CHAPITRE IV
Fe
Influence de Wolf sur les études antiques: sa définition de fon logie. — 1. Otfried Müller; ses études sur la Grèce ; dorien. — 2. Curtius: l'Histoire grecque; la civilisation + Droysen; l'Histoire F l’Hellénisme; la théorie des gran
. . Mommsen: l'Histoire romaine: le césarisme. — 5. dre de P Antiquité. ; #4
gique, renouvelée et Herr par l'école de Wolf. pRrsau 0 on cite aujourd’ ss le nom de Wolf, c est sur
velle de | gre écque et, par contre- coup, de lé us À
l TES Ne Wolf Ad précisément dans < son os traits, en apparence OPPOSÉS : une “ooee indé
fermait dans des limites mr étroites. « I] : a, » ‘ditde ces nombreux opuscules qu'il écrivait pour les r
ue. littérature ancienne, humanités ou pélente tite on. Vrait dire la science de l'antiquité... Et sil’on me demande, » inue-t-il, « ce que cette science embrasse, je dirai que c'est ut l'ensemble des connaissances qui nous mettent en rapjrt avec les actions et les destinées des Grecs et des Romains, réc leur vie politique, scientifique, domestique, avec leur ngue, leurs mœurs, leur religion, leur caractère national, ur civilisation tout entière ; un ensemble de connaissances qui jus met à même de comprendre à fond et de goüter sans Serve ceux de leurs ouvrages qui sont venus jusqu’à nous, et élablir une comparaison entre la vie d'autrefois et notre vie tuelle :. » L'explication des textes n’est, dans ce programme, là moindre tâche de la philologie classique; c'est le comicéement, la clef. Ce qui ‘importe le plus, c’est de retrouver, ‘l'œuvre interprétée, le génie de l'écrivain, et, à l’aide des vains, rapprochés, confrontés, éclairés l’un par lautre, de nstituer lé génie de la nation. Enfin, si les Grecs et les idins ont été les pleuples civilisateurs par excellence, il lra reconnaître, dans leurs monuments littéraires et artises, ce qui constitue la dignité morale de l'humanité. Dégager flhumain de l'idéal antique, tel sera le dernier résultat de hilologie, qui deviendra ainsi une science historique d'une ée d'autant plus haute et plus sûre qu’elle se fonde sur les oignages directs que les anciens nous ont laissés d'euxnes. Ce furent là les idées que Wolf fit prévaloir par ses is, par son SARA par son influence personnelle : he ne disait-il pas qu’une journée passée avec lui équivalait 1e année d’études ? ?
ne 1. — OTFRIED MÜLLER.
tfried Müller a été un philologue dans le sens de Wolf, à la linguiste, archéologue, historien et géographe. Il à été, de 5) professeur et même éditeur. Nul ne fut jamais moins spé-
Voir la dissertation qui ouvre le premier volume du Museum der Alterthumsenschaft, publié par Wolf et Buttmann (Berlin, 1807) : Darstellung der Alterswissenschaft nach Begriff, Umfang, Zweck und Werth.
Gœtho, Annales, année 1802; voir aussi l'année 1805.
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Brieg, en Silésie, en 1797, il fit ses étades.: à lan et ensui Berlin, où il eut bc et Niebuhr pour maîtres. Il se fit r&r quer dès lors par une rare capacité de travail, qui le mit bie en possession d’un savoir considérable. A vingt-deux ans, il appelé à la chaire d'archéologie de l’université de Gættingu écrivit alors, tout en enseignant, ses Histoires des tribus et villes bail ses Prolégomènes d'une mythologie scientifi son Munuel d'archéologie de l'art, sans parler d’un grand non d'articles épars dans les revues et qui ont été recueillis après mort ?. Il avait l'intention de résumer toutes ses études surl tiquité dans un ouvrage qui serait le couronnement de sa: une histoire complète du peuple grec, considéré dans tout semble de son développement matériel et moral, dans sa r sion, dans son art, dans ses institutions et’ses mœurs. Ilré depuis longtemps un voyage qui devait lui faire voir la te classique autrement que par les yeux de l'imagination, et i était tout préparé, « Je sais si bien mon Athènes, » disait-il, «
« je n'aurai pas besoin de guide. » Il partit enfin en 1839, act
pagné d'un dessinateur que lui adjoignit le gouverñement rien, passa trois mois à Rome, et parcourut ensuite à loisir en tous sens l’Attique, la Béotie et le Péloponnèse. Ce qu ‘il dit ses impressions en Grèce rappelle les lettres que Gæthe envo) d'Italie à Weimar. « Les monuments d'Athènes, » écrit-il n j à son frère, «et l’ensemble que forment ici l' art et la nn |
« une idée complète. Jusqu'à présent, je n'ai été qu'yet x « oreilles, et je n'ai de lèvres que pour dire : Athènes est ind « CHpébiés incomparable. » Hélas! n ne devait pas Le à
temple de Delphes, und, selon N'exbre ts tu d’un conto il fut frappé par un trait Mn du dieu a il m
1. Geschichten hellenischer Stämme und Städte; tome I°', Orchomenos Minyer, Breslau, 1820: tomes II, III, Die Dorier, Breslau, 1823-1894. —. mena zu einer wissenschaftlichen ‘Mythologie, Gœttingue, 1895. — Hand Archäologie der Kunst, Breslau, 1830. — Xleine deutsche Schr iften, pu Édouard Müller, avec des souvenirs biographiques, 3 vol., Breslau, 1847-18
tfried Müller réunit à un degré rare les qualités du savant et és de l'artiste, la sagacité et l'imagination, le coup d'œil mpt et sûr et le sentiment exquis des nuances. Dans ses monophies, comme les Minyens, les Doriens, c'est un érudit, ueillant tous les renseignements de détail et les reliant par “vues générales. Mais il sait aussi, comme dans son ouvrage thume sur la littérature grecque, ne donner que les résultats ses recherches et dissimuler la science sous le naturel du lé. Dans le champ spécial de ses études, C’est l’époque primi- “qui l’attire le plus, l’époque où, dans la conscience mationale ore indécise, s'élèvent les premières notions de la religion et l'État. De là sa préférence pour les Doriens, la plus conservae des tribus grecques, la plus attachée aux vieilles traditions la plus stable dans son gouvernement, représentée, dans igine, par les peuplades guerrières descendues des montagnes la Thessalie, et, dans les temps historiques, par laristocraue Lacédémone. Dans les Prolégomènes d'une mythologie scienjue, il aborde directement le problème de la formation des thes religieux. IL écarte les explications qui ont fait de ces thes la création arbitraire des poètes ou des philosophes. Ce sont, dit-il, ni des symboles ni de pures mélaphores, mais des mes sous lesquelles se traduisaient spontanément les preres intuitions d'un peuple, et le seul moyen de les comndre, c'est de remonter par l'imagination au temps où ils ont Snaissance, « Ce temps qui ne voyait et ne pouvait voir en outes choses que des êtres personnels et divins ! ». Dans "ehéologie de l’art, Otfried Müller s'appuie sur Winckelmann, isäl étudie surtout l’art dans les objets qu'il représente et qui rquent ses périodes successives, dans les dieux, les héros, les nimes et les créatures inférieures, qui lui servent de modèles. dernier ouvrage d'Otfried Müller, l'Histoire de la littérature cque, fut écrit sur la demande de la Société britannique pour la Usion des connaissances utiles ?, et c'est ce qui en explique le
Les idées d'Otfried Müller ont été appliquées à la mythologie grecque ot à la hologie romaine par Louis Preller, professeur à l’université d'Iéna, et plus bibliothécaire à Weimar, où il mourut en 1861 : Griechische Mythologie, ? \ol., lin, 1854-1855; AÆümische Mythologie, Berlin, 1858. Celle-ci a été traduite en ais par L. Dietz : Les Dieux de l'ancienne Rome, 2° éd., Paris, 1866.
L'ouvrage fut d'abord traduit en anglais par Cornowall Lewis (History of the #“atüre of Ancient Greece, 1° vol., Londres, 1840), ensuite continué par Donaldd'après les cadres laissés par Otfried Müller (3 vol., Londres, 1856). Le ma-
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autochtone, pur produit de la race et du sol, soustraite à 40 influence étrangère : le seul point important sur lequel sesc clusions ont été modifiées par ses successeurs.