteur. Il fut expulsé de la Saxe, el
1. Das junge Europa, 4 vol., Manheim, 1833-1831. TRES Manh 1834-1837.
LA IRONE ALLEMAGNE. 831.
Saale, est t Dubé Sous la surveillance de la police : surveikance “peu génante, du reste, grâce au commissaire qui en était chargé, et qui le laissa même se promener jusqu'à Leipzig. Son qe “se continua, pendant que la vente de ses écrits était interdite, else termina, en 1837, par une condamnation à dix-huit mois “de réclusion, mais on lui permit de les passer au vieux château du prince Pückler-Muskau, en Silesie, et il ne fut jamais plus NS “ranquille que dans cette prison. Il écrivit là son Histoire de la “littérature allemande, en quatre volumes, ouvrage superficiel, où “lon sent trop le manque d'études préparatoires. Il édita aussi des œuvres de Heinse, l’auteur du roman d'Ardinghello et son principal modèle, après Gutzkow et Heine. En 1848, il fut élu au parlement de Francfort; il siégea au centre gauche, et, se trou- “ant en désaccord avec ses électeurs, il déposa son mandat l'année suivante. Le ministre mr Schmerling le hé
garda pendant dix-sept ans. Il 1 dirigea ensuite le grand théatre. à de Leipzig jusqu’en 1870, et revint à Vienne pour fonder le Stadttheater ; il mourut en 1884. Il a écrit, avant et pendant sa “direction, un grand nombre de pièces qui ont peu vécu. Ses à drames en prose, Monaldeschi (1845), la Sorcière d'ambre (1846), … Struensee (4847), le prince Frédéric (1854), Montrose (1859), sont faibles de conception et de style. Quelques-unes de ses comé- “dies, Gottsched el Gellert (1847) et surtout les Élèves de l'École de Charles (die Karlsschüler, 1847), se sont maintenues un peu plus longtemps, à cause des souvenirs nationaux qu'elles réveillaient; dans la dernière, le jeune Schiller joue un des principaux rôles. | Là tragédie du Comte d'Essex (1856) est écrite, à l'exception de quelques scènes, en vers iambiques; mais vs vers de Laube Sont à peine des vers. Laube a même fait une tentative, qui ne pouvait être que malheureuse, pour terminer le Démétrius de 4 Schiller (1872). Au milieu de tous ces travaux, et tout en diri- “géant son théâtre, il a gardé assez de loisir pour délayer dans “un long roman l'histoire de la guerre de ‘Trente Ans!. En
|. Der deutsche Krieg, 9 vol., Leipzig, 1853-1866. — Éditions des œuvres : Dra- … “matische Werké, 13 vol. Leipzig, 1845-1875; — Gesammelte Schriften, 16 vols ‘4 Vienne, 1875-1880 ; le premier et Le dernier volume contionnent les Lrinnerungen: :4 fun depuis 1810 jusqu'en 1810, l'autre de 1841 à 1881. — Les ouvrages où Laube à consigné son expérience théâtrale ont gardé de l'intérêt : Das © Burgtheater, eipzig, 1868; Das Norddeutsche Theater, Leipzig, 1872; Das Wiener Stadttheater, oipzig, 1875. — Ausgewällte Werke, par H. Houben, 10 vol., Leipzig, 1906.
D 652 — LE ROMANTISME. à somme, Laube est un ouvrier littéraire alérte et prompt, s’assis ., milant facilement les idées des autres, et assez habile à les À |mettre en œuvre. Il serait sans doute oublié, s’il n'avait fait partie de la Jeune Allemagne; le décrèt'de la Diète, en l’associant à Heine, à Gutzkow, à Babe, lui a conféré une e ombre d'immortalité 1.
1. Wienbarg. Théodore Mundt. Louise Mühlbach. Gustave Kühne. Hermann Marggraff. — Ludolf Wienbarg (1802-1872), qui avait donné son nom à l'école, est rentré le premier dans l'oubli. Après le décret qui le frappa, il vécut comme” journaliste à Hambourg et à Altona. Il a recueilli les meilleurs de ses articles dans : Zur neuesten Litteralur (Manheim, 1835 ; 2° éd., Hambourg, 1838), et dans un volume de Vermischte Schriften (Altona, 1840), qui n'eut pas de Suite. Il a publié aussi des relations de voyage, et il a retracé l'histoire du Schleswig-Holstein.
Théodore Mundt (1808-1861) a été un des plus ardents champions de l'école.
1 a d’abord érigé un monument à la romanesque Charlotte Stieglitz, qui,se donna la mort pour réveiller le génie poétique de son mari (Charlotte Stieglitz, ein Denkmal, Leipzig, 1835). Il a écrit ensuite un roman mystico-sensualiste“ Madonna, Unterhaltungen mit einer Heiligen (Leipzig, 1835), sans parler de ses autres romans et nouvelles. Ses esquisses et impressions de voyage dénotent
— l'influence de Henri Heine. Son histoire de la littérature contemporäine de l'Alle-
magne (Geschichte der Litteratur der Gegenwart vom Jahr 1789 bis zur neuesten
Zeit, Leipzig, 1842; 2 éd., 1853) est encore utile à consulter. Sa femme, Louise
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Mühlbach (1814-1873), après avoir prêché l'amour libre dans ses premiers ouvrages, / se fit un genre particulier de roman historique, en racontant, dans d'intermina- = bles séries de volumes, les déstinées des grandes familles souveraines; Fré-
déric II, Napoléon, Alexandre Ie", Joseph I eurent chacun leur cycle. * . Gustave Kühne (1806-1888) et Hermann Marggraff (1809-1864) se sont fois les historiens littéraires de l’école et de toute l'époque, le premier dans ses Caractères. d'hommes et de femmes ( Weïbliche und männliche Charaktere, 2 vol., Leipzig, A 1838; nouv. éd., Deutsche Charaktere, 4 vol., Leipzig, 1866), le second dans son Âistoire de la civilisation et de la littérature récentes de l'Allemagne (Deutschlands jüngste Kultur- und Lilteratur-Epoche, Leipzig, 1839). Kühne a peint 1: vie des couvents
: dans plusieurs séries de nouvelles (Xlosternovellen, ? vol., Leipzig, 1838; 2° 6éd., 1862; Wittemberg und Rom, Klosternovellen aus Lulhers Zeit, 3 vol., Berlin, 187
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