‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 415 sur 534 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si l'on embrasse d'un coup d'œil tout le développement del toriographie allemande au xixe siècle, on est frappé d'abord

vaste ensemble de travaux qu'elle a accumulés sans relâcl * Rome, la Grèce, l'Orient, l'Allemagne du moyen âge, celle de Renaissance et de la Réforme, celle des temps modernes, | autres contrées de l’Europe et notamment la France, bref, tou! les périodes de l'histoire et toutes les régions du monde ivif ont tour à tour attiré son attention. Un premier mérite de Phi toriographie allemande contemporaine, c'est l’universalité dé s recherches. .'ANTONRE

Un autre mérite, c'est la méthode qui s’est dégagée peu à p s RIRE

t. Le 1. Geschichte der Stadt Rom im Aittelalter, 8 vol., Stuttgart, 1859-1871 ; 3° 6 1875. — Livre premier, chapitre premier. NS 2. Geschichte der Stadt Athen im Mittelalter, 2 vol., Stuttgart, 1889. À 3. Parmises derniors ouvrages, il faut citer encore un essai de réhabilitation Lucrèce Borgia (Lucresia Borqia, Stuttgart, 1874), et une histoire de l'impératr d'Orient Athénaïs (Athenais; Geschichte einer santinischen Kaïserin, Leipzig, 18$ qui prend parfois les allures d'un roman, et qui doit peindre le contraste "entre ‘philosophie grecque et la théologie chrétienne à la cour de Byzance.

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»s recherches. Elle n’a pas toujours été respectée; elle s’est

vée impuissante contre les partis pris, politiques où natio-.

x Mais elle subsiste, et les historiens à venir qui voudront prendre et l'appliquer sincèrement n'auront pas de peine à econstituer dans sa forme rigoureuse.

qui a le plus faussé l'historiographie allemande, c’est l'idée

a race, et Spécialement cette idée qu’une race a en elle une eur. physique et morale d'autant plus grande qu'elle est restée “pure d'éléments étrangers. Fichte, prononçant ses Diss à la nation allemande, avait expliqué aux Allemands de son, $; humiliés dans leur patriotisme, que ceux de leurs ancéqui au moment de l'invasion n'avaient pas quitté leur terre étaient les vrais représentants de la race germanique, savaient gardé intact le dépôt de leurs vertus héréditaires iVaient pieusement transmis à leurs descendants. Le mot chme voulait-il pas dire peuple? Les Allemands étaient donc uple par excellence; eux seuls avaient le droit de s'appeler euple, car jamais un sang étranger n'avait coulé dans leurs

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