‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 384 sur 534 · LES FRÈRES GRIMM. | Ë · texte numérisé non relu

LES FRÈRES GRIMM. | Ë

xcepté ceux qu'il fallait avoir sous la main et que, pour cela, nachetait en double exemplaire. Il y a apparence que no$ erniers lits seront faits l’un à côté de l’autre. » Jacques Grimm enterré près de son frère, en 1863.

harmonie qui régna toujours entre eux, et. même l'utilité de Collaboration, tenaient autant à la diversité de leurs aptiés qu'à la conformité de leurs goûts. Jacques Grimm le sfatait, avec sa franchise ingénue, dans la suite de ce même ours : « C'est quand j'entrepris la Grammaire allemunde que ous sentimes d’abord, entre nos deux natures, une divergence ue nous ne comprîimes parfaitement que dans la suite. Dès enfance, j'apportais au travail une ténacité que la santé débile e-mon frère lui interdisait. Il avait, de son côté, des éclairs assiduité qui n'étaient pas dans mon genre de vie. Toute sa anière d'être le prédisposait moins à l'invention qu’au déveoppement tranquille etsûr de ce qu'il portait en lui. Tout ce qui éntrait dans le cercle de ses recherches, il l'observait avec soin, Mapprofondissait; mais il passait à côté du reste. Et cepenant, pour trouver, ne faut-il pas chercher à droite et à gauche, ans prévoir en quel lieu on lèvera peut-être un trésor? Ceux ui osent, le sort les favorise et leur met tout sous la main, ans qu'ils s’en doutent, Wilhelm n'aimait pas à s'aventurer. éne sais s'il a jamais entrepris de lire d'un bout à l’autre értains documents de première importance, un Ulfilas, un tfrid, un Notker; je l’ai fait souvent et toujours avec fruit. Mui suffisait de chercher les passages qu'il avait besoin de omparer. Une- règle grammaticale ne l'intéressait que par le apport qu’elle pouvait avoir avec ses études du moment. jomment aurait-il pu trouver la règle et en déterminer toute a portée ? Il avait du plaisir à suivre un travail et à s’en laisser listraire ; mon plaisir à moi et ma distraction étaient le travail fême. Que de soirées j'ai passées, jusque bien avant dans la

uit, sur mes livres, tandis que mon frère était le bienvenu,

läns un groupe joyeux qu'il charmait par son talent de causeur

“de conteur! Il aimait aussi la musique, beaucoup plus que

noit. » Leur manière d'écrire est également différente. Wil-

. Dans la préface du second volume du Dictionnaire allemand, Jacques Grimm prime ainsi sur son frère : Er arbeitete langsam und leise, aber rein und sauber; ner gefallender Darstellung war er mir, wo wir elwas zusammen thaten, stets. rlegen.

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