‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 403 sur 534 · CURTIUS · texte numérisé non relu

CURTIUS

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Ernest Curtius exécuta, sur des dimensions moindres, ce pl d'histoire grecque conçu par Otfried Müller. Il naquit en 18/4 Lubeck, où il se lia de bonne heure avéc le poète Geïbél. Il au sortir même de ses études universitaires, son premier VOY en terre classique. Il parcourut avec Otfried Müller une parte la Grèce. À Athènes, il retrouva Geibel, et ils publièrent ensem} un volume de traductions d'auteurs grecs sous lé titre du classiques !. Curtius revint par l'Italie. Il fut ensuite profe e au gytnnase français et au gymnase de Joachimsthal, à Bt li En 1844, il devint précepteur du prince Frédéric-Guillaunt tard empereur sous le nom de Frédéric IIF, et il accom ag son élève à l’université de Bonn. En 1856, il fut appelé à chaire de philologie classique et d'archéologie de Gætting interrompit son enseignement pour un second voyage en G

dont les résultats furent ses Études attiques ? et ses bellescar

d'Athènes. En 1868, il fut nommé professeur à l'univer Berlin; il était. depuis 1853 membre de l’Académie des sci Un ne voyage, en 1871, lui fit parcourir l'Asie Mineur Plus tard, 1l dirigea encore fe fouilles APRES Il mouru ji Berlin, en 1896.

Curtius ne cherche pas, comme Otfried Müller, le ss | la civilisation grecque dans les vallées de là Thessalie, aux rons du mont Olympe, mais plutôt sur les côtes de Asie M ou dans la mer Égée elle-même, «la mer bienveillante et.

auscrit original a été publié par Édouard Müller : Geschichte der griechische ratur bis auf das Zeitalter Alexanders, 2 vol., Breslau, 1841. — Traducti çaise de K. Hillebrand, avec une introduction, 2 vol., Paris, 1865.

l. Classische Studien, Bonn, 1865. AU

9, Atlische Studien, deux fasicules, Gœttingue, 1863-186 {.

3. Voir:Gesammelle Reden und Vorträge, 2 vol., PA 1832; au second

par ses baics Hospital ères et ses iles : semées de distance en nce, semblait inviter le navigateur à se confier à elle. C'est “sur les sentiers humides d'Homère qui unissent les hommes tre eux », que s'est exercée et épanouie cette race ionienne, le, industrieuse, inventive, aventureuse aussi, qui n'a jamais égouverner elle-même, et qui pourtant a fait durer le génie “à travers les âges '. C'est aussi dans l'Asie Mineure et lésroutes maritimes que Curtius retrouve le lien qui unit la “aux nations plus anciennement civilisées de l'Orient. fl he moins à isoler son sujet qu'à le classer dans le plan ral de l’histoire. Mais, en même temps, il marque avec une dé netteté ce qui fait, dans le groupe des nations anciennes, qui fera dans tous les temps la haute originalité de la civiion grecque, « cette civilisation qui façonnait dans une esure égale l'âme et le corps. Car on ne pensait pas alors que mme fût composé de deux moitiés, qui n'avaient pas droit ixinêmes respects, et dont l’une, l'esprit, avait seule besoin une éducation spéciale. On ne se représentait pas un esprit in dans un corps débile, ni une âme sereine dans une enveppe, négligée et alourdie. L'équilibre de l'être corporel et de re spirituel, la culture harmonieuse de toutes les forces et ous les insuncts de la nature, telle -était pour les Hellènes la che de l'éducation ; et voilà pourquoi la souplesse vigoureuse élasticité des membres, l'endurance à la course et au combat, 1édémarche assurée et légère, une attitude libre et dégagée, nécertaine sève de-santé, la netteté et la vivacité du regard, 1fin le sang-froid et la présence d'esprit que donne l'habitude uPnalière du danger, tous ces avantages n'avaient pas moins valeur, aux yeux des Grecs, que la culture de l'esprit, la esse du jugement, l'habileté dans les arts des Muses ?. » Le éde Curtius est plus orné que celui d'Otfried Müller, mais “fausse parure. La phrase est rythmée dans sa structure blé L'image s'offre d'elle-même, quand la pensée se colore, Ileest souvent empruntée aux souvenirs personnels de l’au- Métaux impressions qu'il avait recueillies sur les lieux #. Giechische Geschichte, 3 vol., Berlin, 1857-1867; premier livre, I. — Traducfrançaise de Bouché- Létlènog LS 5 vol., Paris, 1883. Deuxième livre, IV.

Louvrage le plus important de Curtius, après son Aistoire grecque, est sa

ription du Péloponnèse : Peloponnesos, 2 vol., Gotha, 1851-1852. — A consul- £, Curtius, ein Lebensbild-in Briefen, par Friedrich Curtius, Berlin, 1903.

LEA

ne. LE ROMANTISME.

d. — DROYSEN.

Droyséñ prend l'histoire au moment où Curtius l'aban car, pour Gurtius, la Grèce cesse d'exister du jour où el perdu sa liberté, et il s'arrête à la bataille de Chéronée. Ce:

pas qué, des dat historiens, l’un soit le continuateur de la car l'Histoire d'Alexandre le Grand est antérieure de quel annéés au premier volume de l'Histoire grecque. Au reste deux ouvrages, tout en se reliant l’un à l’autre par le sujet, conçus dans un esprit tout différent. Jean-Gustave Droysen £n 1808, à Treptow, én Poméranie, débuta par une traduc d'Ééchyle, qui fut suivie un peu plus tard d’une tradue d'Aristophane 1. Dans l'intervalle, il publia son Histoire d'Aleæa le Grand, qui n’était que dntrdueton d'une Histoire de CH hisme; celle-ci comprenait elle-même deux parties, l'histoire nn d'Alexandre et celle de la Formation du système États hellénistiques ?., En 1840, Droysen fut nommé profes: d'histoire à l'uniréreité de Kiel, et il fut mêlé aux agitations} tiques qui se terminèrent par l'annexion du Schleswig-Hols au royaume de Prusse. Il représenta les duchés à l'Asseml nationale de Francfort, en 1848, et il fut rapporteur du con chargé d'élaborer une constitution pour l'Empire germanid En 1851, il fut attaché à l’université d'Iéna, et en 1859 à celle Berlin ; il mourut en 1884. Dans ses derniers travaux, Droys sans Dites tout à fait de vue l'antiquité, s'occupa surtout dt Prusse. La Vie du feldmaréchal comte York de Wartenburg * tou à la butte suprême de la Pologne pour son indépendance guerres contre Napoléon depuis Jéna jusqu’à Waterloo. L’ de la politique prussiennei, l'ouvrage le plus volumineux de D

1. Æschylos' Werke, 2 vol., Berlin, 1832. — Aristophanes’ Werke, 2 vol. 1835-1838.

2. Geschichte Aleranders des Grossen, Berlin, 1833. — Geschiehte des I, Geschichte der Nachfolger Alerthiders. Hambourg, 1836; II, Geschichte dung des hellenistischen Staatenssystems, Hambourg, 1843. — La deuxiè a été donnée sous la forme suivante : Geschichte des Hellenismus : I, Aléranders des Gr o$sen ; 11, Geschichte der Diadochen : II, Geschichte den 8 vol., Gotha, 1871-1878. — Traduction française ‘de Bouché- goe Paris, 1883-1885.

3. Leben des Feldmarschalls Grafen York von Wartenhurg) 3 vol Be 1852. | 4. Geschichte der preussischen Politik, 13 vol., Leipzig, 1853-1881.

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se les accroissements successifs de la maison de wohenébn, et s'arrête au milieu du règne de Frédéric II. Tous ces is, quelque différent que soit leur objet, sont animés du neresprit. Deux idées dominent l’œuvre de Droysen et résujisa méthode : une idée politique, l'avantage des puissantes fralisations monarchiques, et une idée philosophique, la justion de la force qui les produit. Le champ de bataille de fonée, qui èst, pour Curtius, le tombeau d’une grande chose Slordre intellectuel, est surtout, pour Droysen, le berceau empire dont il admire les proportions gigantesques. L'helléne, tel qu'il l'entend, n’est pas le génie grec dans sa beauté Witive et pure, c'est la civilisation grecque débordant sur ent et se chargeant d'éléments étrangers. Il eût été intéreset digne d’un esprit philosophique d'analyser cette civilisa- Mnouvelle, intermédiaire entre l'antiquité et le christianisme ;

Ysen s’est contenté d'en suivre Îles progrès et, pour ainsi »lés conquêtes matérielles. Il a pourtant une doctrine toute te, si banale qu’elle soit, pour expliquer la révolution dont xandre a été l'organe. Ce qui a fait son temps doit périr, pour place à de nouveaux germes de vie. Mais à quoi reconnaître que la loi de l'évolution successive condamne, et ce qu'elle élle à fleurir et à prospérer ? Le/signe de ce qui mérite de c'est la force. Assez longtemps les cités grecques, ces tténomies minuscules », s'étaient déchirées elles-mêmes dans Müttes intestines et s'étaient neutralisées l’une l’autre dans rivalités mesquines ; elles tombèrent au premier éhoc de la lânge macédonienne. Droysen oublie que ces petites unités été de grands foyers de lumière qui rayonnent encore sur le ide. 11 dit quélque part, avec un jeu de mots qui contient un Hisme : « Le droit orgueilleux de la victoire est toujours la iétoire d’un droit supérieur 1, » Son explication de l’histoire au fond, le fatalisme de la force. On comprend dès lors, Squ'il soit nécessaire de s'y arrêter, quelle doit être l'idée révde l'Histoire de la politique prussienné : c’est de justifier « Stets ist das stolze Recht des Sieges der Sieg eines hüheren Rechts. » chichte Alexanders des Grossen, livre II, chap. 11.) — Droysen dit d'Alexandre :

“war cin Werkzeug in der Hand der Geschichte; jene Verschmelzung des ‘end- und morgenländischen Lebens, die er als Mittel, seine Eroberungen zu ‘hern, beabsichtigen mochte, war der Geschichte der Zweck, um dess Willen

Milm zu siegen gewährte. » (Geschichte der Nachfolger Alexanders, Introion.). L'Histoire personnifiée est Ich Gi ga de l’'Idée de Hegel,

Son AC NE De PR ST LR RUE VE

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. affaires publiques; il mourut en 1903. L'Histoire romaine

par des accroissements Jette mais irrésistibles: un. d plus en plus grande du territoire allemand. Le style d - est tendu, plus saccadé que réellement concis. Son. éc semble à un compte rendu; le point saillant se détache ra de la masse des détails. L’ sdteës s'interrompt souvent considérations générales. Il veut instruire* il Re. de laisser parler les faits 1. Li à.

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