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# | 853 méthode critique de Niebuhr repose sur un double procédé. lesuppose, comme condition préalable, étude des témoignages issun témoignage, quelque fidèle qu'il soit, ne donne jamais fait lui-même, il donne seulement l'impression que le fait a 2 oduite sur le témoin. Le premier devoir de l'historien est donc È
dégager cette impression, de la séparer du fait, d'arriver ainsi
né plus voir par les yeux du témoin, mais par ses propres ne
ux, de devenir soi-même, en quelque sorte, par un. éffort : = à ibStraction, témoin du fait. Ce n'est pas tout. Le fait ainsi le tabli dans sa vérité nue, il faut le replacer dans son cadre, 2 ntourer des circonstances au milieu desquelles il s’est produit. < faut que le passé devienne présent. Ici commence le rôle des ( sciences auxiliaires L», l’ethnographie, l'archéologie, le droit, | politique, les finances, la philologie surtout, cette « médiatrice 2 de l'éternité, qui nous fait jouir, à travers des milliers d'années, “$
dune identité non interrompue avec les plus grandes et les =. plus nobles nations de l'antiquité ? ». ; Niebuhr, dans le tableau qu'il trace des origines de Rome, et étialement dans la critique de Tite Live, avait eu deux prédé- “ sseurs, Beaufort et Baÿle. Il reproche à Beaufort de n'être pas 2
iologue ; à Bayle, de ne songer qu'à détruire et d’échouer piteu- à ment dans ses rares essais de reconstruction. Pour lui; ne. 20 übni refaire Tite Live ni même le compléter. La plus grande beque nous ayons faite, selon lui, dans les littératures anciennes celle d'une partie de son œuvre; c’est « un poète, auquel il mamanqué que le talent de la versification ». C’est un narraimcomparable ; il serait présomptueux de vouloir lutter avec
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Die Hülfswissenschaften. Se “Préface de 1826. — Niebuhr connaissait, outre les langues classiques, presque a. teSlles langues de l'Europe moderne. — En même temps que la méthode histo. Gi ae était fondée par Niebubr, elle recevait un appui solide par la publication des < numenta Germaniæ historica, qui fut d'abord dirigée par George-Henri Pertz, et - 2 itle premier volume, contenañt les Annales carolingiennes, parut en 1826. Cette + ©
lication, qui compte aujourd'hui plus de trente volumes in-folio et plus de cin- > imte volumes in-quarto, a mis successivement au jour les meilleures sources de 3 Stoire de l'Allemagne pendant le moyen âge. La direction passa, en 18%, aux * ins de George Waitz, un des historiens, les plus laborieux et les plus exacts des à ipS modernes. Son principal ouvrage est une Aistoire de la constitution alle- Ne de (Deutsche Verfassungsgeschichte, 8 vol., Kiel, 1843-1878), où il Suit le déve- ee pement des institutions politiques de l'Allemagne à travers le moyen âge. Un Fa “points sur lesquels il insiste le plus dans les premiers volumes, c’est le carac- |
germanique de la monarchie mérovingienne; une opinion contraire a été ténue par Fustel de Coulanges, qui semble n'avoir pas assez tenu compte des hérches de son prédécesseur (Les Institutions politiques de l'ancienne France).
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lui, ou seulement de vouloir combler les lacunes de avec des documents nouveaux. Mais Tite Live avait un b: culier : « il cherchait à oublier la dégénération de son si « remettant devant l'esprit tout ce que le passé de Ror « de glorieux. » Il n’avait aucune raison pour rejeter les légend mythiques, à une époque où tout le monde les acceptait, les esprits les moins crédules quant aux affaires de leur. Il les reproduit sans les infirmer et sans les garantir !; et peut-être, à ses yeux, une preuve de plus des hautes destiné étaient réservées à Rome, que de voir les dieux intervenir ses humbles origines. Quant aux institutions, Tite Live juge de les décriré pour ses contemporains qui les connaissaient, même pour une postérité qui, dans sa pensée, devait toujour être romaine. Mais ce qui, pour les lecteurs anciens de Tite était l'accessoire, devient pour nous le principal. Le devoir de l’historien moderne sera donc de replacer le dans son cadre. Fidèle à ce principe, Niebuhr comment décrire l’ancienne population du Latium: puis, avec les constitutifs de la nationalité romaine, il expliquera la sé des classes, la naissance et la transformation des magistrat le fonctionnement des institutions, tous les ressorts d sance politique et militaire. C’est ce qu'il appelle lhistoi que la réclame l'esprit moderne, « Il nous faut autre cho « linimitable récit de Tite Live, si nous voulons que ces. « reculées soient pour nous comme le temps présent, « voulons voir les citoyens de Rome. non comme des an « Milton, mais comme des êtres de notre chair etden Qu'il y ait çà et là, chez Nicbuhr, un peu d'hypothè l'explication symbolique des mythes, cela n'ôte rien à la de sa construction, qui a.été conservée dans ses gran par les historiens qui lui ont succédé? | 1. « Nicht zweifelnd und nicht überzeugt. » . . Re à: 2. Une nouvelle édition de l'Histoire romaine a êté publiée en 1873; voi. le 3° vol. s'arrête aux guerres puniques. Une continuation, d' Niebuhr, a été donnée, en anglais, par Leonhard Schmitz : History the First Punic War to the Death of Constantine, ? vol., Londres, 1844 allemande, par Zeisz, 5 vol., Iéna. 1844-1846. Les cours de Nicbuhr à l'u Bonn ont été publiés en plusiours séries : Vorträge über die rômise 3 vol., Berlin, 1846-1847; Alte Geschichte, 3 vol., Berlin, 1847-1851 Länder- und Vôlkerkunde, Berlin, 1850; Ucber rômische Alterthümer, Geschichte des Zeitalters der Revolution, ? vol., Hambourg, 1845.
raconté d'une manière attrayante la vie de son père (Kiel, 1817), et ila son fils les Griechische Heroengeschichten (Wambourg, 1842), So
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