RAUMER
éric de Raumer, sans profiter de l’exemple de Niebubr,
T ca
l lue Jean de Müller, comme Jean de Müller continuait Vol- #et Gibbon. Né à Werlitz, près de Dessau, en 1781, il entra oëd dans l’administration prussienne; il fut successivement rendaire, assesseur, conseiller, et enfin, en 1810, attaché au nét du chancelier d'État, prince de Hardenberg. L'année suie, il fut nommé professeur à l’université de Breslau, et ce qu'à ce moment que sa vocation historique se décida. Il fit oyage en Allemagne, en Suisse et en ltalie, pour se préparer uvrage qu'il se proposait d'écrire sur les empereurs de la on de Hohenstaufen. En 1818, il fut appelé, comme profesde sciences politiques, à l’université de Berlin. Il donna, les différentes fonctions dont il fut revêtu, des preuves de alisme ; il quitta, en 1831, le comité de censure, dont il désap- Vait les rigueurs ; il cessa d'être secrétaire de l’Académie des ces, à la suite d’un discours sur Frédéric Il, qui avait déplu uyernement. De nouveaux voyages d’études le conduisirent ‘ance (1830), en Angleterre (1835), en Italie (1839) et jusqu'en ‘ique (1843). En 1848, il fut nommé membre du parlement ancfort, et même envoyé en ambassade, par le pouvoir ceni Paris; mais il n'eut pas le temps de faire accréditer sa On: Après la dissolution du parlement, il siégea à la prebchambre prussienne. Il continua d'enseigner et de publiér à sa mort, en 1873. g imer est un narrateur plus attentif au détail qu’à l’enplus préoccupé des faits que du groupement des faits. chez lui, est au premier plan, et le manque de perspective la netteté des impressions. Le Sujet se perd dans les épi- | ile sur les Hohenstaufen contient, par exemple,
Stoire complète des croisades. « On trouvera peut-être mon Btrop étendu, » dit Raumer dans la préface du troisième L « ou lon me reprochera d'avoir trop emprunté aux ces J'ai pensé que c'était le seul moyen d'éclairer assez plètement les faits pour que le lecteur puisse juger par même et oublier peut-être des opinions préconçues !, »
chichte der Hohenstaufen und ihrer Zeit, 6 vol, Leipzig, 1823-1895. | 2 >
)SSERT. — Jlist. de la littér. allemande, : 2
« réfuter ceux qui prétendent de prime abord que le pa
différentes qu’en ont déni les anis à ou q peut donner encore aujourd'hui, et il s’abstient de co Poussée à ce point, l'impartialité ressemble à de l'indiffé
« De puis m es » dit-il encore dans même pHEr e
« l'empereur, les villes ou les assemblées d'État, l'Église | or « doxe ou les hérétiques ont seuls et toujours raison: Je ne « pas davantage entamer une discussion critique avec. ceux « apprécient autrement que moi l'importance de tel ou tel au «et le degré de confiant .qu il mérite. » Sur le premier fi
historien est dans son Aa lorsqu'il refuse de. prendre mais on peut lui demander compte des autorités quila Raumer prétend ne laisser parler que les faits. Mais. rive aux nine que pal les RO : peser les témoi
science est Pt sa critique est autistes
Sa morale est un optimisme indulgent. Il est po que ce qui est arrivé a dû arriver, et il excuse volont sans humaines du mal qu’elles qui causé. Il est per a
phrase suivante, qui termine la partie narrative des Ho peut être donnée à la fois comme un échantillon de So! qui ne dédaigne pas les fausses grâces, et comme, u de ce que ses conclusions, lorsqu'il en donne, peu de: banal : € 11 n’y à pas d’individu, de génération, d « d’époqué qui soient exempts d'erreur et de faute; et « à pas qui ne puissent se relever et se racheter. M « mière condition du salut est de reconnaître que la « l'injustice, l'esprit de domination et l'orgueil son « originelles de tous les maux, tandis que la justice, 1 « l'humilité et l’amour sont à le fois les racines, 5e « fruits de l’arbre de la science. » Te
Le dernier livre de l'Histoire des Hokenstaufét | renseignements sur les antiquités religieuses, sur les
les arts, sur les mœurs et les usages. Ici l'expérienc
Mdel'auteur lui venait en aide. Sa volumineuse Histoire de, irope depuis la fin du XV: siècle 1, résultat de son enseignement, un dédale de faits, où rien n'arrête la vue, et où les principes cteurs font défaut. On lira avec plus d'intérêt les ouvrages où Consigné ses observations sur la France, sur l'Angleterre, sur nérique ?. Enfin il faut tenir compte à Raumer de l'influence la exercée sur le grand public par l'Almanach historique, ba fondé en 1830, et qu'il a dirigé jusqu'en 18673.
on L'ÉCOLE DE HEIDELBERG. — SCHLOSSER. GERVINUS. HÆUSSER,
université de Heidelberg devint, au commencement de ce lé) un centre d'études historiques, comme l’université de lingue l'avait été une trentaine d'années auparavant. L’enseinent de Schlosser donna l'impulsion; les événements qui Mpagnèrent ou qui suivirent la chute de l'Empire français rminèrent plus d'une fois le Choix des sujets et la couleur écit. On dévia de plus en plus de la méthode rigoureuse gurée par Niebuhr. La recherche ne fut plus désintéressée ; crivit le plus souvent dans un but politique 4, Le caractère ral de l’école est le libéralisme démocratique, combiné à asion avec des aspirations unitaires et pangermaniques.
idéric-Christophe Schlosser, né en 1776, à Jever, dans la orientale, avait fait ses études à Gœttingue, et il s'était Dé d’abord de théologie, de philosophie ét de littérature ; il
’Schichte Europa's seit dem Ende des XV. Jahrhunderts, 8 vol., Leipzig “efe aus Paris und Frankreich im Jahr 1830, ? vol., Leipzig, 1831. — Briefe vris zur Erläuterung der Geschichie des XVI. und XVII. Jahrhunderts. Leipzig, 1831. — Zngland im Jahr 1835, 2 vol., Leipzig, 1836. — England PAS41, Leipzig, 1849. —- Beitrüge zur neueren Geschichte aus dem britischen
und Reichsarchiv, 5 vol., Leipzig, 1835-1839. — Die Vereinigten Staaten von nemika, ? vol., Leipzig, 1845.
storisches Taschenbuch (Leipzig, 1830-1867), turenbrecher (1881-1885). — Le dernier, nt occupé de l’histoire de la Réforme e OmMparés à d'autres groupes d'historiens allemands, » dit Gervinus à Schlosser : dédicace de l'Histoire du XIXe siècle, « vos élèves se reconnaissent à un Laractéristique qui leur est commun : dans leurs recherches historiques, nent à subordonner, suivant les besoins de l'époque, leurs travaux à un but té publique, soit qu'ils se servent, dans leurs ouvrages, d'un langage qui les æocessibles au peuple, soit qu'ils choisissent, dans l'immense domaine de 1re, des parties restreintes qui touchent aux questions du temps actuel, »
repris par Riehl (1871-1880) et mort à. Leipzig en 1899, s’est Spén Allemagne et en Angleterre.