‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 412 sur 534 · ARS PERS · texte numérisé non relu

ARS PERS

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sance et de roufssance, et notre science qui veut -escalader.le me sentais déjà ébranlé, et, contre des maux si grands et si no je voulais m’assurer un refuge dans la solitude alpestre de Saint: Après une nuit très agitée, je descendis de grand matin par les ro jusqu'à la fontaine des orangers, et je remontai par la pente op du ravin jusqu’à l’ermitage, pour examiner de -plus près mom Sans-Souci. Cependant, du haut des cimes solitaires du montA la lumière dorée du soleil s’abaissait solennellement sur lesp abruptes et sur les entassements de rochers; jusqu’à la forêt désa elle se posait successivement sur le clair feuillage des châtaig sur l’épais tailiis de platanes, sur l’ermitage avec ses plantatio: vignes et ses jardins garnis de fleurs d’automne; elle atteignit, les noyers, les citronniers, les masses éncheyétrées de verdur couvraient le fond du ravin, et elle tomba sur la grosse tour, s dôme recouvert de plomb, sur les coupoles byzantines, sur es neaux des murs et sur les toitures de Saint-Denis. Au-dessous, le. golfe s'étendait, uni comme un miroir, et de l’intérieur retentiss son des cloches. douce musique de l’âme chrétienne, appel mél lique du pays natal. Ah! si l’homme était capable ici-bas d’unésté durable, où en éprouvérait-il le charme céleste, si ce n’est dar vertes-et paisibles forêts de cette Chersonèse bénie 17... 4

1. « Verlass die Welt und komm zu uns, sagten die Mônche, bei uns + « du dein Glück. Sieh nur dort die schôün gemauerte Klause, die Einsiede « Berge, eben blitzt die Sonne abendlich in die Fensterscheiben! Wie liebli « Kirchlein unter Weinranken, Lorbeergehäge, Baldrian und Myrten au: « Hellgrün des laubigen Kastanienwaldes blickt'! Wie silberhell es unter « Gestein hervorsprudelt, wie es murmelt im Oleanderbusch! Hier hastdu « Lüfte und die grôssten aller Güter, die Freiheit und den Frieden m « selbst. Denn frei ist nur wer die Welt überwunden und seinen Sitzin den) « stätte aller Tugenden (ëpyaothprov Tracy apsrov) auf dem Berg Atho « Es war voller Ernst, die frommen Väter érkannten ihren Mann, die Melant « die Sehnsucht, den Preis der Einsamkeïit und den Zauber, den Waldüd « frische Scenen der Natur über-weltmüde Seelen üben. Nicht als Mônch, « gehôüre eigener Beruf, sondern als unabhängiger-Bundesgenosse-solltech® « Iütte im Revier ihrer heiligen Gemeinschaft aufschlagen und+frei von: « Zwang gleichsam als Kostgänger irdischer Glückseligkeit in Gebet, in S « lung des Geistes, in Leseübung, in Gartenarbeit, in Gesellschaft oder « durch die buschigten Wälder streifend, allzeit aber im Fricden ausharre « der Lebensfaden abgelaufen und die Morgenrôte der schünern Welt ersc « Für jezt sollte ich noch in die Heimat gehen, verkaufen was ich habe, « die tausend Wurzeln, die mich ans abendländische Leben fesseln, mutig’au « Herzen reissen und ohne Zagen auf die Insel der Glückseligkeit und des « dens zurückeilen. Für eine mässige Summe ein für allemal dem KlostenSt «nys bezahlt, sei ich lebenslänglich Herr der romantischen Klauses mac « man contraktmässig festgesetzt, wie vielich wüchentlich an Brod, Wein, : « Hülsenfrucht, getrockneten Fischen, Oliven, Licht, Feuerung und an « Notdurft für mich und meinen Begleiter aus dem Klostervorratshaus 1 b «hen habe. Das Angebot — ich gestehe es — war verführerisch. Alle Q « des Occidents, das: junge Heidentum, die Bücherflut, L....s zwôlf. dicke.F « über deutsche Urgeschichte, von der man so wenig Kunde hat, ach!. « Bände voll Redefluss; voll Kunst, und voll unfruchtbarer Gelehrsamk

L'IISTOIRE DESCRIPTIVE. 899

On pense bien que Fallmerayer sut résister à la tentation du pos. A la page suivante, on lit : « L'homme n’est pas fait pour la tranquille jouissance; il passe devant la porte du bonheur sans louvrir, et cherche de nouveaux tourments. » À son retour, il un choix des correspondances qu'il avait adressées à la Gazette lugsbourg : ce fut l’origine des Fragments sur l'Orient, son œuvre plus littéraire, de laquelle date réellement sa célébrité. L’Hisrevde Trébizonde et l'Histoire de la Morée l'avaient fait apprédu monde savant, les Fragments le firent connaître du grand blic: I-fut reçu dans les cercles de Berlin. « Vous êtes, » Jui dit helling, « un des rares Allemands qui savent écrire avec force

ebélégance, » Même le gouvernement bavarois sembla lui faire

1ende honorable; le prince héritier, plus tard roi sous le nom Maximilien If, l’attira dans sa résidence de Hohenschwangau. igré tout ce qui pouvait le retenir en Europe, il voulait revoir core certaines régions de l'Orient, pour confirmer les résulisdes nouvelles études qu'il avait faites dans l'intervalle. II ia la Palestine, la Syrie, l'Asie Mineure. Les Nouveaux Fragmis; qui ont paru après sa mort!, contiennent de belles ges sur Alep, sur Jérusalem, sur Constantincple, des tableaux

Pobservation des mœurs actuelles, la reconstruction idéale smonuments ou la simple description des localités jettent une

nd die schlechten Künste, die Eïitelkeit, die Ignoranz, der Hochmut, der chimutz und die Langweile, die sich überall vorandrängen, dazu noch der LeipiscmMesskatalog, das Titanische im Wissensdrang und der ungestillte Durst achErkenntnis und Genuss bestürmten zu gleicher Zeit den Sinn. Ich wankte thun und wollte vor so vielen und so grossen Uebeln Sichcrheit erkanfen als Jausner auf. der grünen Berghalde St\ Dionys. Nach einer Nacht voll innerer eWegung stieg ich in aller Frühe den Klosterfelsen hinab zum Orangenbach, und ufider gesgenüberliegenden Seite der Engschlucht zur Klause hinauf, um mein ünftiges « Ohne-Sorgen » in der Nähe anzusehen. Indessen senkte sich über teilwände und Felsengewirre im feiertäglichen Schimmer das Sonnengold vom insamen Athosgipfel langsam zum Tannenwald herab, legte sich nacheinander ufdas helle Kastanienlaub, auf das Platanendickicht, auf die Klause und ihre ärlen mit Herbstflor und Rebgelände, und erreichte endlich die Nussbäume, die imonien und das dichtverschlungene laubichte Geranke der waldichten Schlucht, tlauf das Burgverliess, auf den bleigedeckten Dom und die byzantinischen Kup- Pln,sauf die Mauerzinnen und Süller von St, Dionys : unten lag spicgelglatt der

teite Golf, und von innen tônte Glockenklang, süsse, Doimatlioh melancholische

célenmasik des Christentums. Ach! wäre der Mensch bleibender Glückseligkeit ienicden schon fühig, wo empfände er ihren himmlischen Reiz, wenn nicht in Crvgrünen Waldstille dieses beglückten Chersoneses! » (Fragmente aus. dem jent, 2 vol., Stuttgart, 1845; 2 éd. augmentée, avec une introduction de M, Thomas, en 1 vol., 1876).

* Gesammelte Werke, premier volume.

900 LE ROMANTISME, vive lumière sur l’histoire, où le passé forme, pour ains l'arrière-plan perpétuel du présent, et où domine l’'impressi mélancolique d'une grande et irrémédiable décadence: 10 À Smyrne, Fallmerayer reçut la nouvelle de sa nomin comme professeur d'histoire à l’université de Munich: il re au commencement de l’année 1848. Il fut élu député au | ment de Francfort; il siégea au céntre gauche. Après l’éche la révolution, il parut encore une fois suspect, et un n d'arrêt fut lancé contre lui. Il se réfugia à Saint-Gall, en 1 fut amnistié l’année suivante, et rentra à Munich. Fatigue de luttes politiques qui déchiraient l’Europe, il songeait encore l’Orient. « Je veux achever, » disait-il, «mon pèlerinage te « en Bédouin vagabond, échanger les inquiétudes de la vi «mande contre la paix de l'Orient. Il est triste cependant qu «sentant déjà les infirmités de l’âge, ilme faille encore affronte « les tempêtes de l’inhospitalière Adriatique, et que je ne puiss «trouver nulle part le repos. » Sa santé ébranlée le fi rivagé ; d’ailleurs l'Orient, à cette époque, n’était guère plu sible que l'Occident. Les dernières années de Fallmerayer occupées par des articles critiques et des mémoires pour démie des sciences!; il mourut à Munich en 1861. ts Fallmerayer à un mérite rare dans un pays où les plus. | esprits laissent quelquefois deviner la moitié de leur pensée : J est écrivain par nature et par instinct. Il a le souci de l’exp Sion, etil la veut, avant tout, juste et appropriée Son: bi à nous dit que, même en conversation, il étonnait ses int ] | teurs, ordinairement moins difficiles que lui, par le choix certains mots. La première qualité de son style est la pr Uñe autre, c’est la couleur. L'image, chez lui, est d'autant pl frappante qu’elle se détache par la netteté des contours. | ce peintre de paysage, et son paysage n'a rien de conyen nne Il ne peint pas un coucher de soleil ou un clair de lune qu conque, mais celui qu'il a vu, avec les détails du lieu, sobrement

choisis, et surtout avec la nuance exacte du sentiment qui - éprouve. Sa manière d'écrire n'est autre que sa manièr penser, et celle-ci n’est que la simple manifestation d’ naturellement ferme et droit, sacrifiant tout à ce qu'il comme la vérité. " |

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