‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 385 sur 534 · SET RE · texte numérisé non relu

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« loi d’être avant tout fidèles et vrais. Nous n'avons rien

*« négligence de ceux qui en sont les dépositaires, celui-là aurait dû

-836 È | ROMANTISME, à

helm avait formé son style sur Gœthe. Jacques vivait pre exclusivement dans la vieille littérature ; il a des tours archaïq Sa: phrase à parfois une allure pesante; mais l'expression forte, colorée, toujours puisée à Ja source nationale, Jae Grimm est peut-être, de tous les écrivains allemands, celui emploie le moins de mots étrangers. [l possède un art partie pour rendre des idées abstraites avec des mots concrets: dirait qu’à force de pénétrer dans le génie de la langue il assimilé le procédé instinctif au moyen duquel ont été cr les plus anciennes métaphores. é car 4

Ils: publièrent ensemble, en 1812, leur premier volume contes !; mais dès le second volume, qui parut en 1815, la] de collaboration de Wilhelm devint prépondérante, ét le { sième, qui contient l'indication des sources et la discussio variantes, est entièrement de lui. Ces contes étaient pris, plupart, dans la tradition orale ?; quelques-uns ont même: la forme dialectique sous laquelle ils farént d'abord cor niqués. Quant à la manière dont ils ont été rédigés, les. nous renseignent dans la préface : « Nous nous sommes fa

1. Ainder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder GrimmNG 1812. L'ouyrage est dédié à Bottina d'Arnim. Il fut suivi d'un recueil de légénd Deutsche Sager, à vol., Berlin, 1816-1818. ee: * 2. Les auteurs citent particulièrement une paysanne des environs de leur fournit la plus grande partie du second volume, et ce qu'ils disent. caractéristique pour la manière dont la tradition orale se conserve : « « dait Tes vieilles légendes gravées dans sa mémoire: il lui arrivait de dire « même que c'était là un don qui n'était pas départi à chacun, et que bi « gens étaient tout à fait incapables de rien retenir dans l'ensemble. El « tait avec une vivacité peu commune, mais comme une personne ab «sûre d'elle-même, et qui prend plaisir à ce qu'elle raconte. Elle parlait « librement, puis, quand on le demandait, elle reprenait: lentement, de tell «qu'avec un peu d'exercice on pouvait la suivre la plume à la main. « manière, bien des récits ont été transcrits littéralement, et ils ont u

« vérité qui les fera. aisément reconnaître. Celui qui serait tenté de cro « tradition est facilement exposée à s'altérer,

qu'elle doit périr à la longu par «avec quelle exactitude Scrupuleuse elle s'en tenait à son récit. Elle ne change: « jamais rien, quand elle se répétait; mais elle s’interrompait, « quait qu'une faute lui était échappée. L'attachement à la tradition (s «“ gens qui persévèrent longtemps dans le m « nous ne pouvons'le concevoir, « pour cela qu'une tradition bien

= LES FRÈRES GRÎMM. 831 $ ütre propre cru; nous n'avons rien voulu embellir; nous ; .:

ns donné le contenu de la légende comme nous l'avions u. Que l'expression, que l'exécution du détail vienne pour plus grande partie de nous, cela s'entend de soi-même. Mais us avons cherché à conServer chaque particularité qui nous rappés, afin que notre recueil puisse offrir, sous ce rapport : mme sous tous les autres, la variété de la nature elle-même. » ‘ frères Grimm furent donc, eux aussi, comme l'étaient Arnim . réntano, des arrangeurs, mais ils arrangèrént avec goût, avec éns profond et inné de ce qui est naïf et populaire, et ils nts'arrêter à la limite où l’arrangement cesse d'être légi- “ls ne se trompèrent que là où la légende elle-même gâtait œuvre, quand, par exemple, dans le conte du Petit Chaperon

e, le chasseur ouvrait le ventre du loup eten retirait la petiteét la grand'mère toutes vivantes. Ici, par exception, Perrault L'été mieux avisé.

ilhelm Grimm avait publié seul, dès 1811, un recueil de nts épiques, de ballades et de contes, traduits du danois !. épublication se rattachait, d'une part, aux contes allemands étdient en préparation, et, de l'autre, à un vaste ensemble de Jérches sur l’ancienne épopée germanique, Sur ses rapports d le mythe et avec l’histoire, sur ses ramifications dans les lit- «2 füres du Nord, recherches dont le résultat fut le livre intitulé me. Légende héroïque des Germains 2. Jacques Grimm, de son côlé, À ia sa Grammaire allemande et sa Mythologie allemande*. L'une

une analyse de la langue dans ses formes diverses et ses trans- | Mations successives. L'autre suit attentivement les traces que +5, icien mythe paien avait laissées dans la légende épique, dans à Superstitions populaires et même dans le culte chrétien. = mm s’abstient de toute théorie préconçue, de toute conclusion ivé. «Je n'ai qu'un but, » dit-il dans la préface de la Mythologie: . Queillir fidèlement et simplement ce qui a pu subsister encore, ce près que les peuples furent retombés dans la barbarie, et que le hristianisme leur eut inspiré de l'horreur ou du mépris pour

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